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Première conférence sur les règlements de voirie, p

2. C'est ce qu'avait admis le Préfet de la Seine lui-même pour les autorisations de bâtir sur les terrains vendus par la ville :

« M, Le Corbeiller demande si lobligation (de construire à

ront varier à l'infini. Elles tendront à conserver aux rues et aux quartiers dotés d’une physionomie originale leur aspect particulier et de sauvegarder l'harmonie, déjà réalisée de la ville (1). Dans les vois nouvellement percées elles auront pour-objet d'éviter les contrastes trop violents. « C’est une grande erreur, écrit M. Hallays, de croire que lon puisse autour de la ville ancienne créer une ville moderne sans lien et sans rapport avec celle-ci. Il ne suffira pas de raccorder les voies publiques etles égouts du quartier neuf à ceux du quartier ancien. Il faut que la cité d'aujourd'hui, par ses aspects, continue la eité d’autrefois, qu’elle en apparaisse comme le développement logique. Il faudra donc ménager des transitions qui atténueront un peu la

toute hauteur) sera maintenue pour les terrains que la Ville vendra.

Je rèponds : C’est une question d'espèces. Il peut se présenter des cas où l’on pourra avec raison ne pas imposer la clause. Mais il peut s'entrouver d’autres où il y aura intérêt au point de vue de l'effet général à ce qu'entre deux maisons à 6 étages ne vienne pas se placer une} petite maison qui rompe la symétrie. Nous avons dans Paris des terrains très différents, Allez-vous les traiter de la même façon ? (Séance du Conseil municipal du 9 juin 1909).

1. Cette idée a été lapidairement exprimée par M. Massard dans le projet de délibération qu’il soumettait au Conseil municipal à la éance du 9 juin 1909:« L'Administralion est invitée... à n’accorder

aucune aulorisalion de construire qui ne serait pas conforme au style général des maisons voisines. »

diversité de caractère des édifices, des rues et des

places (1). »

Les autorités promues à ce rôle de gardiennes de la beauté de la cité:ne laisseront pas non plus ‘une liberté sans limites aux constructeurs,dans les quartiers neufs. Il saura intervenir pour conjurer l'envahissement des horreurs que peut engendrer un goût ultra-moderne. Le goût et l'esthétique, pour différentes que soient leurs exigences, ne méritent pas moins d’être respectés ‘dans la ville récente que dans la vieille ville. Une maison neuve dans un quartier neuf n’est pas, pour autant, dispensée d'être bâtie avec proportion ni soustraite aux règles de la décence. Si nos exigences avaient été élevées à l’encontre des élucubrations de nos architectes modernes nous ne serions pas aujourd’hui désolés par le spectacle « de ces nouvelles constructions qui n’ont rien à voir avec la beauté architecturale » (2) et notamment de ces innommables bâtisses qui s’étalent impudemment le long du boulevard Raspail.

L'on s’inspirera dans l’ensemble de ces quatre règles de la beauté des villes, si clairement formulées par M. Paul Adam :

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