‹ La bataille romantiqueChapitre 77 sur 139 · Paris, Charpentier, 1835 el · texte numérisé non relu

Paris, Charpentier, 1835 el

c'était là une règle injuste, d’après le jugement humain, mais immuable'. » E. Souvestre parle le langage de la sagesse peut-être, mais d’une sagesse accommodante.

Ainsi, le roman peut être une arme au service de tous les partis : chrétiens, humanitaires ou bourgeois.

Il n’est pas jusqu'au roman populaire qui n'ait la prétention d'apporter un enseignement et de se mêler à la lutte. Les vulgaires extravagances de Pigault- Lebrun ne lui suffisent plus, ni les inventions sinistres de Ducray-Duminil; il s'éloigne du pur mélodrame et abandonne la gaîté épaisse à la clientèle bourgeoise de Paul de Kock.

Pour lui, il prend conscience de sa dignité. E. Souvestre, encore, revendique ses droits : « On a trop méprisé jusqu’à présent le roman populaire; l’intelligence des masses à aussi besoin de son pain noir. Il y a de la poésie encore dans ces œuvres informes et grossières que l’on dédaigne. » Et il s'efforce de le définir : « Le roman populaire est encore à créer; il faudra, pour l’inventer, un homme chaud d'inspiration, bon d’élan, peu scrupuleux des délicatesses de l’art, mais saisissant d’instinct les grandes faces d’un drame, à la fois déclamateur et rapide, emphatique et naïf...? »

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