‹ La bataille romantiqueChapitre 132 sur 139 · Hostein, directeur du Théâtre du Cirque depuis · texte numérisé non relu

Hostein, directeur du Théâtre du Cirque depuis

sil 27 sé ,

décontenancé de n'y trouver aucune avance au gouvernement, mais qui ne désespère pas encore. Je ne suis pas allé voir Hostein, c'est à lui à se déranger pour vous; je lui ai seulement fait donner mon adresse par Jenneval et fait dire que, s’il obtenait l'autorisation, j'étais à sa disposition. Je ne terminerai rien sans prendre vos ordres. Mais j'insiste làdessus. Mon avis est que la reprise de Lucrèce dans ces conditions ne serait nullement « le rayonnement qu'il faut après neuf ans d’éclipse ». Après cela, c'est mon avis, mais je ne suis pas infaillible.

Les choses en resteront là pour l'instant, et jusqu'à l'Exposition de 1867. En attendant que l’occasion soit plus favorable et que lui-même puisse donner, -le 30 mars 1801, les Funérailles de l'honneur, Vacquerie se contente de juger — sans trop d'indulgence — Ia production dramatique contemporaine.

Dans ces lettres intimes, acteurs et actrices sont traités de belle manière. Après une soirée à la Gaiïeté, où triomphe le Savelier de la rue Quincampois :

Michelet qui a publié hier un nouveau livre, la Femme, y dit que la vieillesse est un progrès. Je le croirais presque dans ce moment. Mais alors, je n'aurais pas dû aller hier voir le Savelier de la rue Quincampois et M"° D... dedans. C’est elle qui n'a pas progressé! Vous rappelez-vous comme elle était jolie en 1846? Maintenant c'est une gueule. Fendue jusqu'aux oreilles, et criant, et hurlant! c'est à s'enfuir. A côté d'elle, il y avait une bien jolie fille, M'° Lagrange que j'avais vue l’année dernière au Vaudeville et que j'ai retrouvée avec joie. Nous élions allés là, Meurice, sa femme et

moi, pour voir Paulin Ménier. Je lui ai trouvé beaucoup de talent, mais rien que du talent. Un Bouffé agrandi par le drame. Mais Meurice dit que je ne l’ai pas vu, que la pièce ne lui va pas. Il est vrai que cette pièce de Dennery et d'Hector Crémieux est une bonne ordure…

Voici pour le Vaudeville :

À propos du Vaudeville, je suis allé hier, tout seul, voir les Dettes de cœur de Maquet. C'est stupide... Décidément, M'° Fargueil est insuffisante dans le drame; elle y est maniérée, froide, tirée à quatre épingles. Les cordes de son cou maigre contrastaient misérablement avec l'énormité difforme de Fechter. Le beau Fechter d'autrefois a été changé en Lepeintre jeune. Parade, qui est un acteur très drôle, jouait le père de la Dame aux Camélias. Ça commence à m'agacer singulièrement de voir les comiques ne plus jouer que les tragiques. En somme, je me suis convaincu que le drame au Vaudeville ne peut être que le faux drame, que les: acteurs qui semblent des acteurs de drame dans le vaudeville-guignol seraient des acteurs de vaudeville dans le vrai drame et que ce n’est pas encore là qu'on peut espérer de ressusciter le dame. Mais où)...

À la Comédie-Française, le Duc Job de Léon Laya inaugure, quinze jours après la nomination d'Édouard Thierry, la série des pièces à grand succès. Mais tout ce qui plaît au public dans ces œuvres moyennes est fait pour lui soulever le cœur : la pauvreté de la langue, la vulgarité de l’émotion, la prétention niaise, l’'embourgeoiïisement de l'intrigue et des héros. Et

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