Liège, flam lAHk, ail. LttUich
Edtels. «H^tel de Suède, à côté du théâtre, très-bon, ch. 2 fr., déj. 11/4, table d'hôte à 1 h. 3 fr., V2 M. de vin U/j fr. , serv. 8/4 fr. *Bellevue, près du pont de la Boverie. *Hôtel d'Angleterre et Hôtel de l'Europe, derrière le théâtre. — Pommelette, rue du Souverain-Pont, expédition des messageries, beaucoup de bruit, ch. IV2 fr» bougie 1, déj. 1. serv. »/4 fr. Grand Cerf, ch. et déj. 21/2 fr., dîn. 2, serv. 1/2 fr'f Hôtel de France (recherché par les Français), l'un et l'autre dans la rue du Dragon d'or. Hôtel Schiller, place verte, entre le théâtre et le palais de justice, ch. IV4 fr» déj. 8/4, dîn. II/2, organisation bourgeoise.
Bastauranta. Pommelette^ Deux Fontaines, près du théâtre, on peut aussi y loger (sans dames) ^ Hôtel Schiller, etc.
Oafés. Café Vénitien; Café du Midi; Café des Divans, tous les trois près du théâtre^ Café de la Renaissance, passa^ Lemonnier; Café du Centre, du Rhin; *Café M ohr en ^ bonne bière de Bavière.
YigiUntaa. Course en ville po\ir 1 pers. 50 cent. , 2 pers. 1 fr. i au chemin de fer, 1 fr. A Theure, 1'® heure 1 fr. 50 c. , chaque 1/4 d'heure suivant 25 c.
Bateaux à vapeur. Tous les jours deux départs pour Namur (v. R. 27), et en été trois départs pour MaestriciU (v. R. 5). Le débarcadère des bateaux de Maestricht est à quelques pas au-dessous du pont de% Arches, celui des bateaux de Vamur en amont de ce pont à côte de TUniversité. De Haestricht, il part tous les jours à mieÛ un bateau à vapeur pour Rotterdam, vovage de deux jours, en passant la nuit à Venloo. De Liège à Serainç (p. 88) sept départs par jour*, l^e pi^ee 50 cent., 2« pi. 35 cent.
AnnM. Lepage. rue Hors chAteau 73*, armes de luxe, V. Collette.
Les amateurs de fleurs trouveront un grand choix de plantes exotiques dans les serres de l'horticulteur Makoi, non loin de la station.
Le voyageur pressé se contentera devoir: au Palais de Justice, la cour intérieure (p. 32); les égUses de St- Jacques (p. 38) et de St-Pau2 (p. 34)-, la vue de la Citadelle (p. 37).
Vue de loin, la ville de Liège (97,544 hab.)r capitale de la ci-devant principauté épiscopale da même nom, présente un aspect des plus pittoresques. Les nombreux clochers de Tantique cité, assise sur la croupe et au pied d'une montagne, les eaux de la
32 SouU 3. LIÈGE. PmLaië de Justice.
Meuêt, qni reçoit ici VOwthe, une T^ritable forêt de chemin^eA, t^moi^age parlant de la florissante industrie des habitants, les yerdoyants alentours, renomme» pour la culture maraîchère qni 8*y pratique sur un grand pied, tout cela surprend et enchante le voyageur à l'approche de la ville. Aucupe contrée de la Belgique ne peut rivaliser avec Li4^ge sous le rapport de la beauté du site.
L'intérieur de la ville ne répond point à ces dehors enchanteurs, surtout dans certains quartiers de U vieille ville. Les maisons et les rues trahissent à chaque pas les effets du principal produit du sol, et Tatmosphère est ^ans cesse imprégnée d'une fine poussière de charbon, au grand détriment des toilette». Tout annonce la grande cité manufacturière, dans laquelle les considérations de Tagrément doivent céder le pas à celles de Futilité. La production du charbon de terre — des galeries souterraines sillonnent même le sol de la ville et du flenve — constitue la base de l'industrie liégeoise et de la grande aisance qui se fait remarquer dans eette ville. Liège et ' ses environs fournissent des machines à vapeur, des locomotives et des rails à un grand nombre de pays de l'Europe. Ses armes de luxe et autres sont Justement renommées pour leurs qualités et leur bas prix , et la grande fonderie royale est continuellement honorée de commandes importantes de la part des gouvernements étrangers.
