NOTAS— PAS DE COTATIONS LES SAMEDIS BOURSE DE BRUXELLES FERMÉE LE
constater ainsi la diférence des cours pratiqués sur les deux places, différence qui d’ailleurs ne commence à prendre de l’ampleur que le 19 mars (lors de la démission du ministère Theunis) et ne devient très nette qu’à partir du 25 mars (la Banque Nationale cesse alors de soutenir le belga sur les places étrangères). Le Rand Mines par exemple le 27 mars, jour de la fermeture de la Bourse, accusait une hausse de près de 253 % par rapport à Paris. Les Belges acceptaient donc une dépréciation identique de leur franc alors que même à Paris, la dépréciation du belga était loin d’atteindre ce pourcentage. La remarque prend du reste de l'importance si l’on se rappelle que la réévaluation de l’encaisse-or de la Banque Nationale fut précisément effectuée à 25 et que la dévaluation eut lieu à 28 %.
Le double mouvement boursier dont nous venons de parelr fut certainement causé à l’origine par le baisse du belga sur les marchés extérieurs. Puis d’effet, il devint cause entraînant vers la fin la baisse du belga. Avant d’étudier l’évolution du belga durant cette dernière quinzaine de mars il faut d’abord remarquer que la bourse de Bruxelles ne peut nous donner à cet égard que très peu d’indices puisque de par le mécanisme du contrôle des changes les cotations y étaient arbitraires. Plus intéressante à ce sujet est évidemment l’évolution de la devise belge sur les marchés extérieurs. C’est celle-ci (en bowrse- de Paris) que nous avons reproduite sur le graphique qui suit. Mais là encore, les grandes fluctuations de cours s'expliquent par la faible quantité de belgas existant sur la place de Paris. La principale détentrice de belgas, la Banque Nationale, en vue d'empêcher les cotations faibles du belga « deuxième manière » n’en fournissait que très peu sur le marché. D'où les fluctuations incohérentes de la devise belge (26, 27, 28 mars) et le taux très élevé des dépôts À 3 mois (40% l'an à Paris et même 57 % à Londres). Ce dernier phé-