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Diamètre des épines postérieures, 10 centimètres

Bassin :

Diamètre des épines, 23,5 centimètres.

Diamètre des crêtes, 26 centimètres.

Diamètre des hanches, 3i centimètres.

La moitié de la hauteur totale est de 76 centimètres, par conséquent, le milieu du corps est situé 4 centimètres au-dessus de la limite inférieure de la fente du pénil, c’est-à-dire encore au-dessous de la limite supérieure des poils.

CONCEPTION SCIENTIFIQUE DE LA. BEAUTE

La longueur de la tète est comprise 7 3/5 lois dans la hauteur totale. Les jambes sont plus longues que 4 tètes. 6,6 pieds correspondent à la hauteur totale.

La taille est trop large de 2 centimètres, c’est un défaut. Construisons pour cette ligure le Canon de Fritsch (fig. 162). Nous voyons que toutes les mesures principales concordent parfaitement avec la figure normale, qu’elles la dépassent même pour le diamètre des épaules. Cette concordance est particulièrement remarquable pour les membres.

Seuls, les mamelons sont situés plus bas, mais aussi plus en dehors que sur la figure normale.

On voit sur la photographie (fig. 1 6 1 ) que la forme des bras et des jambes est d’une rare perfection.

On remarque (au bras gauche) que l’axe du bras est absolument rectiligne ; à la jambe portante (jambe gauche) la ligne de Mikulicz coupe toutes les articulations en leur milieu.

Les seins sont un peu trop gros et commencent à fléchir. En effet, le tour de poitrine est particulièrement large (90 centimètres), et les mamelons sont situés trop bas.

Ces défauts, de même que la taille trop large de 2 centimètres prouvent que le modèle a dépassé le moment de son plein épanouissement. Néanmoins, ce corps présente de très belles formes. La région des épaules a un relief particulièrement vigoureux. La figure 78 montre la vue du dos.

Fig. 162. — Canon de la jeune tille de Schevenineen.

Les femmes de Scheveningen se distinguent, en général, par la blancheur et la finesse de la peau, l’éclat et la fraîcheur des joues. Elles offrent le type accompli des visages de « lis et de roses ». Notre modèle possède cette qualité au plus haut degré.

Dans le cas présent, nous avions à notre disposition les mesures et la photographie dans différentes attitudes.

Prenons un nouvel exemple, une jeune Berlinoise de dix-sept ans, Marguerite E. J’ai pu prendre moi-même les mesures. M. le professeur G. Fritsch a pris des photographies dans différentes attitudes, et a bien voulu me les céder. Mais en outre, MmePaezka a exécuté une délicieuse œuvre d’art d’après ce modèle.

Nous pourrons donc comparer les mesures, la reproduction photographique absolument fidèle et la reproduction artistique d'un même corps.

Voici les mesures :

Hauteur totale, 166 centimètres.

Longueur de la tète, 2 3 centimètres.

Longueur des jambes jusqu’au trochanter, 85 centimètres.

Longueur des jambes (face interne), 79 centimètres.

Tour de poitrine, 85 centimètres.

Distance naso-pubienne (module), 66 centimètres.

Diamètre des épaules, 38 centimètres, tour, 92 centimètres.

Diamètre de la taille, 22,4 centimètres, tour, 65 centimètres.

Diamètre des hanches, 32 centimètres, tour, 90 centimètres.

Distance des mamelons, 19,72 centimètres.

Longueur de la tète et du tronc, 87 centimètres.

Bassin :

Diamètre des éjiines, 23 centimètres.

Diamètre des crêtes, 27,20 centimètres .

Diamètre des hanches, 3i centimètres.

Diamètre des épines postérieures, 11 centimètres.

Nous constatons tout d’abord que la longueur de la tète est comprise 7,2 fois dans la hauteur du corps, par conséquent que la tète est trop grande.

La jambe est de 7 centimètres plus courte que 4 tètes.

Le milieu du corps tombe au-dessous de la limite supérieure des poils du pénil.

CONCEPTION SCIENTIFIQUE DE LA BEAUTE

La différence entre les épaules et la taille est de i 5 ,6 ; entre les hanches et la taille, de 9,6 : par conséquent de o,4 et de 2,3 cm trop petite dans l'un et l’autre cas.

Le diamètre des épaules dépasse celui des hanches de 6 centimètres au lieu de 4-

Nous en pouvons conclure que la région des épaules prédomine considérablement sur celle des hanches, ce qui rappelle la conformation masculine ou suggère l idée d’un trop faible développement du bassin.

Les mesures du bassin présentent une différence de 4. 20 et 3,j5 cm, bien que chacune d’elles, prise isolément, soit inférieure à la normale; nous avons donc affaire à un bassin qui est, sans doute, conformé selon le type féminin, mais qui n’est pas très développé relativement au reste du corps.

Comme la distance des épines postérieures est de 1 1 centimètres, c’est-à-dire de 1 centimètre de plus que la mesure exigée, il faut en conclure que le bassin lui-même est bien féminin, mais que les ilions n’ont qu’un faible développement.

Si l’on considère les autres mesures, on est surpris de voir que, malgré les jambes trop courtes, le centre du corps tombe audessous de la limite supérieure des poils du pénil. Réduits aux seules mesures, il nous est provisoirement impossible de donner l’explication de ce fait.

Que pouvons-nous doue conclure des mesures seules ?

Tout d’abord, que le sujet n’est pas encore complètement développé, car le corps est trop petit relativement à la tète, de même que le bassin, malgré ses bonnes proportions, est trop petit relativement aux épaules.

