‹ La BelgiqueChapitre 64 sur 187 · INTÉRIEUR DE LA CATHÉDRALE DANVERS · texte numérisé non relu

INTÉRIEUR DE LA CATHÉDRALE DANVERS

PROVINCE D'ANVERS

délibérée, ils s'exprimaient en vers de liante graisse, avec la verve mordante et grivoise d' « Uylenspiegel » lui-même : on en peut juger par les anagrammes et les quatrains du digne couple, recueillis par un érudit curieux. Ces improvisations, concises et primesau-

tières, dont le trait cingle comme une lanière, mettent par moments à jour l'histoire intime et populaire de la remuante cité.

J'ai relevé déjà plus haut le côté railleur et satirique de l'esprit anversois, perpétué de nos jours dans des pamphlets et des chansons locales, d'une ironie fustigeante qui ne respecte rien. Elle éclatait surtout autrefois contre les ordres religieux. En pleine église Saint-Jacques, sous un portrait de philanthrope du dix-septième siècle peint par Van Dyck, on lit une épitaphe élogieuse, dont les deux derniers vers sont ainsi conçus :

Mcn wint tien Hemel met gewelt Of is te Roop met Kraclit van Geldt.

Traduction : « On gagne le ciel par la force ou par la puissance de l'argent.))

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