‹ La bataille romantiqueChapitre 9 sur 139 · Correspondance, Lettre du 6 août · texte numérisé non relu

Correspondance, Lettre du 6 août

exactement à l'opposé. C'est une attitude provisoire, une position de combat. Lamennais n’est pas un adorateur mystique dé la liberté. Il réclame seulement son aide pour rejeter le poids mort du passé : « Notre siècle est, sous tous les rapports, une de ces époques de transition, où la liberté est le premier besoin‘. » Mais cette liberté ne doit pas dégénérer en individualisme anarchique. Elle doit être un principe d'unité, non un agent de décomposition.

Le 51 janvier 1831, l’Avenir publie sur la Liberté en litléralure un article qui est un véritable manifeste. Il marque l'attitude du mennaisianisme dans la querelle littéraire : « Le système [romantique] lui-même, si vrai et si nécessaire aux progrès de la littérature, lorsqu'il proclame la liberté sur les ruines de l’ancien ordre légal réduit en poudre, n'est plus, lorsqu'il attaque les lois éternelles du beau, que la paresse des écrivains romantiques réduite en dogme... » Et comme principe de son esthétique : « La liberté sera donc notre devise et notre guide; mais la loi invariable du beau que le sens commun et le christianisme révèlent sera notre règle et notre flambeau... Toute beauté littéraire a sa source première dans le catholicisme conçu comme foyer de toutes les traditions du genre humain. » En toutes choses, le même souci d’universalité.

La beauté littéraire n’est plus, ainsi, qu’une forme

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