‹ La BelgiqueChapitre 6 sur 187 · VIEILLES MAISONS DE LA PLACE DE LHOTEL-DE-VILLE · texte numérisé non relu

VIEILLES MAISONS DE LA PLACE DE LHOTEL-DE-VILLE

LE BRABANT

somnambulisme; et le césarisme omnipotent de celui qui s'appelait le maître du monde achève de désagréger ce qu'il lui reste de sa forte individualité ancienne.

Traitée en pays conquis, elle qui, à travers les régimes les plus rigoureux, avait su garder son autonomie,] elle devient, aux mains du roi des rois, une machine à produire l'or et le sang j nécessaires aux ambitions colossales qui ébranlaient les empires; des fournées humaines, le meilleur de sa chair, s'en vont s'anéantir au gouffre des défaites et des victoires ; entrée dans l'engrenage aux dents de fer qui se nomme la conscription, les réquisitions, les impôts, le tribut en argent et en nature, comme un bétail dont le

PALAIS du uoi.

lait et la viande, de tout temps réconfortants pour les despotismes, continuent à nourrir les appétits insatiables du conquérant, elle finit par n'être plus qu'une marqueterie géographique effacée, sur laquelle se projette l'ombre d'une civilisation de fer et de feu. Elle perd même, dans son indignité, le droit de s'enorgueillir de ses collections d'art ; ses chefs-d'œuvres, héritage d'un passé merveilleux, vont s'ajouter dans les musées de Paris, comme un fond de gloire ancienne, à l'apothéose du jeune empire, lequel, pour la dédommager du butin spolié, des vexations subies, de sa large collaboration jamais marchandée aux pompes funèbres de la conquête, la gratifie en retour d'une législation régulière, d'instituts et de fondations im portantes .

Un instant, la nation incorporée put se croire assurée contre les changements; l'habitude, qui désalourdit les chaînes les plus pesantes, avait mêlé de pâles douceurs à son infortune;

et, taillée à merci, vidée par les coupes sombres, amputée de ses bras, elle s'était reprise à vivre d'un souffle précaire contre vents et marées.

Tout à coup cette date : 18 lo, sonne à la grande horloge, et de nouveau la chevauchée des armées recommence. Une prodigieuse avalanche d'Anglais, de Prussiens, de Hollandais s'abat sur la Belgique, obscursissant de ses lourdes masses noires le soleil d'Austerlitz décliné à l'horizon. L'avalanche se disperse bientôt, il est vrai ; mais à peine la poussière des légions en marche s'est-elle dissoute dans le ciel pacifié, où l'aigle napoléonien a cessé d'agiter ses ailes, que la terre tremble encore une fois, et une nouvelle trombe humaine emplit le pays de ses tourbillonnements affolés, tandis que, rapide comme les boulets de canon qui ont porté le nom français aux quatre vents de l'espace, l'empereur fantôme, émergeant de l'ombre, pousse en avant ses bataillons pour une partie décisive. Alors c'esj une tourmente plus effroyable (pie toutes celles qu'on a vues : les artilleries crachent la mitraille dans l'atmosphère changée en fournaise; les lugubres plaines de Waterloo, pareilles à des charniers, boivent des fleuves de sang. Cette fois, l'homme du destin est bien terrassé. Et, comme après l'écoulement d'un torrent, le silence succède aux tonnerres des mêlées dans le pays belge qui se détache de la France et passe à la Hollande sous la loi de Guillaume.

Cependant l'union n'est qu'à la surface ; des germes de mécontentement s'engendrent de la prédilection trop peu dissimulée du prince pour ses villes bataves ; bientôt la contrainte gênerait' éclate sous la pression des impôts, la prédominance officielle de la langue néerlandaise dans l'administration, les privilèges aceordés*aux Hollandais de préférence aux aborigènes, l'accaparement par le gouvernement du monopole de renseignement, mille vexations grandissantes qui amènent enfin les grandes journées de 18~>0, desquelles sortit la Belgique indépendante et libre.

Des extrémités du pays, des hameaux aussi bien que des villes, et de la plaine et de la montagne accourent alors des hommes au cœur vaillant et à la tête chaude ; sans avoir besoin de se concerter, mais résolus à vaincre ou à périr, ayant pour arme la plus sûre leur foi dans la pairie, ils marchent, soldais éprouvés qui la veille labouraient la glèbe natale ou maniaient l'outil professionnel, au-devant des bataillons aguerris, el, cent contre un, à la baïonnette, à la hache et au sabre, fout ployer les lignes ennemies ou payent de leur vie leur héroïsme, derrière les barricades où les grenadiers les exterminent.

