Anvers, Ûam. Antwerpen, esp. Amberès
Chamin d« fér de Bruxelles à Anvers, vof . p. 110.
XMala. *St- Antoine, place Verte ; la chambre se paie pl«t ou moins cher, selon qu'on dîne à Thotel ou non ^ bougie 3/^, déj. U/^, dîn. à 2V2 et à 6 h. 31/2 fr., demi-bout, de vin IV2 fr., scrv. 1 fr.; Grand Laboureur, place de Meir; Hôtel de TEuropc, place Verte, maison anglaise. — De deuxième rang: «Hôtel du Bhin, belle situation avr TEscaut,
92 Rouie IL ANVERS.
ufti Van I>7ck, en face du débarcadère des bateavx à videur anglais^ h. et déj. 21/2 fr., table d'hôte à 2 b. 2 fr.; 's Lands Welvaert (au bitn-Mrt de la jKUrie), prè« de la Bourse*, Hôte) da Commerce, rue de la Bourse; Pays-Bas, rue des Menuisiers. — *Conrifer, près de Thôtel St-Antoine, maison mçdeste^ mais recommandable s Hôtel Petit-Paris^ quai van Dyck.
&aateiiraata. ^Bertrand, place de Heir, réputé le meilleur du pays, excellent dîner à 3 fr. \ un dîner à la carte revient beaucoup plus cher. Rocher de Cancale, à côté de la Bourse et de la place de Meir^ Restaurant Suisse, rue du Berceau, près de la place de Meir. Sont renommés pour les huîtres, les estaminets de la Croix blanche et de Vanciennê Croix blanche, sur TEscaut, à côté de Tbôtel du Rhin (2& huttes avec beurrées, 1 fr. 75 c). VHôtel du Rhin fait également fonction de restaurant (beefst. aux pommes, 1 fr., huîtres aux prix ordinaires). Vente de poissons (p. 108) aux enchères entre 7 et 9 h. du matin, à côté de rhôtel du Rhin.
Cafte. Café deFEmpereur, place deMeirv Café Suisse et Café Français, place Verte. On y débite partout des glaces à 75 c.
Satamineta. *Sod alité, en face de Téglisc des Jésuites (ancien local de société), bonne bière de Bavière*, Hôtel du Rhin (voir pi. h.), bonna bière de Bavière-, Courier (voir pi. h.) et autres.
Journaux, à la Société artistique, littéraire et scientijlgue, société p^articulière avec un joli jardin (concert tous les dimanches). Café et restaurant, près de la porte de Malines. Il faut y être présenté par un membre de la société, par exemple par le propriétaire de Thôtel oh, Ton a pris pied-à-terre.
Librairie. H. Kornicker, rue des Tanneurs 12.
Conaulats. Autriche Grand' Place; France, place de Ueir lUQ*, Angleterre, marché St-Jacques 1614-, Pays-Bas, rue de Jérusalem; Prusse, marché St-Jacques 28; Russie, rue Arman 1240; Suisse^ pi. de Ueir.
Poate aux lattres, place Verte.
Vigilanteaf place Verte et place de Meir; course en ville 1 pera.1/2 fr», 2 à 4 pers. 1 fr.; à Theure 1 pers. iV4 fr* 2 à 4 pers. IV2 fr-, chaque demi-heure suivante 1/2 fr-î course liors ville 1 pers. IV2 ^-1 2 a 4 pers. 13/4 fr. ; à la station ou au jardin ^oologique 1 pers. 8/4 fr« ^ki pers. IV4 ff*
Bateaux à vapeur pour Rotterdam, v. R. 23; pour Londres: ba> teaux belges, le mercredi à 11 b. du matin en 16 à 18 h., départ de Londres le dimanche vers midi, l*"^ cab. 33^/4 fr., 2^ 25^/2 fr.; bateaux anglais, départ d'Anvers, le vendredi et samedi, de Londres, le mardi et jeudi, mêmes prix. (R. d'Ostende à Londres par Douvres, en9à lOh. , v. B. 16.) Pour Hull, le mercredi vers midi et le samedi soir, en 28 h., j>rix iS^/4 et 121/2 fr- Pour Hambourg, 3 fois par mois, 31 fr. 75 et 21 fr. 15 cent.
Chemin de fer pour Gand, v. R. 21. La station est sur la rive gauche de TEscaut; débarcadère du bateau à vapeur de passage, à Textrémité S. du quai; pour Rotterdam, v. R. 22.
