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78 Boute 9. BRUXELLES. Musée WieHs.
(Entrée 1 fr. par personne.) En 1860 la société a acheté nn nouveau bâtiment, originairement destiné à un couvent, et y a éta1)li la restauration. La rotonde au milieu de la façade sert d'orchestre.
A dr. du jardin, sur une petite colline, on remarque une construction moderne en briques, en forme de ruine artificielle. C'est le *Xn8ée Wierti (pi. 47), habitation et atelier du peintre de ce nom, construit, en vertu de certains engagements pris par l'artiste, aux frais du gouvernement. L'atelier renferme une série de tableaux (dont plusieurs sont peints sur les murs); entre autres le triomphe du Christ, les Anges déchus précipités, le dernier canon, le combat autour du corps de Patrocle, les visions d'un supplicié, un suicide, en outre quelques trompe-l'œil, le réveil d'un homme enterré vif, etc. ; produits d'un grand esprit, qui tient autant de Rubens et de Michel-Ange que de Callot ou de Hofftnann; en- partie aussi des aberrations fantastiques d'un génie. L'atelier e>t visible tous les jours de midi à 4 h. ; entrée 50 cent. ; texte explicatif, également 50 centimes.
Reprenant notre course sur les boulevards à partir de l'ancienne porte de Namur — le quartier que nous avons sur la g. est le faubourg de Namur, dépendance de la commune d'Ixellea (on érigera sur l'emplacement de la porte de Namur le monument du bourgmestre de Brouckere, mort en 1860) — , nous descendons le boulevard de "Waterloo vers l'ancienne porte Louise, devant laquelle se déploie le nouveau Qiuirtier T^uise au milieu des prai^ ries du village de StrGilles, et d^oil part la nouv^le avenue (large de 55 mètres) vers le bois de la Cambre (20 minj. Passé cette porte, on voit àdr. l'hospice Pachéco, construit en 1835 pour les veuves d'officiers âgées de plus de 50 ans; puis la caserne de la Gendarmerie, et enfin à g. la porte de Hal (p. 71).
Nous rencontrons ensuite, en continuant notre chemin au NO., Vhospice des aveugles mentionné à la p. 72, puis nous franchissons le chemin de fer du Midi. Un embranchement du chemin de fer, longeant les boulevards, relie la station du Midi à la station des marchandises de l'Allée verte, et oblige souvent les promeneur* surpris à se garer. On voit ensuite à g. les bâtiments -de l'Ecole vétérinaire, à dr. des fabriques et des blanchisseries, puis à g.^ entre les anciennes portes d'Anderlecht etdeNinove,les abattoirs (pi. 1) arrosés par la Senne. Depuis la porte de Ninove jusqu'à celle du rivage, nous avons sur la g., séparant la ville du faubourg de Molenbeek, le canal qui relie Bruxelles au bassin de Charlerol (achevé en 1H32, longueur 74 V2 kilom. ou 15 lieues.) Près de la porte suivante (porte de Flandre) se trouve l'Etablissement géographique de M'' Vandermaelen (pi. 14j, dont les collections d'objets relatifs à l'histoire naturelle^ aux arts et métiers, à l'ethnographie, ainsi qne les serres et la
Château de Laeken. BRUXELLES. 9. RouU. 79
bibliothèque, ont acquis une grande réputation (visible tous les jours de 9 à 11 et de 1 à 4 h.)- En suivant le canal, on remarque à dr. la grande caserne du Petit-Château, édifice construit en 1848, et l'Entrepôt royal (pL 13).
A deux pas de là se trouve l'entrée de l'Allée Verte, promenade à quatre rangées de tilleuls ouverte en 1707, qui longe le canal de Willebroek (conduisant à Malines et Anvers) sur une étendue d'une demi-lieue environ et oti s'étalait autrefois, pendant les belles soirées d'été, tout le luxe d'équipages de la capitale. Aujourd'hui elle a beaucoup perdu de la faveur dont elle jouissait. Le jardin zoologique et d'autres circonstances lui ont fait beaucoup de tort. Il est question d'élever sur le côté droit une rangée d'habitations particulières.
L'Allée Verte aboutit au pont de Laeken, à quelques minutes du village de ce nom. Le cimetière de Laeken est considéré comme le Père-Lachaise de Bruxelles. Ce n'est pas qu'il se distingue par ses monuments, mais le bon ton exige de se faire enterrer plutôt à Laeken qu'à Bruxelles. On y remarque plusieurs monuments funéraires exécutés par le sculpteur OeefSj entre autres celui de la célèbre cantatrice M® MaUbran (f 1836), femme du violoniste belge de Bériot; il est renfermé dans une petite chapelle circulaire dont un employé en uniforme ouvre la porte (V2 * 1 fr- de pourboire). — Les dépouilles mortelles de la reine Louise Marie (f 1850), épouse du roi Léopold, fille de Louis- Philippe, princesse célèbre par sa charité et ses autres vertus chrétiennes, reposent dans la petite église du village. Une superbe église gothique^ destinée à servir de sépulture à la famille royale, est en construction aux frais de l'Etat et d'une souscription nationale.
