Voy. L. Vincent, George Sand et l'amour, p. 154 et suiv
les droits de l'individu contre l’oppression de la loi, elle donne à sa propre révolte une sorte de justification philosophique; elle joue, sans en avoir tout à fait conscience, un rôle avantageux",
Remarquez d'ailleurs que Jacques, où s'expriment ses revendications les plus audacieuses, a été écrit au printemps de 1834, à ce moment de grande tension nerveuse où luttent en elle des sentiments contradictoires et, au contraire, qu'en des périodes plus calmes, quand elle se sentira dans la tranquillité d’une pleine indépendance personnelle, le mariage même ne lui paraîtra plus cet intolérable supplice:.
C'est qu'elle n’est jamais au bout de ses expériences.
À la déception conjugale ont succédé d’autres désillu-
sions qui lui imposent des attitudes nouvelles. À Paris, dans les premiers moments de la vie libre qu’elle avait rêvée, elle a cru trouver en Jules Sandeau un cœur
1. « Ta célébrité, ton nom... tout cela pourra faire de ton affaire un procès tout social, lui écrit Rollinat en novembre 1835. C’est sur ce terrain qu'il fiudra faire bonne figure. » (Gité par L. Vincent, G. Sand et le Berry, p. 207.)
. Voy. Mallea, Simon, Mauprat, Le — «Le mariage dont ans j'avais combattu les abus, laissant peut-être croire, faute d’avoir suffisamment développé ma-pensée, que j'en méconnaissais l'essence, m’apparaissait précisément dans toute la beauté morale de son principe... Tout en faisant un roman pour m’occuper et me distraire, la pensée me vint de peindre un amour exclusif, éternel, avant, pendant et après le mariage. Je fis donc le héros de mon livre attestant, à quatre-vingts ans, sa fidélité pour la seule femme qu’il eût aimée. L'idéal de l’amour est certainement la fidélité éternelle. » (Notice de Mauprat.)