‹ La bataille romantiqueChapitre 80 sur 139 · Les quatre sœurs, de F. Soulié · texte numérisé non relu

Les quatre sœurs, de F. Soulié

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et de la loi : l'enfant abandonné, la jeune vierge expiant une faute qui n’est pas la sienne*?, le malheureux sur qui pèse à jamais le poids d’une première erreur, l'innocente séduile el trahie*. À la fille des rues ellemême, il témoigne une sympathie — bien romantique encore... Cette sympathie, il est vrai, est tenue à quelques réserves. En des intrigues conlemporaines, sans les falbalas du drame historique et le prestige du vers, l’indulgence ne peut aller jusqu'à la réhabilitation totale; ce serait choquer la vraisemblance et la morale à la fois. Du moins est-il pérmis de s’attendrir sur elle, de la plaindre, de chercher les causes profondes et les vrais responsables de sa déchéance, de lui laisser, jusque dans l’abjection, la noblesse d’un sentiment pur et généreux : comme Lucrèce Borgia, la prostituée vulgaire peut racheter son infamie par l'amour maternels.

Tous les apôtres du mouvement social n'étaient pas disposés à accueillir avec le même enthousiasme cette collaboration des artistes et des écrivains. C’étaient des

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