Le pays de Liège renferme une population wallonne (p. 4), douée d'excellentes qualités physiques et intellectuelles, énergique, entreprenante, belliqueuse. „Le8 citoyens de Liège sont gens industrieux, ingénieux, de grand esprit et prompts à faire toute chose'' : ainsi en jugeait Guichardin (p. 2). Le Wallon ne recule devant aucun genre de travail ; cette ardeur se communique même au sexe féminin, qui participe aux plus rudes opérations industrielles. Mais aussi ce petit peuple ne manque-t-il ni de fierté ni de courage, soit pour préserver, soit pour défendre ses Arancbises, quand) à tort ou à raison, il les croit menacées ou violées. En effet, l'histoire de la principauté de Liège n'est qu'une succession de luttes sanglantes d'une population jalouse de ses droits, avide de liberté et de puissance, contre les empiétements et l'oppression systématique de ses princes, les évoques. Jusqu'en 1794, Liège faisait partie de l'empire d'Allemagne (cercle de Westphalie). Le prince-évêque entretenait pour sa garde personnelle un régiment de 500 hommes. On connaît la bravoure des régiments wallons au service de l'Espagne, de la France et de l'Autriche, et Schiller n'a pas manqué d'en glisser l'éloge dans son Camp de Wallenstein: „Ce«t un- WaUUm — respedet-ie!^
Le *Palaii dt Xnstict (pi. 24) est le plus remarquable àeè édifices civils de Liège. 21 servait autrefois* de résidence aux princes-évéques , et a été bâti, dans un style un peu lourd et appartenant déjà à la renaissance, de 1508 à 1533 par le cardinal
St'Jaequês. LIÈGE. 3. Route. 33
Evrard de la Marck. nn parent du „ sanglier des Ardennes^', dont nous avons fait mention plus haut (p. 31). La façade actuelle, donnant sur la place St-Lambert, a été construite en 1737 à la suite d'un incendie qui avait consumé Tancienne. Les cours Intérieures datent du 16* siècle; les 60 colonnes tronquées du portique ont à la fois un caractère gothique, mauresque et vénitien. Chacune d'elles est ornée différemment de figures fantastiques, de têtes de maures, de masques grotesques, de rinceaux et de capricieuses arabesques. Les galeries du portique sont occupées par des échoppes de bouquinistes et de marchands de quincaillerie. A TO. s'élève depuis 1852 un bâtiment grandiose construit dans le style de l'ancien et servant d'Hôtel du gouvernement provincifd (pi. 15).
La grande place (St-Lambert) qui s'étend devant le Palais de Justice était autrefois occupée par la cathédrale de St-Lambert. Cette église, construite en style ogival primaire, ftit détruite en 1794 par les révolutionnaires liégeois; les ruines n'en furent enlevées qu'en 1808 et servirent à la construction du quai de la Sanvenlère. Cette place est ornée de la statue équestre de Charlemagne, exécutée par Jehotte. Le grand empereur, auquel se rattachent les premiers privilèges de la ville, est représenté en grand costume impérial, tenant le glaive d'une main et le globe de l'autre, sur un cheval légèrement cabré. Le piédestal en style roman est décoré des statues de Pépin de Landen, de St^-Bègue, de Pépin d'Héristal, de Charles-Martel, de Pépin-le- Bref et de la reine Berthe. Ce monument a coûté 191,000 fr., dont plus de la moitié a été contribué par la ville de Liège.
*8t-JaoqutB (pi. 18), église située dans la partie S. de la ville, „est non-seulement un des plus beaux monuments religieux dont se glorifie la Belgique, mais elle est encore un des types les plus parfaits qui existent dans l'Europe entière, du style ogival tertiaire parvenu à son apogée et déployant toute la richesse de son ornementation si variée, sans donner dans ces écarts que le bon goût réprouve et que l'on n'y observe que trop fréquemment" (Schayes). Fondée en 1016, comme le témoigne l'inscription du tombeau de Tévéque Baudry dans le transept S., elle ne reçut sa forme actuelle que de 1522 à 1538. Le portail N. est un hors-d'œuvre ajouté avec peu de goût dans le courant du 18® siècle. Les voûtes sont surbaissées et à compartiments prismatiques, peints en arabesques du plus beau style. Les vitraux du chœur datent du commencement du 16° siècle et représentent un crucifiement et les fondateurs accompagnés de leurs armoiries et de leurs patrons. Les sculptures en pierre du chœur sont fort remarquables ainsi que l'orgue, ouvrage distingué du facteur André Séverin de Maestricht (f 1673). Cette église, surtout depuis sa dernière restauration, est en tout point digne de Fatten-. tion des étrangers.
