‹ La Belgique et la HollandeChapitre 15 sur 73 · Se Liège S Louvain · texte numérisé non relu

Se Liège S Louvain

Parcours par express 1^4 h. (7 fr. 70 et 5 fr. 20), par train ordinaire 2 h.

r.(5 fr. 70, 4 fr. »), 2 fr. 80). Prendre sa place à droite, la plupart des

localités se trouvant de ce côté de la voie.

46 HouU 6. ANS. De Liège

Deux machines traînent le convoi pour monter le plan inclina (^pente 1 : 30j. J^e i^rand bâtiment en briques à droite, sur le versant de la montagne, est l'hôpital militaire. A mi-chemin du plan incline, jetez encore un regard en arrière sur la populeuse rit«^ de Liège et l'admirable vallée de la Meuse. Bientôt de profondes tranchées viennent intercepter la vue du paysage.

station d'Ans, à 146 m. au-dessus de Liège; ici la locomotive ordinaire vient remorquer le convoi. Le long de la station on voit brûler quelques fours à coke, deniière trace de l'activité industrielle et minière des Wallons. Les houillères et les hauts* fourneaux disparaissent. Des champs légèrement ondulés annoncent l'approche du Brabant agricole. L'agriculture et le tissage font à partir d'ici la principale occupation des habitants ; les manières larges et mesurées du germanique Brabançon succèdent à la mobilité, aux mouvements vifs et passionnés du celtique Wallon. Bientôt aussi les accents un peu rudes du B'iamand viennent résonner à l'oreille et faire sentir plus vivement encore le passage d'une région à une autre. Même le français que parlent les gens du pays, présente des particularités sensibles. Nous remarquons surtout des mots comme sanaer pour changer^ aeraer pour chercher^ moucheur pour monsieur .

Au delà d'Ans, on passe à gauche devant un bâtiment flan-* que de quatre tours, le château de Bieraet, pour arriver à Fexhe^ puis à Waremme. Ce village était jadis le chef-lieu de la Hesbaye, dont les habitants jouissaient d'un tel renom de bravoure et de force, qu'on en disait: y,Q\jU pmse dan» le Ne^ain, têt combattu le lendemain^ . Avant d'arriver à Waremme, on croise une ancienne route romaine, appelée par le peuple la chaussée de Brunehaut, conduisant jadis de Bavay (près Mons, Bavacum Ner^ viorum) à Tongres, à 3 lieues SE. de Waremme, et encore fort bien conservée dans toute sa longueur.

Suivent les stations de Kosoux^ de Gingebom et de Landen. Ce dernier nom, qui ne s'applique plus aujourd'hui qu'à un insignifiant petit village, rappelle la fondation d'une puissance politique importante. Pépin de Landen, qui posa les fondements de la grandeur carlovingienne. fut majordome (maire du palais) du roi Clotaire II et de ses successeurs, et mourut à Landea vers 640. Il fut enterré d'abord sous un monticule qui porte encore son nom, puis transféré à Nivelles oii sa Aile Gertrude (t 6ô9j avait fondé un monastère. Son descendant direct au i)^' degré fut Gharlemagne, qui monta 128 ans plus tard sur le trône du puissant empire franc.

Chemin de fer de Lunden à Aix-la-Chapelle (chemin le plu« court), parcours en 3 à 5 h., prix: 7 fr. 65, 5 fr. 60, 3 fr. 70. Le trajet ne laisse voir qu'un terrain de culture plus ou moins montueux. Stat. : Velm^ 8t-Trond (flam. Sint Tr^iyen')^ ville de 11,500 hab. , arec 11 églises ^ Cortenboich^ Aiken, Hasselt, ville de 9695 hab. , chef-lieu de la province belgedu Limboorg, et connue par la victoire qu'y remportèrent les Hollandais 8ur les Belges le 6 août 1831; Diepenbeek, Jietferst, àÊHu$ttrbilsen . Eygenbil-

à Louvain. TIRLEMONT. 6. BouU. 47

sen, L€maken^ Xaestricht (p. 42), oii Toa trave^nse la Meuse, JiBersien, Fcmquemoni (Valkenbourg) , Wylre, Simpe^eld^ Aix-la-Chapelle.

Passé Landen, nous traversons les plaines de Neerwinden (le village reste sur la droite), mémorables par deux grandes batailles: Tune gagnée par les Français sous le maréchal de Luxembourg sur le roi d'Angleterre, Guillaume d'Orange, le 29 juillet 1693 (guerre de la succession d'Espagne); l'autre perdue par la république française, dont les troupes étaient commandées par Dumouriez et le général Egalité (Louis-Philippe), le 18 mars 1793, contre les Autrichiens commandés par le prince de Cobourg (grand-oncle du roi des Belges). La défaite de Dumouriez força les Français à évacuer le territoire belge pour quelque temps.

Stat. ^'EaemaeL Par un temps clair, on parvient à voir d'ici, sur la gauche, à la dernière limite de l'horizon, le lion du champ de bataille de Waterloo (p. 88). Aux abords de Tirlemont le convoi roule sur un remblai très-élevé qui permet au regard d'embrasser pour ainsi dire à vol d'oiseau et les maisons de la ville et la vaste plaine qui Tenvironne. L'imposant bâtiment surmonté d'une croix est un hôpital.

Tirlemont, flam. Thienen {Hôtel des Quatre-Saisons, près de la station; Fiat d'Etain; Hôtel de Flandre^ tous deux sur le Marché; Buffet-restaurant tarifé de la station), est une ville d'un aspect fort gai et d'une population de 12,178 hab. Comme Louvain, elle avait autrefois une population beaucoup plus considérable. Les murailles de la ville ont une circonférence de 2 lieues et comprennent dans leur enceinte une grande étendue de champs de labour. La place du marché est une des plus spacieuses qui existent. On y voit l'église de Notre-Dame du Lac, commencée en 1298 et achevée au lô® siècle, pour autant qu'on peut dire qu'elle est achevée. Elle renferme deux tableaux d'artistes belges du siècle dernier et quelques vieilles sculptures en bois de peu de valeur. A côté de l'église est Vhôtd-de-viUej qui n'a rien d'intéressant. On n'en admirera que plus V*égUs€ Saint-Germain, qui date des premiers temps de l'architecture chrétienne et parait remonter au 9® siècle. La tour, fort bien conservée, est incontestablement de style roman. Le tableau du maître-autel, le Christ sur les genoux de la Vierge, est de Wappen (p. 16). Tirlemont a vu naître le célèbre Jésuite BoOandua (f 1665), qui a donné son nom à la savante congrégation des Bollandistes, chargée de la rédaction de la gigantesque collection des Acta Sanctorumj pour la continuation de laquelle le gouvernement belge accorde encore toujours une subvention annuelle de quelques milliers de francs.

Au delà de Tirlemont, le convoi passait autrefois par le tunnel de Cumptich; mais depqis son éboulement en 1842, il a été remplacé par, une tranchée. Stat. de Vertryk, Un peu avant Louvain, on voit à gauche l'ancienne abbaye de Fare, de l'ordre

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de 8t-Norbert, fondée en 1131 par le duc Oodefroid l**^; leâ

étangs de cette abbaye s'étendent jusqu'au chemin de fer.

Après avoir traversé un petit tunnel , nous entrons dans la gare de Louvain.

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