‹ La bataille romantiqueChapitre 51 sur 139 · Gautier, Histoire du romantisme · texte numérisé non relu

Gautier, Histoire du romantisme

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Philothée O'Neddy... Celui-ci n'avait accepté le feuilleton de la Palrie, en janvier 1843, que pour défendre la cause sainte du drame. Le premier jour, il fut lyrique : « On est là en présence d’une ampleur, d’une lumière, d'une force, d’un vol, d’un souffle qui éblouissent, qui transportent, qui électrisent, qui terrassent... » Quelques jours plus tard, l'opposition se montrant plus audacieuse, il revint à la charge : il flétrissait les contempteurs du chef-d'œuvre, il rappelait les misérables critiques dont avaient souffert Corneille, Molière et Racine’. Et comme les directeurs de la Patrie, peu favorables à Hugo, s’efforçaient de calmer son ardeur, il se retira noblement... Après une trentaine de représentations, les Burgraves se retirèrent aussi.

Le succès triomphal de la Lucrèce de Ponsard accusa cette retraite, succès atténdu, préparé, aussitôt commenté. La réaction classique ne pouvait se contenter de remettre en honneur le répertoire ; il fallait, par des œuyres nouvelles, attester sa vitalité.

Ce fut une explosion d’enthousiasme*. Du jour au

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