Bien n'est comparable à cet élan d'un peuple qui rompt ses chaînes, se souvenant des lions qu'il y a partout dans ses trophées : les femmes et les enfants chargeaient les fusils dans les rues; les vieillards épaulaient en chancelant; bourgeois et ouvriers se louchaient fraternellement le coude aux postes périlleux ; chaque maison, défendue de la cave au grenier, avec ses volets entre-clos d'où parlaient les balles et ses lucarnes béantes vomissant sur l'ennemi les meubles, les ustensiles, les briques arrachées aux murailles, étaient un rempart imprenable derrière lequel toute une cité combattait. Et telle était la surexcitation générale <pie chacun, avec une insouciance absolue du danger, faisait des prodiges de valeur : des citoyens s'en allaient, par petites bandes, combattre les avant-postes, et d'autres organisaient des expéditions nocturnes, isolés ceux-ci et ceux-là en rase campagne, loin des portes de la ville. On partait pour la mort comme pour une partie de plaisir, et, unis dans une commune pensée, sans ressouvenance des divisions anciennes, Wallons et Flamands harcelaient, canardaient, décimaient les blonds soldats de la maison d'Orange.

Au milieu des Caractères tranchés de ces hommes venus de toutes les provinces, la

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gaiclé brabançonne particulièrement tranchait sur la gravité un peu pesante des patriotes d'Alost, d'Ostende, de Gourtrai, de Bruges et de Gand ; elle chantait à travers la mousqueterie ce refrain ailé qui s'entend à chaque page de l'histoire, ajoutant ses quolibets au défi des balles. Une jovialité de kermesse se mêle, en effet, à ce patriotisme lâché par les rues, avec une débandade de gros instincts; les citoyens débraillés qui se ruent à l'assaut ont des bravades de gens sortant de table et le sang se verse comme b's verres se remplissent, entre des rires interminables et des coups de gueule rabelaisiens. C'est le débordement d'une race comprimée par deux régimes successifs et dont la vie endormie brusquement se réveille dans une révolution qui a l'air d'une émeute et dans des coups de main magnifiques comme des iliades.

Pendant que les bras manœuvraient, les cerveaux ne demeuraient pas inactifs : la désorganisation grandissante des lignes hollandaises avait pour complément l'organisation d'un gouvernement provisoire. 11 s'est trouvé, dans cette Belgique trop légèrement qualifiée d'apathique, des hommes de conseil supérieur et de décision rapide qui, au bruit des fusillades, sous la pluie des boulets, surent tout à la fois pourvoir aux nulle nécessités de la défense, parer à l'anarchie, édicter des lois et jeter les bases d'un État stable, parmi l'universelle effervescence d'un peuple soustrait à toute espèce de frein. C'est cette graine première qui, petit à petit germée dans un terreau arrosé de sang, a fini par s'épanouir sous la forme du gouvernement constitutionnel, avec une large ramification de droits faisant le citoyen libre dans l'Etat libre.

Les événements qui suivirent sont trop voisins de ce temps [tour avoir besoin d'être l'appelés : on sait que le trône fut offert à Léopold de Saxe-Gobourg, et que ce prince, prévoyant une grande nation en ce petit peuple prodigue de son sang, l'accepta; on sait aussi que, le nouveau royaume à peine institué, le prince d'Orange et le prince Frédéric, au mépris de l'armistice provoqué par le roi leur père, envahirent le sol une première fois libéré; on sait enfin que la France, amie généreuse et fraternelle, envoya le marécbal Gérard à la tète d'une armée pour aider la Belgique à se débarrasser de cet opiniâtre ennemi. Ce fui la dernière convulsion; après quoi l'État jeune et sain, pareil à un corps vigoureux, prédestiné à se développer indéfiniment, se mit à prospérer sans secousses, accomplissant au grand soleil sa large besogne pacifique avec une activité régulière et continue.

De calmes énergies, tournées vers le travail, avaient succédé à la grosse dépense de nature nécessitée comme première mise de fonds, dans la constitution du pays indépendant. En peu d'années, les arts, les sciences, l'industrie, les affaires se développent, s'équilibrent, forment une rapide circulation morale et matérielle; en même temps l'armée s'organise, l'administration se raffermit, les écoles s'ouvrent, un premier chemin de fer rapproche les distances : et bientôt, la sécurité grandissant, les centres industriels prennent une extension plus vaste, le commerce bénéficie de gains plus assurés, l'épargne amasse sans danger des capitaux : c'est une floraison universelle de toutes les aptitudes qui ont pour objet la richesse, le bien-être, le train normal de la vie plutôt que la gloire et ses aventures.