Théâtre français, pendant Thiver, 4 fois par semaine: loges et stalles, 4 fr,, parquet 2V2 fr-i loges de parterre 3 fr., parterre II/2 fr. Comp. p. 57. Thé&fre flamand (Mhaweburg des Variétéê)^ parterre 1 fr.
Portefaix. Un ou plusieurs paquets, de TEscaut en ville, 00 c, malle et boîte à chapeau ou sac de nuit 1 fr., pour tout objet ultérieur, 25 c.
Le voyageur pressé se contentera de voir: la Cathédrale (P- 93), Musée (p. 100), les Bassins (p. 109), la halle aux poissons (p. 108), le jardin zoologique, le plus riche du paya (p. 107): il eat attenant à la
station du chemin de fer de Halines. On jouit d'un beau coup d'œil sur le demi-cercle que forme la ville sur la rive droite de TEscaut, de la Tête de Flandre, sur la rive gauche; tous les qnarts-d^heure un bateau à vapeur fait la traversée du fleuve; prix 6 cent.
ÂMy^Têf "rille de 114,669 h., Jadis chef-lieu du marquisat du même nom, faisant partie du duch^ de Brabant, aujourd'hui le port de mer le plus important du royaume, existait comme bourg ^4« la fin du 7* siècle. Son nom lui Tient probablement de
25 IFi^mM mtUiiitfv
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ANVERS. //. fioute. 93
cten 't werp (sur le chantier). L'faéurease situfttion géographique, d* Anvers sur VEêcatU^ à 20 1. de son emhouchure dans la mer du Nord (largeur du fleuve en face de la citadelle, 6o0 mètres; 8a plus grande profondeur est de 10 m. à la marée* basse), fut pour la ville , au moyen âge , une source naturelle de richesses immenses. A Topogée de sa grandeur, au 16^ siècle, la ville comptait 200,000 hab Des milliers de navires mouillaient alors dans FËscaut, environ 500 y entraient et en sortaient journellement. Le commerce s'était retiré ici vers la fin du 15^ siècle pour se mettre à l'abri du luxe croissant et de la turbulence des ^tés de Flandre, et Anvers devint bientôt la rivale redoutable de Bruges. Sous le règne de Charles-Quint, Anvers était la ville la plus animée, la plus magnifique du monde chrétien, et dépassait même,, sous ce rapport, la ville des lagunes, Fopulente Venise. Un Àeuve tel que l'Escaut, subissant les e£Fets de la marée et permettant aux vaisseaux du plus fort tonnage de venir aborder sous ses murs, devait faire de cette cité le port naturel des navires qui fréquentaient les passages de la mer du Nord. Ses foires franches attiraient des commerçants de tous les pays. Ouichardiny l'ambassadeur florentin que nous avons déjà cité à plusieurs reprises (p. '2) et qui mérite toute confiance, rapporte qu'en 1566, pendant cette fatale année des iconoclastes, Tlmportation des épices et du sucre de Portugal s'était élevée à IV2 million de ducats, celle des soieries et des brocarts d'Italie à 3 mill., celle des céréales de la mer Baltique à l'/s mill., celle des vins allemands et français à 2V2 mill., celle d'Angleterre à 12 millions. Plus de mille maisons étrangères s'étaient établies à Anvers; un Fugger d'Augsbourg y laissa à sa mort une fortune de 6 millions dVeus. L'industrie -se développa au commencement du 16^ siècle avec une égale rapidité; on en voyait les produits se répandre jusqu'en Arabie, en Perse et aux Indes.