Baedeker, la Belgique. 3« édition. «^
34 UouU3. hlÈQE. St'Meartm.
Non loin de là s'élève la «cathédrale de.8t-Pavl (pi. 5). L'achèvement du chœur date du 13^ siècle, celui de la nef et des attenance» de 1ÔÔ7. Ici aussi la voûte est décorée d'arabesques et de feuillage en couleur. Les deux tableaux, placés dans la nef S. et le transept, dont l'un, par Carlier (vers 1660), représente le baptême de Jésus-Christ , l'autre , par Erasme QiteUyrif \es quatre pères de l'église, St-Grépoire, St^Jérôme, St-Ambroise et 8t-A(igustin , avaient été enlevés par les Français après leur invasion, ainsi qu'une assomption de la Vierge par iMirease, placée dans la nef latérale du N. Le tableau du maître-autel, un Christ au tombeau, est de Zegers. Les quatre grands tableaux du chœur, peints au commencement de ce siècle, sont de peu d'importance; ils représentent la conversion de St'Paul, par Amiauxt la résurrection, l'ascension, et le martyre de St-Lambert par Tahan. La *rhaire de vérité , sculptée en bois sous l'habile direction de M. GuiU. Qeefs de Bruxelles, est fort remarquable. La sculpture en bois a atteint de nos jours en Belgique une per^fection qui surpasse tout ce que les anciens nous ont laissé dans ce genre. La chaire, eu style gothique fleuri, est supportée par cinq figures également sculptées par Geefs: la religion, St-Pierra et St-Paul, St-Lambert et St-Hubert. L'ange déchu, sur le derrière de la chaire, est l'œuvre de Joseph Geefs , frère de Guillaume. Un Christ au tombeau,, belle sculpture qui orne une des chapelles de la nef latérale du sud, a été exécuté en marbre en 1696 par Delcour. La tour est pourvue d'un carillon.
Sur une hauteur qui domine toute la ville, s'élève l'église de St-Martin (pi. 21 j, reconstruite vers le milieu du 16^ siècle. C'est dans cette église que fut instituée en 124G, à la suite d'une vision de St^-Julienne, abbesse de l'abbaye de ComiUon, près de Liège, la fête du Saint-Sacrement (FUe-Dieu)^ ordonnée dix-huit ans plus tard pour toute la chrétienté par le pape Urbain IV, (\\i\ avait été lui-même chanoine de la cathédrale de Liège. Une table de marbre, placée au-dessus de l'orgue en 1746, à l'occasion du cinquième jubilé séculaire de l'institution de la Fête- Dieu , en consacre le souvenir par cette inscription : „Z). O. M. et œtemce memoria fe-Hivitatia S.S. corporis Christij quam primi orbi exemplum Martiniani canonici prcedecessores celebrarurUy modemi quintum soLenne jubileum dedicant anno 1746.'* L'église fut incendiée de fond en comble le 4 août 1312, lors d'un combat sanglant qui s'était engagé entre les bourgeois et les nobles; deux-cents de ces derniers, qui s'étaient réfugiés dans l'église, poursuivis par une populace en fureur, y furent brûlés vifs. La première chapelle du bas-côté droit est ornée de 14 médaillons en ba— relief, par iJelcour. Les bas-reliefs du chœur, représentant rUistoire de St-Martin, sont de P. Frank. Tout cela, du reste, ne 7aut guère la peine qu'on gravisse la montagne ; la vue du sommet de la tour est superbe (s'adresser en face, n® 47 ; 50 c. par pers.).
U Université. LIÈGE, 3. Route. 35
«StMJroiz (pi. 7) se trouve sur le même cbemin qui conduit à St-Martin; cette église est petite, mais l'intérieur produit un agréable effet par sa simplicité et Tharmonie du style. Consacrée dès 979 par le célèbre évêque Notger (dont les Liégeois disaient qu*ils devaient Notgerum ChristOj Notgero calera) j elle a subi des transformations notables et n'est complètement terminée que depuis peu. Les deux nefs latérales, ainsi que celle du milieu (du 14® siècle), s'élèvent avec légèreté, supportées par des colonnes cylindriques très-sveltes , et des faisceaux de colonnes d'une forme très-distinguée. Les piliers sont en pierre bleue, les murs et les voûtes en grès jaune. Dans le transept, des médaillons en bas-relief (les 14 stations) servent à remplir les ogives. Le chœur renferme des vitraux placés en 1854, et représentant diverses scènes de" la Passion.
8t-Barthélemj (pi. 4) est une basilique à 5 nefs (il n'y en avait primitivement que trois), avec deux tours romanes, datant du 12® siècle. On y remarque, dans une chapelle, à côté du chœur, des fonts baptismaux coulés en cuivre, d'un travail trèssoigné (1*2* siècle). Ils reposent sur 12 bœufs et sont ornés de bas-reliefs représentant le baptême de St-Jean et des apôtres. Cette œuvre attire à juste titre l'attention des archéologues. Le badigeonnage a singulièrement nui à l'aspect général de ce temple.
