‹ La Belgique contemporaineChapitre 9 sur 47 · iinivicr 183ô · texte numérisé non relu

iinivicr 183ô

ront à l;i défaito sans qu'il leur on tînt rancuno, et le ramenèrent chaque fois au combat sans se décourager, faisant toujours preuve d'une inaltérable confiance dans la valeur de leurs troupes et les retrouvant toujours prêtes à se laisser conduire, tant elles savaient qu'il n'y avait point de péril à s'aventurer avec de pareils guides. C'est que de Theux et de Muelenaere avaient à côté d'eux pour point d'appui et pour mentors les chefs de l'épiscopat, dont ils étaient les confidents les plus intimes et dont ils servaient les desseins avec la conviction qu'ils servaient en même temps le pays et la royauté. Leur commune action tint pendant longtemps le libéralisme éloigné du pouvoir et quand on parlait au sein des cham])res d'une influence occulte qui pesait sur la couronne, les orateurs qui la dénonçaient les accusaient de la couvrir de leur discret patronage. Ils agissaient avec trop de conscience de leur action pour être émus ou troublés de ce reproche, et ils ne dévièrent pas d'une ligne de leur plan de conduite, qui fut le même depuis 1881 jusqu'à une époque assez rapprochée de nous. Bien qu'unis par une entière communauté de vues, ils agissaient par des procédés très difïérents. De Muelenaere essayait de persuader; de Theux, plus dogmatique, énonçait des formules et semblait dicter des consignes. Leur besogne à tous les deux était facile, parce qu'ils prêchaient des convertis. Possédant l'un et l'autre une grande expérience des aff'aires, toujours maîtres de leur parole, ils exposaient rarement leur côté faible et ne s'avouaient jamais battus. Le comte de Mérode appelait

M. (le Tliciix )in Itdii cIicN.'tl de lalmiii-, et no fi-nvail |i.is lui fiiirc tiiiM. 11 ii'v a pas (riKiininc, en cdM , (jiii ail mieux lalniiii'('' au prcilil de sou (i[)ini(iu le cliaiiiii de la l)(ilili(|U(' uatidualo, et ractidU du lilK'i'alisuic d('[iuis I.SIO sur le icri'aiu de riusli-uclioii puliHijUc cl sur le champ inexploré jusqu'alors des revendications laïques, n'a été qu'une ré.iction contre l'œuvre patiemment élaborée par MM. de Theux, de Muelenaere et leui-s amis, au profil des prétentions cléricales. Déjà, au Congrès national, M. de Tlieux était le clicC reconnu du parti catholique, il l'est resté juscju'à la tin de sa carrière et ce jjarti a mal reconnu ses services en ne décernant pas un hommage pul)Iic a sa mémoire.

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