LA CONFERENCE DE BRUXELLES
Nous avons eu déjà l’occasion de signaler à maintes reprises quelle importance particulière la solution de la question commerciale présentait en Belgique et à quelles difficultés les efforts du gouvernement se heurtèrent. Quelques semaines avant sa chute M. de Broqueville ou plus exactement son ministre des affaires extérieures M. Jaspar, tenta un ultime effort pour surmonter les murailles douanières devant lesquelles les exportations belges s’'amenuisaient sans cesse. Les négociations directes avec la France ayant échoué au début de septembre 1934, M. Jaspar se tourna alors vers la seule solution commerciale qui restait au pays : le recours au bloc-or.
De par les mobiles qui avaient hâté sa constitution et l’importance du commerce des pays qui y adhéraient, le bloc-or, auquel il s’adressait, fit naître en Belgique une nouvelle vague de confiance semblable à celle qui avait accueilli le premier train d’arrêtés-lois. Malheureusement les décisions plus ou moins platoniques de la Conférence de Bruxelles et bien plus, les résultats pratiques insignifiants qui en découlèrent, fermèrent une fois de plus à la Belgique, l’ère de la prospérité déjà entrevue,
SECTION I