St-Benis (pi. 9), fondée en 98T, mais reconstruite, quant au chœur, aux transepts et aux bas-côtés, aux 13® et 14® siècles, renferme dans la chapelle baptismale un autel richement sculpté en bois, du lô® ou du commencement du 16® siècle, et représNitant la Passion du Christ et le martyre de St-Denis. Les deux statues à dr. et à g. du maître-autel, la Vierge et St-Deni<, sont de Deleour. Le chœur a des verrières modernes.
La Belgique possède quatre universités, dont deux , celles de Liège et de Gand, sont entretenues aux frais de l'Etat, tandis que celles de Louvain et de Bruxelles sont des établissements libres, la première dirigée par le haut clergé (université eatholique), la seconde soutenue par les contributions du parti libéral, de la commune de Bruxelles et de la province de Brabant. L'anivernté de Liège (pi. 29) a été établie sous Guillaume I^' en 1817 dans les bâtiments de l'ancien couvent des Jésuites et répond parfaitement à sa destination. Dans la cour principale on voit s'élever isolément un bâtiment imposant en pierres de taille, dont la façade est décorée d'un péristyle de 8 colonnes ioniques modernes, sur le fronton duquel on lit cette inscription: „Pri»veraia diseiplinis'* . C'est la salle académique, éclairée par en haut. Les bâtiments de l'université renferment toutes les collections académiques: bibliothèque, cabinet de physique et d'histoire naturelle; ce dernier est riche en fossiles antédiluviens, découverts dans les grottes si nombreuses du pays, surtout dans celle de Chokier (V. R. 27). Le nombre des professeurs est de 4i , celui des
36 RouU 3, LlÉGË Statue de Grétry,
étudiants était en 1861 de 864, dont 400 dans les écoles spéciales (v. pi. b.). Les facultés sont au nombre de quatre: philosophie et lettres, sciences, médecine, droit (Louvain est la seule des universités belges qui ait une faculté de théologie). Sont annexées à l'université: une école des mines très-fréquentée , une école des arts et manufactures et une école normale des humanités.
La petite place devant l'université est décorée depuis 1842 de la statue dt Orétry, en bronze, modelée par O. Oeefs (hauteur 4 m.). Elle repose sur un socle de marbre, dans lequel se conserve le cœur du célèbre compositeur, et se distingue par une simplicité de bon goût et surtout par l'absence du manteau traditionnel. (Il est question de transférer le monument de Grétry, après l'achèveiflent du nouveau théâtre (voy. p. 37), sur la place du théâtre et d'y substituer une statue en llionneur du célèbre géologue André Dumont, mort à Liège en 1857.) Grétry (né en 1741, mort à Montmorency en 1813) a lu le Jour dans la rue des Récollets, au quartier d'Outremeuse, dans une maison que Ton reconnaît k une table de marbre, portant cette inscription: „Ici est né André-Ernest' Modeste Orétry, le U février 1741.'* — En face de l'université se trouve le Conservatoire de musique
L'ancien pont des Arches y qui datait de 16Ô7, a été démoli et remplacé par un nouveau, inauguré en 1860. Sur l'arche centrale de l'ancien pont, le prince-évéque Maximilien-Henri de Bavière (qui fut aussi électeur de Cologne), avait établi en 1685 un fort appelé la DardtmeUe et destiné à intercepter, en cas d'émeute, la conununication entre les deux parties de la ville. La révolution le fit disparaître en 1790. C'était sur le pont de^^ Arches que les révolutionnaires avaient coutume de haranguer le peuple. Le 27 juillet 1794, il fut le théâtre d'une rencontre sanglante entre les Français (sous Jourdan) et les Autrichiens, à la suite de laquelle ceux-ci furent forcés de se replier sous les canons de la Chartreuse. Plus de trois siècles auparavant (1468), lors de la guerre que Charles-le-Téméraire, duc de Bourgogne, fît aux Liégeois révoltés contre leur évéque (p. 20), le fleuve devint en cet endroit le tombeau d'une multitude de femmes et de jeunes fîUes, que le vainqueur impitoyable avait lait embarquer dans des canots pour les noyer dans les flots.
Un millier de pas plus haut que l'ancien pont, et servant è relier le quartier de la Boverie à celui de l'université, se trouve le pont dt la Bovtrie, construit en 1843 (celui qui avait été achevé en 1837, s'écroula dès 1839). 11 est établi sur cinq arches, dont quatre sur la Meuse et une sur l'Ourthe. Sur la rive droite, au-dessous du pont, est Vécole de natation. — Plus haut encore est le pont du Val Benoît j dont nous avons fait mention à la p. 28.
