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gE ex FRANCS FRANÇAIS (BOURSE »e PARIS )
NOTAS : PAS DE COTATIONS A BRUXELLES LES SAMEDIS # : BOURSE DE BRUXELLES FERMEE DU 27 MARS AU 1* AVRIL *
nomène est du reste parfaitement normal dans un marché où il existe très peu de titres et beaucoup de vendeurs à terme à découvert. Les détenteurs de titres prélèvent alors un report qui constitue une location de leurs titres prêtés le jour de la liquida-
tion aux vendeurs à découvert.
La semaine qui a précédé le voyage des ministres belges à Paris se caractérise par deux faits : d’une part la mauvaise tenue du belga qui reste constamment à son point de sortie d’or et qui même le 15 est coté officieusement en dessous; d’autre part, une hausse très sensible des reports à 3 mois qui passent de 7,5 à
Au moment de l’établissement de l’embargo sur l’or, tout le monde pensait que la question belge était réglée. Les reports tombaient à 2% et la devise belge atteignait même son point d’entrée d’or à 356.15.
Alors eut lieu la démission du cabinet Theunis. Nous avons dit déjà combien elle nous paraissait peu opportune, on trouvera une justification de ce jugement dans le fait que dès le 20 mars jour où la démission fut connue à Paris, les cours se situèrent au dessous du gold point de sortie. Quant à la baisse des reports, elle est due à des circonstances techniques, en l'occurrence la faible quantité de belgas sur le marché.
Le 22 mars la débâcle commençait vraiment, la Banque Nationale ne soutenant plus le belga sur les marchés extérieurs. A Paris, dès lors, ce ne sont plus que des fluctuations désordonnées commandées d’une part par la faible quantité de devises belges sur le marché, d’autre part, par les intentions pro ou antidévaluationistes que l’on prêtait au nouveau cabinet belge. Devant le silence de M. Van Zeeland sur la question monétaire, le belga descendait même jusqu’à 295 pour remonter le jour suivant à 330. La devise belge n'avait plus rien d’une monnaïie-or et à la
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suite de la fermeture des bourses belges le belga glissait peu à peu pour finir le 30 à 285. :
Notons à ce sujet que la nouvelle parité du 1° avril était de 257,50 et que la devise belge se traita ce jour-là au pair.
En définitive il apparaît que M. Van Zeeland ne put, à son cntrée au pouvoir, que sanctionner un état de fait créé surtout par la démission du cabinet Thuenis, en accentuant légèrement la dépréciation boursière enregistrée sur les places étrangères afin de donner plus de sécurité à la nouvelle monnaie.
SECTION IV