‹ La bataille romantiqueChapitre 5 sur 139 · À l’abbé Barbe, déc · texte numérisé non relu

À l’abbé Barbe, déc

h. Lettre au Père Enfantin (Amaleur d'aulographes, mai 1903, cit. par L. Séché).

lottisme effare À. Barbier’... Et tout cela dénote plus d'intelligence que de conviction. Il dira plus tard de ces années 1830-1834 : « Ma jeune imagination caressa indifféremment bien des systèmes. J'avais le cœur malade, le cœur souffrant, en proie à la passion et, pour me distraire ou m'étourdir, je jouais à tous les jeux de l'esprit’. » Ce genre de divertissement n’en est pas moins caractéristique d’une époque. Les jeunes poètes ne peuvent plus se contenter du catholicisme docile et superficiel de la Muse française; leur loyalisme monarchique a subi de rudes atteintes; quant au triomphe du parti libéral, c’est une dernière déception pour « toutes les âmes amoureuses d'idées et d’honneur*. »

Par là s'explique le succès, d’abord, des Saint-Simoniens. Dans une lettre inédite de Vigny du 7 novembre 1829 : « J’ai beaucoup souhaité de vous voir ces jours-ci; j'aurais voulu vous parler de la doctrine de Saint-Simon qui m'occupe souvent. N’en existe-t-il pas d’autres débris que celui que vous m'avez prêté, dont on puisse faire une construction entière, afin de pouvoir la mesurer ensuite? J'ai, sur l’état actuel de la société, des idées qui m'agitent et m'afiligent et me tra-

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