Le patsagt Lemoxmitr est une galerie couverte construite de 1837 à 1839, conduisant de la rue de l'Université à la rue
Citadelle. LIÈGE 3. Route, 37
Vinave-d*Ile , éclairée par en haut et pourvue d'une coupole au point dintersection avec la rue qui croise le passage. Les constructeurs du passage de Liège, bien que les magasins, en vue desquels l'entreprise s'est faite, soient tous occupés, n'en ont pas retiré ce qu'ils avaient espéré, et il semble que les constructions analogues élevées dans d'autres grandes villes ne sont pas plus productives en fait de dividende. Dans ce passage, près de la coupole, est le café de la Renaissance.
Le thé&tre royal (pi. 27 J, bâti en 1818, a été reconstruit entièrement à l'intérieur en 1861 et se distingue par ses dimensions et la richesse de sa décoration. L1i6tel-dt- Ville (pi. 13), construit en 1714, ne mérite guère une mention dans cette revue rapide des monuments remarquables. Sur la place du Orand- Marchéj devant l'bôtel-de-viile, on voit trois fontaines de fort peu de goût. Celle du milieu a été construite en 1696 d'après les dessins de Delcour et s'appelle la Fontaine des Trois Grâces. Les deux autres, qui datent de 1719, portent au~dessus des armoiries des nhowrgumkùUres de la nohU cité de Liége^ l'écu électoral de la maison palatine (p. 36).
L'ancienne église de St-André, surmontée d'une grande coupole, située de l'autre côté du Grand-Marché, renferme les premiers éléments d'un musée communal; on y trouve entre autres un portrait de femme de O. Macs (f 1722), une Mater dolorosa de P. Delaroehey une St®-Hedwige de O. Schrader et un portrait de Napoléon par Ingres.
La fondtrie de oanons (pi. 11) est établie sur la Meuse dans le faubourg St-Léonard, à peu près 200 pas en aval de l'ancien pont; elle est affectée à la fabrication des bouches à feu, projectiles et grosses ferrures nécessaires au matériel de l'armée. La manufacture rojale d'armes de guerre (pi. 12), fondée en 1840, se trouve près de la fonderie; ces deux établissements se recommandent par leur excellente organisation à la visite des voyageurs militaires.
La citadelle (158 m. au-dessus du niveau de la mer) offre un magnifique panorama tant de la ville que des vallées de la Meuse, de TOurthe et de la Vesdre. En amont du fleuve, le regard s'arrête aux montagnes des Ardennes; en aval, il pénètre jusqu'à la montagne de St-Pierre près de Maestricht et aux plaines du Limbourg. On arrive à la citadelle par l'ancienne chaussée de Bruxelles, faubourg St®-Walburge ; arrivé au sommet, on tourne ^ droite. En septembre 1830, les habitants de ce quartier eurent à soutenir plusieurs combats sérieux contre des soldats hollandais, qui, détachés de Tongres pour renforcer la garnison de la citadelle, durent battre en retraite avant d'avoir pu pénétrer dans le fort. La citadelle a conservé presque entièrement la forme qu'elle avait lors de son établissement par le prince-évéque Maximilien de Bavière (p. 36) en 1650. On obtient l'autorisation de la vi-
38 Boute 4. >^£RAING.
siter chez le commandant de place (quai de la Sauvenière n^ 50). Comme cette visite ne peut intë'resser que les militaires, il est inutile de la solliciter pour la vue seule, celle-ci ^tant tout aussi belle en avant des remparts.
Sur les hauteurs de la rive droite s'ëlève la Chartrease, autre fitadelle, non moins digne de Tascension, à cause de la vue charmante qu'elle procure. Au delà de la Chartreuse est sitn^ Robermont, dans le voisinage duquel le prince de Cobourg fut battu par Jourdan le 19 sept. 1794; ce fut la dernière bataille que livra l'Autriche sur le territoire belge. Quinze jours plus tard les Français étaient déjà à Cologne. Le cimeiihre de Li^ge se trouve près de Robermont.
Le jardin dn Casino, sur la r. dr., près de la station de Longdoz, ot se termine l'embranchement de chemin de fer qui se détache à FMmalle (R. 27) de la ligne de Namrur, est également un point de vue intéressant; on peut y suivre du regard la valMe de la Vesdre jusqu'à Chaudfontaine. On peut y entrer sur présentation d'un membre (les hôteliers le sont généralement).