AVANT-PROPOS
forces, nous avons voulu essayer d’y contribuer pour notre faible part. Il nous a semblé que l’Exposition universelle tournissait une excellente occasion d’offrir à la jeunesse studieuse, dans un cadre relativement restreint, toute une encyclopédie des pays étrangers.
Prendre chaque nation en particulier et l’examiner sous toutes les laces ; exposer un aperçu général de son histoire depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours en nous attachant surtout à la liaison rationnelle des grands faits qui se sont succédé; étudier ses institutions, son gouvernement, sa statistique, décrire le sol qu’elle occupe, les provinces qui la composent, les villes où se sont concentrées et sa force commerciale et sa vie intellectuelle; montrer, par la part qu’elle prend à l’Exposition, le degré plus ou moins élevé de perfection qu’ont atteint chez elle les beaux-arts, l’enseignement public, les produits de la science et de l’activité de l’homme : voila le plan qui se déroulait devant nous. Et l’ensemble de notre travail embrassait du même coup Thistoirc universelle des peuples, la description détaillée du globe, le spectacle grandiose de toutes les richesses de la terre réunies aux découvertes et à toutes les manifestations de l’esprit humain !
11 fallait résumer le développement de ce programme en une vingtaine de volumes d’une lecture aussi facile que possible. Nous voulions en outre les terminer assez tôt pour que nos lecteurs les reçussent au complet dans le temps même de l’Exposition et pussent alors entreprendre, avec nous, un voyage instructif autour du monde , dans les palais du Champ de Mars et du Trocadero.
Dans de telles conditions une pareille lâche nous eût certainement effrayé, si nous n’avions eu la bonne fortune de trouver des collaborateurs intelligents et pleins d’ardeur, ayant fait de longue date une étude spéciale des matières qu’il s’agissait de traiter. Des professeurs agrégés de l’Université, anciens élèves de l'École normale supérieure ; des écrivains de la Revue des Deux- Mondes, connus parleurs sérieuses publications; des savants, ayant acquis, par l’intelligence des iangues et par leurs longs voyages, la connaissance exacte des pays les plus lointains, ont bien voulu nous prêter leur précieux concours. En même temps, la bienveillance que nous avons rencontrée partout, les documents que nous
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ont l'ouiTiis les ambassades, les consulats, les commissariats des sections étrangères de l’Exposition, nous ont été d’une aide inappréciable dans les nombreuses recherches que nécessitait notre travail. Entin, un éditeur actif qui s’est offert à nous spontanément, nous a rendu le service de triompher des difficultés imprévues ipie créait la grève des ouvriers de l'imprimerie parisienne.
Puissent nos intentions et tant de bonnes volontés ne pas rester stériles! Puissions-nous atteindre le but que nous nous sommes proposé, donner à nos lecteurs, aux jeunes gens des écoles surtout, une idée assez nette des nations étrangères, pour qu’ils en apprécient désormais les divers mérites, et qu’ils se sentent, après nous avoir lu, un désir beaucoup plus vif de les voir, de les étudier de les connaître par eux-mêmes !
Clovis Lamarre.
Le 151 mai 1878.