Cliaiubrc des reprcscutaiits, 23 novumbre 18G
l)ubli(|ueb'. Un lui pardonna plus (runo incartade à cause des immenses services qu'il avaii rendus au pays en 18:^0, exposant sa vie et sa fortune pour la cause de la Révolution. Il fut longtemps l'ami de Charles Rogier et après s'être séparé de lui avec éclat, soutint jusqu'à la fin de sa vie qu'il était resté fidèle à ses convictions de l(S;iO. Son gendre, le conile de ^Ionfalend)ert, a dit (ju'il avait une élofjuence parfois ljiz;i rre, mais toujours oi'iginale et spontanée. Sa spontanéit('^ était lente, car il éci'ivait tous ses discours. Il a laissé le souvenir d'un homme doué d'un rai'c (h'sintéressement, mais aussi d'une nature impr(\ssionnahle et d'un esprit facile à s'emporter, dépassant parfois les bornes du juste, par l'efî'et d'une trop ardente passion de ce qu'il croyait la justice.
Il me reste à parler de deux honnnes qui occupent une large place dans l'histoire du pays et qui, sans être doués d'un grand talent de parole, jouèrent un rôle considéi'ahle dans les assemblées politiques depuis le jour de l'afi'ranchissement de la r]elgi(|ue et surent l'y tenir jusqu'à leur mort, grâce à une rare persistance de vues et à cet ascendant que donnent une volonté tenace et une imi)erturbable sérénité d'esprit. J'ai nommé le comte de Muelenaere et le comte de Theux. Ils furent à tous les moments de leur carrière les chefs autorisés du parti catholi(|ue goUA'crnemental. Ils le conduisi-