‹ La bataille romantiqueChapitre 35 sur 139 · Voy., dans l’édition collective, ses Examens criliques · texte numérisé non relu

Voy., dans l’édition collective, ses Examens criliques

jovial; la cruauté du sinistre Philippe Il se tempère de sagesse bourgeoise ; les monstres deviennent familiers et cordiaux. Tout est dosé, réglé, équilibré. Aux scènes brutales succèdent les scènes de douceur, aux dialogues heurtés de Louis XI et Olivier les rêveries élégiaques de Marie, aux tirades pittoresques de Tyrrel le songe ultra-classique des Enfants d’Édouard. Et puis, le style fait tout passer. Cet éclat modéré,

« ces grâces et ce naturel! », cette poésie à mi-chemin entre la prose et le lyrisme, ces vers d’épître où frémit cependant une passion sagement contenue, rien de plus souple, de plus harmonieux, de plus reposant. Il a des épithètes rassurantes, des métaphores éprouvées; il sait qu'au style noble conviennent les termes les plus généraux; il pratique les figures de rhétorique et la périphrase :

Puis venaient en chantant les pasteurs des villages ;

Les seigneurs suzerains, appuyés sur leurs pages,

Les rênes dans les mains, devançaient leurs coursiers.

J'ai vu les écussons de nos preux chevaliers,

J'ai vu les voiles blancs des jeunes châtelaines,

Confondre leurs couleurs sur les monts, dans les plaines. |

La croix étincelait aux rayons d’un ciel pur ;

Des bannières du roi l'or, les lys et l’azur,

Que paraient de nos bois les dépouilles fleuries *.…

Il n’y a qu'à puiser au hasard. Cette formule, encore,

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