Les muscles de la cuisse
L’action directe des muscles
s’accompagne toujours d’un déplacement du centre de gravité dans le sens de l’extension.
1. Les muscles grands-dorsaux produisent une extension de la colonne vertébrale, qui se recourbe en arrière, accentuant ainsi davantage le creux des reins. L’effet est plus grand encore, si on ramène en arrière le buste et les épaules (fig. 102).
Il suffit de se reporter à la figure 7 3 pour voir combien la forme du tronc est déjà modifiée :
les reins sont plus creusés et leur contour forme avec la face postérieure du thorax un angle moins ouvert, le ventre est distendu, le rebord inférieur et antérieur du thorax se trouve plus élevé, les seins sont remontés et moins nettement délimités à leur face inférieure.
On obtient le même résultat en laissant simplement pencher le tronc en arrière, ce qui né va pas d’ailleurs sans une contraction des muscles , destinée à maintenir l’équilibre.
Le fait que le bassin avance et que
Fig. 102. — Extension de la colonne vertébrale par la contraction des grands-dorsaux. Bohémienne âgée de dix-huit ans.
(Photographie de O. Schmidt.)
le buste est penché en arrière
accentue le caractère sexuel féminin, car le bassin apparaît par là beaucoup plus large et plus développé. Les seins sont ramenés en haut et en dehors.
2. Le second mode d’extension est provoqué par la contraction
du grand dentelé et du dia-
phrag-
me, ce qui fait rentrer
le ventre et remonter les intestins.
L’effet ainsi obtenu est surtout visible chez les sujets jeunes dont le pannicule adipeux est peu abondant (fig. io3).
La tension est encore ansmentée par la contraction simultanée des muscles de la face antérieure de l’abdomen ; lorsque ceux-ci sont entravés dans leur action, par exemple quand le corset est trop serré, l’abdomen pend comme une outre flasque au-dessous du creux de l’estomac.
On peutvoir à la figure io4, qui représente la même jeune fille, les deux modes d’extension réunis : les muscles dor-
nig. io3. — - Jeune fille de quatorze ans. Le diaphragme soulevé influe sur la forme du ventre qui est rentré.
saux sont contractés et en même temps le ventre est rentré.
En comparant de nouveau les contours du profil avec ceux de la figure ’j'i, nous voyons que par suite du retrait de la région épigastrique, le contour de l’abdomen forme une saillie plus considérable par rapport au thorax ; ceci pour la lace antérieure. A la face
BEAUTE DU MOUVEMENT
Fig. 104. — Jeune fille de quatorze ans montrant, de profil, les modifications du torse de la figure précédente.
postérieure, par suite de l’élévation du thorax, l’angle des hanches et du buste est situé plus haut.
3. L élévation des bras, on la déjà vu, influe principalement sur la forme des épaules et sur celle des seins, qui remontent en même temps que les muscles grand-pectoraux. Cette élévation des bras accentue l'effet produit par i et 2, c’est ce que nous montrent
les figures 102 et io3. Dans toutes de abaissé. On reconnaît facilement 1
ux, 1 un des bras est levé, l’autre influence exercée par le bras levé en comparant la moitié droite du corps avec la moitié gauche. Dans les deux cas le sein correspondant au bras levé est aplati et plus haut que l’autre. En même temps, lorsque le bras est levé, la saillie formée par les muscles de la face postérieure de l’épaule fait paraître le haut de la cage thoracique plus large.