Le déclin de l'ancienne prospérité d'Anvers date de la domination espagnole. Les troubles occasionnés par l'inquisition et le régime du duc d'Albe, amenèrent Témigration de milliers de bourgeois, dont une grande partie alla transplanter en Angleterre le tissage de la soie. Le pillage de la ville par la soldatesque espagnole en 1576 (5000 personnes y perdirent la vie) et le siège qu'elle eut à soutenir pendant 14 mois contre le duc Alexandre -de Parme (comp. R. 22) en 1584 et qui se termina par la reddition de la place, complétèrent la ruine du commerce et de l'industrie. A cela vint se joindre la perte de la navigation de TEscaut, qui fut livrée aux états du Nord, lors de la formation des Provinces-Unies comme état libre et indépendant en 1609, et la fermeture du fleuve par suite d'une des clauses principales du traité de Mflnster de 1648. En 1790, le chifl^ de la population n'était plus que 40,000. Napoléon construisit à grands frais les bassins du port, mais ses guerres ne furent
94 RouU ;/. ANVERS. StatiHiqui,
nullement favorables an développeraant de la navigation. En 1814, Canot, gouvemetir d'Anvers, défendit vigoureusement la ville contre les alliés et ne la rendit qu'après la signature du traiter de Paris. Sous le gouvernement des Pays-Bas, la prospérité de la ville s'accrut considérablemoit , grâce aux relations avec les Indes néerlandaises. La révolution de 1830 vint mettre un terme à ces relations, et plusieurs années s'écoulèrent avant que le mouvement d'autrefois reparût. Le développement de l'industrie na^ tionale, joint k'ia création du chemin -de fer, qui fit d'Anvers un port à la fois belge et allemand, ont heureusement bien vite réparé les pertes essuyées; le mouvement maritime est en voie de progression continuelle; en 1860, 2Ô38 navires (dont 127 belges) sont entrés dans les bassins, qui n'avaient reçu en 1834 qu'un total de 1064 navires.
Anvers est, par sa position, la principale place de guerre du royaume. Aussi est-elle défendue par un vaste système de fortifications, dont l'agrandissement a été décrété en 1860, dans de telles proportions que la ville, enserrée jusqu'ici dans. les étroites limites de ses remparts, va pouvoir s'étendre suivant les besoins de l'accroissement progressif de sa population.
Le plan de la villea l'aspect d'un arc tendu, dent l'Escaut figure la corde. Le marché (p. 98), la place Verte (v pi. bas),, la place de Meir, établie sur la voûte d'un ancim canal, et qui n^est qu'une rue longue- et large, bordée de maisons et .d'hôtels tant à fait modernes, sont les points saillants de ce plan, qui s'éparpille vers l'Escaut en un labyrinthe de ruelles, oh circule tout us monde de matelots et de cabaretiers. La marée se fait sentir jusque bien au delà d'Anvers, même jusqu'à Oand ; elle élève les eaux à Anvers de 3 à 4 m. Un vieux dicton dit: Bi$que die refluo me flumine Scaldii honorai.
Anvers, ville essentiellement flamande, est incontestablement la ville la plus intéressante du pays; la prospérité des âges passés se manifeste encore dans les trésors artistiques que Ton y trouve accumulés. QutnUn Mtuays, Tenier$, RubenSy Van Dyck, Jordaent, De Craeyery ZegerSy Neefs et d'autres ont vécu et travaillé à Anvers: nulle part la puissance créatrice de Rubens ne se révèle avec plus d'éclat; c'est ici que sont ses chefs-d'œuvre; c'est ici qu'il faut venir étudier le grand peintre. L'Académie royale des heaux-arts (p. 100), qui y fleurit sous la protection du gouverne^ ment (16 professeurs), n'est que la continuation de l'ancienne Académie de Si'Luc , fondée pour l'encouragement de la peinture vers le milieu du 15® siècle par Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne et • comte de Flandre, richement dotée par Philippe IV, roi d'Espagne, et considérée à juste titre comme le berceau de l'école brabançonne.
Comme de raison, les pas du voyageur se dirigent en premier lieu vers la cathédrale. Du côté 0. de cet édifice, au centre de la place Verte, qui fut autrefois le cimetière de la paroisse,
ÇathédffUe. ANVERS. IL RotOe. 95
s'élève la *itatn6 de Snbeni, coulée en bronze (hauteur 4V3 m., piédestal 5V2 ™0 <1 'après le modèle de OuiU. Oeefs. L'inscription porte: „Petro Paulo Bubens, civi oUm ««0, sumptibus pubU' cii et privaUs sencUua popuîusqtie Aniteerp. pos, 1840"- Le peintre, le magistrat, le diplomate et Thomme d'état, chacun de ces divers caractères du grand artiste se trouve indiqué dans cette belle œuvre de sculpture; ici les rouleaux et les livres, là la palette et les pinceaux, enfin le chapeau, tous ces différents accessoires rappellent autant de faces différentes de l'activité immense et variée que déploya Rub/ens.