Toute proportion gardée, la Belgique est, à celte heure, de toutes les nations la mieux nantie de lignes ferrées : elle a des entrepôts, des canaux nombreux, d'excellentes routes, un grand port marchand, Anvers, et un autre, Ostende, en attendant Bruxelles et Bruges; deux fleuves, la Meuse et l'Escaut, coupés de nombreux dérivatifs, le premier superbe, coulant à pleins bords dans l'entonnoir des montagnes, le second remué par les houles marines, entre des digues chaque jour immergées par le reflux, vaste, bruyanl el formant

comme le corridor de la grondante mer du Nord; neuf provinces, agricoles et forestières, les unes et les autres inépuisables en richesses naturelles qui les prédisposent merveilleusement à l'action des grandes industries. Et pour achever ce tableau d'une touche de peintre, partout l'activité humaine se déploie à travers un déroulement de paysages variés, où les vallées succèdent aux landes marécageuses et les grandes pétrifications aux renflements légers d'une plaine transformée par la culture -en un énorme potager : ici les constructions modernes, les transformations récentes, l'adaptation de la nature aux besoins nouveaux; là les ruines, les vieux souvenirs, les restes d'une tradition demeurée et comme un décor splendide brossé par les âges, sur lequel se détache et se meut la vie contemporaine.

Le vieux Bruxelles. — La Senne et les Ponts. — Industries locales. — Types et coutumes.

Les hommes de 1830 évoquent encore un Bruxelles où, au sortir des représentations de la Monnaie, les lions du high-life du temps se réunissaient Au Doux, un simple estaminet fréquenté comme un club et aux tables duquel les plus authentiques noms de l'armoriai belge, les d'Hoogvorst, les Chasteleer, les d'Andelot, les de Mérode s'en venaient, aux chandelles, lamper de la bière de Louvain « en jouant une partie d'écarté à cinquante centimes l'enjeu » [Souvenirs du vieux Bruxelles, par J. Diericx de Ten Hamme) ; un Bruxelles où il n'y avait que trois journaux, YOracle, le Petit Courrier des Pays-Bas, le Lynx; où les bourgeois affluaient au célèbre café des Mille-Colonnes pour voir le patron de cet alhambra allumer lui-même un gaz encore à peu près inédit; — un Bruxelles encore sans rit/Hautes (le fiacre bruxellois) et oii seulement en 1830, sous le nom de <• vélocifère », le premier omnibus surgissait; — un Bruxelles où, le 5 mai 1835, l'Anglais Stephenson, l'inventeur de la locomotive britannique, présidait au lancer d'un train de « berlines, de diligences, de chars à bancs et de wagons », se frayant un passage fumeux parmi d'innombrables populations accourues; — un Bruxelles oit deux l'ois la semaine démarrait la voiture qui, en trente-six heures, faisait, par Mons et Yalenciennes, le trajet de Paris; — un Bruxelles, enfin, où la politique d'un règne au début blasonnail vif et illustrait d'armoiries nobiliaires des lloppées de marchands de poisson sec, de balles de cale et de dégras qu'une baronnie commuait en suppôts ardents de la jeune monarchie.

Celte cour de Léopold 1e', prélevée parmi le commerce et la finance, ne connaissait pas la sévère étiquette dont plus tard devait s'entourer le Nestor des rois. La vieille noblesse et l'orangisme s'invétérant dans leurs rancunes, il fallait amorcer les ambitions et les sympathies. Ce fut la cour à dorures et à panaches, à ferblanteries et à chamarrures, où, sous les lustres, des poitrines plébéiennes se plastronnaient de joailleries, où tout le monde était couturé d'or des pieds à la tête, oit il se mêlait à la cohue assiégeant les buffets des fonctionnaires, des fournisseurs, des marchands et de simples gardes-civiques; une cour fleurant le ciment frais et dont une jeune noblesse, une aristocratie récente séchait les plâtras. 11 est infiniment curieux, ce profil de roi narquois et philosophe, mâtiné d'Anglais et d'Allemand, l'air cordial, sans illusion sur les hommes, et qui, avec un art correct de diplomate, mena la barque constitutionnelle à travers les tourmentes politiques.

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Léopold, dos' fenêtres do son palais, voyait seriger sur La place un symbole national, l'arbre de la Liberté, toujours plus ramilleux à chaque printemps. Tout seul parmi le terre-plein, jailli des pavés avec lesquels s'étaient haussées les barricades de 1830, c'était, celte sentinelle avancée des arbres du Parc prochain, le gendarme populaire, gardien des droits de la nation, en faction aux portes royales.

Dessin île Ch. Cltauvet.

LA RUE TERARKEN.

L'âge et la mort l'ont relevé de sa garde. Mais en ce temps, l'ère vernale revenue, les bons bourgeois montaient les escarpements de la Montagne de la Cour et se donnaient la joie d'aller voir pousser ses feuilles en fredonnant le couplet de la Brabançonne : Sous l'arbre de la Liberté. On avait ainsi, avec cet arbre et le Parc, un décor historique oii s'encadrait le plus récent chapitre de l'histoire du pays. La terre, sous les vigoureux ombrages du Pair, finissait à peine de boire le sang batave : vomie par les fenêtres des maisons de la rue Royale, la mitraille y avait pilé les bataillons comme dans un mortier.