Le château royal, à 15 min. N. du cimetière, a été construit dans sa forme actuelle en 1782 par l'archiduc Albert de Saxe-Teschen pour servir de résidence aux gouverneurs autrirhiens des Pays-Bas. Napoléon 1®' l'habita à diverses reprises et y conçut en 1811 le projet de son expédition en Russie. En 181;), cette belle propriété fut annexée au domaine de la couronne; depuis, les rois Guillaume et Léopold lui ont donné de notables accroissements. Le p a r c et les j a r d i n s sont dignes d'une visite ; quant au château même, il n'a rien de remarquable à Tintérieur et n'est du reste pas visible quand le roi y séjourne; et même en l'absence du roi on n'obtient que très-difficilement la permission de le visiter. 11 produit un charmant effet au milieu des massifs d'arbres dont il est enchâssé, quand il est vu de la plaine de Montplaisir que traverse le convoi presque au sortir de la station de Bruxelles. (Voitures pour Laeken, voir p. 57; il faut dire au cocher d'arrêter au cimetière.)
Le plus célèbre article de l'industrie de Bruxelles sont les dentelles. Les personnes désireuses de connaître le procédé de
80 RoiUe 9. BATAILLE DE WATERLOO.
cette fabrication, n'ont qu'à se rendre chez M. van der Keelen^ Bresaofif rue dû Marquis N° 1, ou dans toute autre fabrique. Les renseignements seront plus amplement fournis si la visite des ateliers (où l'on jette une gratification ad libitum dans la bQÎte commune des dentellères) a été pr^céd^e de quelque emplette au magasin. (Les dentelles sont cependant beaucoup moins chères au béguinage de Gand, p. 120.) La plupart des ouvrières travaillent à domicile. Le lin qui est employé pour les dentelles, vient des environs de Hal ; le meilleur est Hré d'un endroit appelé RebecquCf l'espèce la plus Hne coûte de 30U à 400 fr. la livre; l'aune des dentelles les plus chères revient à plus de 150 fr. Le fil qu'il faut pour une aune de 20 fr., ne coûte que 2 fr., donc 10 p. c. seulement; la main d'œuvre revient à 75 p. c. On évalue à 12 millions de fr. par an la production de dentelles en Belgique.
Ohemin de fer du Ltixembourg. La station est au bout de la rue de Luxembourg, quartier Léopold (p. 77), départ à 9 h. du matin, parcours (train- express) en 25 min. jusqu'à Oroenendad ; de là un omnibus attelé de quatre chevaux conduit les voyageurs à Mont-St-Jean en 1 heure. Enfre ces deux communes, à Textrémité de la forêt de Soignes, on remarque le beau domaine A^Argenleuil^ appartenant au comte Meeus, avec un château flanqué de quatre tours. L'omnibus repart de Mont-St-Jean à 2 h. et Ton est de retour à Bruxelles à 3 h. 40 min. ; prix pour tout le chemin , aller et retour, 1'** classe 4 fr. 10 c. , 2® classe 3 fr. 70 cent. Celui qui ne veut pas de la course en omnibus, prolonge la route en chemin de fer jusqu'à la station de La Hulpe (en 10 min.), d'où il fera à pied, en II/2 h., le chemin jusqu'à Mont-St-Jean , en passant devant le petit castel gothique de Béthune. Â 1 et 6 h. , un omnibus part directement pour Bruxelles de l'hôtel des Colonnes à Mont-St-Jean (p. 81).
Un omnibus à 4 chevaux fort commode part tous les jours (sauf le dimanche) à 10 h. de l'Hôtel de Saxe (p. 55), arrive vers midi à Waterloo et repart de là à 21/2 h. pour être de retour à Bruxelles vers 4 h. Bureau d'inscription chez Suffel, 17 rue Villa-Hermosa (la première rue à dr. en descendant la Montagne de la Cour)i prix, aller et retour, 5 fr. Cette entreprise est organisée exclusivement en vue des voyageurs anglais ; ild sont reçus à Mont-St-Jean par des guides anglais qui donnent leurs explications au point de vue de l'intérêt anglais. Une „branch-eoatch'^ conduit (pour 1 fr.) de Mont-St-Jean à la butte du Lion et à Hougomont.
Voitures de place, à 1 chev. 15, à 2 chev. 20 fr ; cependant, on en trouve difficilement à ces prix , même en payant à part les droits de pëa^ e et le pourboire. Malgré cela, c'est là la manière la plus comûiode de visiter le champ de bataille. On dira au cocher d'aller jusqu'à l'hôtel du Musée pour la table d'hôte.
Celui qui désire étendre son excursion jusqu'à Plancenoit, ne point s'arrêter dans une auberge et revenir à Bruxelles (41/2 h.), devra partir à 8 h. , et en descendant a Mont-St-Jean, commander la voiture pour 2 h. à Belle-ÂIliance, qui est à une distance de 40 min. de Mont-St-Jean. Au retour, on fait arrêter la voiture à l'église de Waterloo, pour y voir les monuments.
Temps. La visite des deux monuments sur le champ de bataille , du Lion et des fermes de la Haie-Sainte et de Hougomont, demande environ 2 h.i il faut 2 h. de plus, si Ton pousse jusqu'à Plancenoit, et 2 h. encore si l'on veut passer par Fapehtte, la Haye et le château de Frichemont. Pour bien se rendre compte du terrain sur lequel s'est livrée la bataille, les deux premières heures sont tout à fait suffisantes.
Chiides. Les détails suivants sur la bataille et le plan que nous y joignons peuvent fort bien dispenser d'un guide. Toutefois nous recom-
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