La "^oathédrftle, consacrée à Notre-Dame (pi. 19) — longueur 117 mètres, largeur 65 m. aux transepts, et 52 aux nefs; en comptant par pas: longueur, chœur 65, transept 18, nef principale lu7, total 190 pas, largeur 89 pas; superficie (les colonnes non comprises) 50,442 pieds carrés (12,476 pieds de moins que la cathédrale de Cologne) — est la plus grande et la plus belle église gothique des Pays-Bas. „Ce fut en 1352 qu'on commença la construction de ce superbe édifice par le chœur, qui fut achevé en 1387, ou, ce qui paraît plus probable, en 1411. Les autres parties ne furent élevées que dans le courant du 15® siècle; quelques-unes même n'ont été terminées que dans la première ^partie du 16® siècle, savoir la tour, la coupole, la chapelle de la Vierge, peut-être aussi les voûtes des derniers collatéraux de la grande nef." fSchayes). L'église a beaucoup souffert par les dévastations des iconoclastes en 1566, et en 1794, après l'invasion des républicains français , elle fat même menacée de démolition. L'intérieur est d'une simplicité imposante; la distribution des colonnes présente une riche et harmonieuse perspective. Chose fort rare, elle est partagée en sept nefs par six rangs de colonnes, produisant par leur conformation en faisceaux l'effet d'une sextuple avenue d'arbres séculaires. Au centre des transepts s'élève une belle coupole octogone à triples galeries superposées, qui a l'avantage sur la plupart de celles des autres églises gothiques, d'être achevée. Dans le transept méridional, à côté du portail qui donne sur la place Verte (le sacristain demeure vis-à-vis), est suspendu le célèbre chef-d'œuvre de Rubens, la •♦descente de croix (p. 13), triptyque; à côté se trouve un •St-François de Murillo; dans le transept septentrional, r*érection de la croix, de Rviiens. Ce dernier tableau a été peint en 1610, la descente de croix en 1612, peu après que le peintre fut revenu d'Italie, o(i il avait passé huit années. De 1794 à 1814, ces tableaux furent à Paris; en 1852 ils ont été soigneusement restaurés. Comme ils sont couverts d'un rideau, il faut payer 1 fr. par personne pour les voir (p. 1) ; étant placés un peu haut et la lumière trop faible, il est bon d'aller les voir vers midi. Le tableau du maître-autel, l'assomption de la Vierge, a été peint, dit-on, par Rubens en 16 jours de temps; évidemment l'artiste s'est fait assister de ses élèves.
il6 Houte 11. ANVERS. CatkSdraU.
Cette assompUon n'est pas à la hauteur du nom de Bubens. et a soulevé bien des critiques. Voici ce qu'on lit entre autres dans les Lettres de O. Forsier (Ansichten vom Niederrheln, 1790):
„Cette épaisse Lady Rubens, au grand scandale de la chrétienté, se place sur les nuages d''une façon aussi libre et ausi assurée que dans son fauteuil: ne devrait-elle pas rougir de représenter une déesse, et plus encore, une vierge? Loin de là, rien ne paraît la distraire de son apathique insouciance, rien ne la ravit ou du moins la surprend. Du reste, qu'est ce qui pourrait charmer les regards de Madame Rubens pendant son excursion aérienne? 11 n'y a là autre chose qu'un triste et monotone firmament bleu, chamarré de quelques nuages, puis un peuple de petites tètes d'enfants pourvues d'ailes et des phalanges de petits garçons aériens' voltigeant autour d'elle dans mille attitudes diverses, et ne laissant, pour la plupart du temps, point précisément voir une partie du corps fort présentable et fort apte à la natation aérienne, etc.**
On attribue également à Rubens le dessin du maître-autel. Yoici dans quelles circonstances le grand peintre se serait mis à entreprendre son admirable ^descente de croix^^ — Rubens avait à vider un différend qui s'était élevé entre lui et le serment des arquebusiers, à propos de terrain et de bâtisse. L'acte d'accommodement porta que l'artiste peindrait pour la chapelle des arquebusiers dans la cathédrale, un tableau d'autel avec volets, représentant quelque scène de la vie de Saint-Christophe, patron du . serment ♦). Rubens prenant le mot,, Christophorus" dans son véritable sens éthimologique, qui est porteur du Christ^ remplit cet engagement en exécutant cette descente de croix, où le Christ est supporté par plusieurs personnages qui sont autant de chrUtophores. Sur le volet de gauche il plaça une allégorie dans le même sens: la sainte Vierge rendant visite, dans sa grossesse, à sa cousine Elisabeth; sur celui de droite, le prêtre Siméon tenant l'enfant Jésus sur ses bras lors de la présentation au temple. Les arquebusiers ne saisirent point la pensée de l'artiste et persistèrent à demander, selon la convention passée, un tableau figurant leur patron. Rubens consentit à leur demande et peignit sur la partie extérieure des volets d'un côté le St-Christophe véritable, de l'autre un ermite, une lanterne et un hibou, allusion, dit-on, à l'ignorance des arquebusiers. A en croire une anecdote fort répandue, le tableau serait un jour tombé du chevalet et aurait été endommagé en l'absence de Rubens. Les élèves désignèrent alors Van Dyckf comme le plus habile, pour réparer ce dommage, et le jeune homme s'en tira si bien, que le maître luimême déclara plus tard avoir été dépassé par son disciple. Les parties touchées par Van Dyck sont les joues et le menton de la Vierge et le bras de la Madeleine. La Marie en robe bleue qui figure sur un des volets, est le portrait de la première épouse de Rubens, la personne qui porte une corbeille, celui de sa fille.
