‹ La bataille romantiqueChapitre 88 sur 139 · Le 3 septembre · texte numérisé non relu

Le 3 septembre

Mr CARTE TE Er ati —

que l’art füt mis au service d'une propagande antisociale ou que le roman devint un pamphlet‘.

Pour l’enthousiaste George Sand, ces libéraux du Naliona! sont pires que des ennemis; ils ne discutent pas, ils se dérobent. Cette prudence, cette ironie perpétuelle, ce souci pratique, ce mépris de l’idée... Qu'un homme comme Michel de Bourges soit descendu jusque-là, qu'un vieil ami comme Ch. Duvernet prenne cette médiocrité pour de la sagesse, c’est, pour elle, presque une souffrance. Comme elle préfère à ces bourgeois « les pauvres fous du communisme que l’on peut blämer tout bas et que le National à insultés et flétris jusque sous le couteau de la pairie! Lâche en ceci, car si le communisme avait fait une révolution, c'est-à-dire lorsqu'il en fera une, et ce sera malheureusement trop vite, le National sera à ses pieds. » Carrel, le 26 juillet, traitait de « sale émeute » la révolution !?

Ce n'est pas à la bourgeoisie, même libérale, que s’adressait la nouvelle revue et Buloz n'avait rien à

1. Le 19 novembre 1841, Old Nick attaque vigoureusement le Nom de famille, d'Auguste Luchet : «... le roman dont on a forcé l’usage et qu’on a voulu contraindre à traduire des idées pour lesquelles il n'était point fait... » — Par contre, la Revue indépendante admire laudace du romancier : « Ses livres sont des pamphlets, ses combinaisons servent de point d'appui à des thèses sociales » (T. 1, p. 579). C’est à l'institution même de la famille que s'en prenait A. Luchet.

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