‹ La Belgique contemporaineChapitre 26 sur 47 · Falria Bcigica, I, page Ô · texte numérisé non relu

Falria Bcigica, I, page Ô

2. Il y a aux envii-ons de Baden-Baden, dans le village de Gainsbacli, a quinze minutes au delà de Lichtentlial, un établissement non encore mentionné par Bacdeker dans la dernicre édition de son Guide du RJdn (1877), et qui s'appelle la Fischkidtur. On s'y rend eu une demi-licm'c en voiture ou par l'omnibus qui part plusieurs fois par jour de la Leopoldplatz. Dans une gorge étroite que traverse la route de "Wildbad, et où bondit sur les roclies une petite rivière aux eaux de cristal, une société de pisciculture a créé une pépinière de truites, de saumons et d'anguilles. Dans une vaste salle sombre et basse où le public est admis moyennant 50 pfennigs par tète, se tait l'éclosion des œufs de poissons que l'on apporte du Ehin, de la Murg, des lacs de la Suisse et même de la Californie. Il parait que les truites californiennes ont une saveur toute particulière. Les petits poissons, grands comme des crevettes, frétillent par milliers dans de vastes bassins. Quand ils sont devenus gros comme des éperlans, on les transvase dans des étangs ii ciel ouvert, d'où ils remontent le courant de la rivière par des échelles, sur l'espace d'un quart de lieue, et se développent à plaisii'. Ici l'on voit petit poisson devenir grand, et Dieu lui prêter vie parce qu'il est protégé contre les voraces de son espèce et contre les atteintes (lu pécheur. On le nourrit de viande crue, de foie de veau et de menu h'ctin. li

Page 1