Pourtour du choeur. Chapelle 1. (au sud), la première à droite en entrant du côté de la place Verte : tableau d'autel de Zegers; même les dentelles au pied du tableau sont faites au pin-
*) Des recherches récentes ont établi le peu de fondement de ce récit.
Cathédrale. ANVEUS IL Boute. 9T
«eau: En face, descente de croijL par Kwuntemann. — Ghapëlîe 2. Ruhena, résurrection, peinte pour omer le monument élevé dans cette ciiapelle à la mémoire de l'imprimeur Jean Moretus (f 1610), ami de Rubens; demi grandeur naturelle; sur les volets, à l'intérieur: 8t-Jean et St®-Catherine , à l'extérieur, des anges. En face; Pepyn^ St-Norbert. C'est de cette chapelle que se voit le plus avantageusement le tableau du maître-autel, dont nous avons parlé ci-dessus (p. Oli). — Chap. 3. O. VanitMy crucifiement: sur les côtés, 14 petites stations de la Passion. — Chap. 4. Bakkerj jugement dernier, placé au-dessus du monument du célèbre imprimeur Plantin (f 1589). — Chap. 5. Tombeau d'un certain M. Verdussen (f 18)2), sculpté par Geefs. Contre le revers du. maître-autel : la St^- Vierge mourante, grande composition de Matthyssena. Plus bas, mariage, Visitation et entrevue des femmes saintes, par Van Brêe, peint en demi-relief, frappant de vérité. — Chap. 6. Derrière le maître-autel, rien de remarquable. — Chap. 7. Résurrection de Lazare, deux petits tableaux par O. Vœnius. — Chap. 8. Copie du Christ h la pmlU de Rubens, qui se trouve au musée (p. 101). — Chap. 9. Confessionnaux avec de grandes statues sculptées en bois par Verbriiggen. Descente de croix par Van Dyck (?). Dans le chœur, vis-à-vis, le mausolée en marbre du cardinal Anihroiêe CapeUo, sculpté par Arthua QueUyn. — Chap. 10. Un Christ en marbre sculpté par Van der Neer. Confessionnaux par Arthus QueUyn.
Transept septentrional. Prancken Vatni, Jésus parmi les docteurs; dans ces derniers, on reconnaît les figures de Luther, de Calvin, d'Erasme et a.; copie de la Madone de Van Dyck. Transept méridional. Mart. de Vos, les noces de Cana; O Vanius, la St®-Cène. Dans la l""® chapelle, à côté du transept méridional: Arenty les disciples à Emmaûs, peint en 1825.
Les nouvelles '^stalles et les deux sièges épiscopaux méritent une soigneuse attention. Sculptés en bois dans le style gothique le plus riche, avec de nombreuses figures, parfaites de dessin et d'exécution, et avec neuf groupes relatifs à l'histoire de la Vierge. Les groupes du côté N. (un seul est achevé) représenteront rhistoire du Seigneur. La partie architectonique de ce beau travail est l'œuvre de 6uiU. Durlet, la partie plastique celle de Ch. Oeerts (p. 49). Les stalles de l'église de St®-Gertrude à Louvain (p. 50) ont sans doute été mises à profit par l'artiste; néanmoins les sculptures dont nous parlons peuvent soutenir la comparaison avec les plus beaux ouvrages du genre que nous ait transmis le moyen-âge. La chaire de vérité de Van der Voortj par contre, est tout à fait éclipsée par l'œuvre de Geerts ; les arbres , les buissons , les oiseaux, tout y est de fort mauvais goût. — Les dimanches et jours de fête, à 10 h., on exécute dans la cathédrale des messes des premiers compositeurs. On paie 3 cent, pour une chaise.
