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fois, il lui prend fantaisie de nous présenter un couple heureux, portant allècgrement sa chaîne, c’est qu'il a su en desserrer les liens et créer, dans le mariage même, une sorte d'union intermittente et sans obligation !.
À plaider cette cause, elle a déployé souvent une admirable éloquence lyrique; mais il faut se défier de cette éloquence, où il y a plus de passion que de pensée. Philosophe, elle l’a été d’abord sans s'en douter — et comme M. Jourdain était prosateur. Du moins, elle se tenait sur ses gardes. La première préface d’Indiana est d’une prudente modestie. En 1852, elle dira encore : &« Dans l’un et l’autre roman, j'avais montré les dangers et les douleurs des unions mal assorties. Il paraît que, croyant faire de la prose, j'avais fait du Saint-Simonisme sans le savoir. Je n'en étais pas alors à réfléchir sur les misères sociales. J'étais encore trop
Jeune pour voir et constater autre chose que des faits.
J'en serais peut-être toujours restée là, grâce à mon indolence naturelle et à cet amour des choses extérieures qui est le bonheur et l’intirmité des artistes, si l’on ne m'’eût poussé, par des critiques un peu pédantesques, à réfléchir davantage et à m'inquiéter des causes premières, dont je n'avais, jusque-là, saisi que les effets?... »