Bruxelles, entre toutes les autres villes, profita largement des bienfaits d'un règne à l'abri des conflagrations qui , presque partout ailleurs, pendant ces cinquante dernières années, ont ébranlé les peuples et les trônes.

11 ne faudrait pas cependant comparer la petite capitale de 1830, telle que lavaient faite les régimes successifs sous lesquels le pays éprouva tant de peine à affermir son autonomie, à l'exubérante agglomération d'aujourd'hui ; elle ne sortit pas tout de suite des langes et pendant longtemps offrit le spectacle d'une tranquillité provinciale, où le train d'une cour tenue en suspicion par la noblesse et formée dans le principe d'éléments disparates, ne suffisait pas à activer l'émulation du luxe et de la dépense. Tel de ses vieux coins solitaires, la rue Terarken, par exemple, avec ses perspectives tronquées et la saillie de ses bretèques par dessus le pavé bosselé, semble perpétuer encore la monotonie de ces jours lointains. Une torpeur de silence pesait sur les rues; l'herbe verdissait le seuil des hôtels patriciens clos comme des forteresses; par intervalles seulement, apparaissait une silhouette de valet chargé d'épousseter les tentures défraîchies; les maîtres, eux, réfugiés dans de solitaires châteaux, nourrissaient, en chassant le sanglier et le daim, leurs boudeuses rancunes.

C'était aussi le temps où une ceinture de fossés, vestiges des anciens remparts, circonvenait la ville, avec des portes pratiquées de distance en distance, par lesquelles les campagnes, à de certains jours, se déversaient à l'intérieur, apportant les denrées nécessaires à l'alimentation publique : leur mince tige de fer à la main, les gardes de l'octroi, en tunique bleue agrémentée de boulons d'argent, présidaient à l'accomplissement des formalités fiscales. Les mécontentements s'étant petit à petit effacés, soit à cause des séductions grandissantes du règne, soit par suite de la nécessité de s'opposer à l'exlention d'une noblesse cirée pour suppléer à l'ancienne, les maisons aristocratiques se repeuplèrent; la haute ville, ébauchée par le prince de Lorraine, s'étendit; les belles rues et les riches habitations se multiplièrent; et Bruxelles, successivement agrandi, élargi, assaini, livré aux démolitions et, comme ce Paris qui tourmentait ses ambitions, devenu l'enjeu d'une nuée de spéculateurs, prit enfin l'aspect des grandes capitales.

Ce n'est pas sans mélancolie que les vieux Bruxellois se rappellent les attrayants recoins, à cette heure remplacés par les symétriques équerres des boulevards du Centre, (pie l'on était certain de rencontrer à chaque pas dans la partie basse de la cité, il y a quelque trente ans. Un délabrement de masures vermoulues, fleuries de mousses veloutées, avec des joubardes dans les crevasses, mettait tout le long de la Senne ses pans de murs déjetés, surchargés d'appentis en surplomb par dessus les eaux terreuses, et hérissés de déversoirs en pierre par où dégoulinaient les lessives des ménages. Tout un lacis d'impasses s'entrecroisait dans une demi - obscurité chaude, emplie de fumées tourbillonnantes que le soleil lamait d'or. Partout le plâtras écaillé coulait avec les pluies, laissant à nu le rouge de la brique, comme une plaie, sous l'auvent penché des toits capuchonnés de lucarnes en saillie. Aux fenêtres, sur des cordes tendues, des haillons séchaient, bariolés de tons éclatants où se révélait l'instinct pour les couleurs vives ; et quelquefois des pots de capucines, d'œillets pourprés, de pâles résédas brochaient sur cette friperie, faite pour caresser le regard d'un peintre par ses taches constellées.

En ces culs-de-sac grêles et ces étroites rues où le passage d'un chariot faisait refluer les passants le long des maisons, habitait un peuple qui avait gardé le relief et la vraie physionomie de la race, indépendant, narquois, badaud, ami des kermesses, des jeux populaires et des réunions où l'on chante et boit. Là vivait l'ouvrier des fabriques, des brasseries, des minoteries, des multiples petites industries qui en ce temps pullulaient dans le quartier, ne formant

LE IïRABANT.

qu'une même famille, comme pour perpétuer la tradition des grandes corporations disparues : les énormes garçons brasseurs, aux carrures démesurées, avec une petite tête apoplectique et bonasse de colosse; les meuniers semblables à des pierrots poudrés de farine, leurs lèvres écarlates saignant dans le blanc des faces; les teinturiers barbouillés de lèches écarlates ou violacées, montrant des bras écharnés par les manipulations corrosives ; les tonneliers au col massif enfoui dans les épaules et tapant de leurs lourdes doloires le Neutre des futailles.

Dessin d'Alf, Hubert.

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