D’autre part, nous devons admettre l’existence cl’un défaut quelconque, qui a occasionné le raccourcissement des jambes, et par suite aussi, le raccourcissement de la hauteur totale ; calculée à l’aide du canon de Fritsch, celle-ci devrait comprendre 10 i/3 sousmodules (ici = 16, 5), c’est-à-dire 170, 5 cm au lieu de 166; elle est donc de 4)3 cm trop courte.

Les figures 1 63 et 164 reproduisent deux des photographies

LA lîEAUïÉ DE LA FEMME

prises par M. G. Fritsch.

Toutes deux ont été laites au magnésium, dans des circonstances peu favorables ; on a intentionnellement négligé de leur donner une valeur artistique ; elles ne doivent pas être autre chose que des documents scientifiques.

Pour établir la comparaison avec les mesures normales, j’ai tout d’abord marqué à l’intérieur du contour de la première photographie (fig. 1 65) le module, et quelques points correspondant aux articulations; en outre, j’ai construit sur le module les mesures normales en traits jileins, et ajouté, selon la règle de Fritsch, en pointillé les mesures réelles de Marguerite (fig. i65).

Enfin, à la figure 166, le profil de la jeune fille, dessiné d’après la photographie, est comparé à un module divisé en longueurs de tète.

Nous pourrons maintenant, en comparant les figures, expliquer

Fig. i63. — Berlinoise âgée de dix-sept ans, d’après une photographie de G. Fritsch.

CONCEPTION SCIENTIFIQUE DE LA BEAUTE

Fig. 164. — La même, vue de dos.

un certain nombre cle

faits qui nous ont frappé dans l’examen des

mesures.

3oo

On remarque, sur la figure i(i(i, que les reins sont peu cambrés, sur la figure i63 (ou 1 65 ) que les plis des cuisses forment un angle très aigu.

11 laut en conclure que l’inclinaison du bassin est très faible, que, par suite, une plus grande partie de la fente du pénil est visible dans la vue de face; cette région étant située trop haut, on s’explique maintenant pourquoi le centre du corps tombe au-dessous de la limite supérieure des poils du pénil, bien que les jambes soient courtes. Si, les proportions demeurant les mêmes, le bassin

CONCEPTION SCIENTIFIQUE DE LA BEAUTE

avait plus d’inclinaison, le centre du corps se trouverait plus haut.

La contradiction apparente se trouve donc explicjuée par la concomitance de ces deux défauts :

défaut d'inclinaison du bassin, déduit de longueur des jambes.

La brièveté du membre inférieur dépend, comme la figure 1 65 le montre, surtout d’un raccourcissement de la jambe ; la figure i63 montre que ce raccourcissement résulte de la direction légèrement oblique, en même temps que d’une légère incurvation de la jambe, et, en outre, d’un faible degré de pied plat. De même, le membre supérieur est raccourci à l’avant-bras, et nous apercevons distinctement la saillie de l'olécrane au bras droit de la figure 1 63 .

Outre le raccourcissement et la déviation de la jambe et de l’avantbras, outre la saillie de l’olécrâne, un sione de rachitisme antérieur est

encore l’épaississement du poignet et de la cheville. Si l’on fait abstraction du raccourcissement des jambes d’origine pathologique, il subsiste cependant encore une certaine disproportion entre la longueur de la tète et la hauteur totale ; car, à supposer même que celle-ci fût de 170,5, elle ne correspondrait encore qu’à 7,4 tètes. Mais ce rapport caractérise un corps dont le développement n’est pas terminé.

On aperçoit en outre, que, malgré le bon développement des

Fig. 166. — La même, vue de pro fil , avec la division en longueurs de lète.

muscles, dont le relief s’accuse surtout aux bras et dans le dos, les formes ont un aspect un peu anguleux; en outre, les clavicules et les muscles qui les recouvrent font une forte saillie : ces défauts résultent d’un faible développement de la couche adipeuse souscutanée. C’est là également le signe, soit d’une mauvaise alimentation, soit de ce que la croissance n’est pas encore achevée. Mais la première hypothèse doit être écartée, en raison de la vigueur des muscles, du développement normal des seins, et du poli de la peau.

Tout un ensemble de faits prouve donc que le sujet n’est pas encore complètement formé : c’est à demi un enfant, à demi une jeune fdle.

Si Ton considère la maigreur générale du corps, on est surpris du développement des glandes mammaires et de l’écart relativement faible cependant qui existe entre les mamelons. Ce phénomène s’explique par la grande élasticité de la peau, qu’il nous faut considérer comme la qualité la plus remarquable de ce corps.

La peau, comme c’est surtout visible à la figure 1 63 , adhère intimement au sternum ; elle ne cède aucunement de ce côté à l'effort de la glande mammaire grandissante ; elle n’a pas non plus cédé sans résistance dans la région de l’aisselle : la plus grande partie de la glande a été refoulée sur le côté, mais les mamelons ont toujours conservé la même distance.

Il faut encore signaler comme une qualité la belle structure de l’œil.

Nous n’insisterons pas davantage sur les autres défauts ou qualités que présente cette figure.

En somme, son plus grand charme, c’est sa fraîcheur juvénile, son plus grand défaut, la trace de rachitisme antérieur. Nous verrons plus loin ce que l'artiste peut faire d’un tel modèle.

Je crois que les exemples cités auront suffi pour démontrer que Ton peut juger un corps quelconque d’après des règles positives, sans faire intervenir dans la question le goût individuel; passons maintenant à l’application pratique de ces considérations.

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