‹ La Belgique Devant La Crise: La Dévaluation A-T-Elle Été Une Solution?Chapitre 45 sur 82 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Avant toute chose une remarque préliminaire s'impose. Toutes les conclusions que nous pourrons formuler peuvent être changées par des événements imprévus comme une reprise mondiale très forte, une chute des monnaies-or ou des élections amenant au pouvoir des socialistes. Après les élections en particulier, il se peut que les socialistes et les démocrates chrétiens reprennent leur surenchère au détriment du budget. Du moins un résultat est certain: La Belgique a vécu, a mieux vécu même pendant un an: de là à conclure aux bienfaits de la dévaluation ce n'est pas la même chose comme nous allons le voir.

Un des arguments les plus souvent cités en faveur de la dévaluation, et particulièrement en France est l'effet salutaire qui en a résulté pour les finances publiques et même privées. Aussi avons-nous consacré une étude spéciale aux résultats financiers de la dévaluation belge, car à première vue l'exemple belge, avec ses bonis de recettes, paraît justifier cet argument.

Après avoir parlé de la conversion plus ou moins forcée des emprunts publics, opération qui du reste relève beaucoup plus de la déflation que de la dévaluation nous examinerons l’incidence de cette dernière sur les budgets de 1935 et 1936 et les

LES RSSULTAS FINANCIERS DE LA DÊVALUATION 195

budgets extraordinaires. Nous pourrons alors discerner si l’opétion a oui ou non résolu la question financière. Puis passant aux finances privées et nationales nous nous poserons de nouveau la questin de l'incidence de la dévaluation. Les résultats économiques et sociaux feront ensuite l’objet d’un autre chapitre.

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