Baedeker, la Belgique. 3^ édition. '
98 KouU II. ANVERS. Cathédrale.
La tour de Téglise, haute de 1*23 mètres, est d*un traTail admirable de légèreté et de hardiesse (p. 17); aussi Charles-Quint disait-il qu'elle mériterait d*étre placée dans un écrin. Napoléon la comparait à des dentelles de Malines. Elle fut commencée en* 1422 sur les plans d*un architecte polonais, Jean AmeUu», et achevée en 1518 par Dom. van Wagheamakere, dont le nom est inscrit sur la galerie supérieure. La deuxième tour n*a été élevée quejusqu'au tiers de la hauteur projetée. L'entrée de la tour est à g. du portail 0.; le crucifix qui la surmonte a été coulé en 1635 avec « le bronze provenant d'une statue que Philippe II avait fait ériger dans la citadelle dix ans auparavant „ex are euptivo^^ à la mémoire du duc d'Albe y,ex9imcta seditione, reb^hus pulsiSy religione proeurata, jwtitia cuUa", comme disait l'inscription. Le concierge demeure à côté de la tour. On lui paie, d'après un tarif affiché, 75 cent, pour 1 personne., 1 fr. pour 2 pers., 1*/* fr. pour 3 ou 4 pers., 2 fr. pour 5 pers. et au-delà. L'ascension est fatigante; on compte 514 marches jusqu'à la première galerie, et 108 de plus jusqu'à la set- onde. Celle-ci n'offre pas une vue beaucoup plus étendue que la première et l'on peut très-bien renoncer à en faire l'ascension. Quand le temps est clair, et au moyen d'une lunette d'approche, on peut facilement suivre le cours de l'Escaut jusqu'à Flessingue, et découvrir les tours de Bergenop-Zoom, Breda, Malines, Bruxelles et Gand. Le carillon passe pour un des plus riches de la Belgique: il se compose de
99 cloches, dont la plus petite a 15 pouces de circonférence. La plus grande pèse 16,000 livres et a été coulée en 1507, ayant pour parrain le prince Charles, le futur empereur (Charles-Quint).
A quelques pas du grand portail, en face de la porte de la tour, on remarque un ancien puits, surmonté d'un dôme de feuillage en fer forgé au marteau et attribué par la tradition à. Quentin Massys ("j* lô29j, „in nynen tyd grofêmidt en damaer fameus tchUder** (en son temps forgeron et plus tard célèbre peintre), comme on lit sur une pierre tumnlaire, dans le mur à côté de l'entrée de la tour de la cathédrale. Massys quitta l'enclume pour obtenir la main d'une jeune fille que son père, qui était peintre, ne voulait accorder qu'à un homme qui sût également manier la palette et le pinceau. L'amoureux forgeron surmonta cet obstacle, en peignant le chef-d'œuvre que l'on admire au musée (p. 101). Cette conversion professionnelle est rappelée par une plaque placée au même endroit, portant: Connvbialiê amor de mxilcihre fecii Apellem (l'amour conjugal convertit Vulcain en Apelles), et que lui consacra en 1629, un siècle après sa mort, ,fmcomparabiU9 artit pictori admiratrix graUique posteritas^.
Non loin de là , sur la Grand' Place (où s'élève l'arbre de la liberté, planté en 1830), se trouve l'hfttel-de-ville (pi. 24), construit de 1561 à 1004 dans le style italien d'après les dessins de Corneille de Vriendt, restauré en 1581 dans sa forme actuelle
Eglise St-Paul, ANVEKS. IL Route, 99
après la destruction que lui avaient fait subir les Espagnols. Il est loin de pouvoir soutenir la comparaison avec les splendides constructions du même genre à Gaud, Bruxelles et Louvain. La façade, qui a 81 mètres de longueur, se compose de quatre ordres d'architecture, élevas l'un sur l'autre; en bas une base rustique, au-dessus trois rangs de pilastres. Dans l'intérieur de cet édifice un peu lourd, on reaiarque d'abord dans la salle du bourgmestre une belle cheminée richement décorée de sculptures, dont les principaux sujets représentent les noces de Gana, et audessus, l'érection du serpent d'airain, le crucifiement et le sacrifice d'Abraham; puis quelques tableaux d'une valeur secondaire, entre autres une composition allégorique de Van Brécy peinte en 1806 et se rattachant au projet de Napoléon de faire d'Anvers un grand port maritime ; trois tableaux dans la salle du conseil, figurant des épisodes du siège de 1585; les dessins des arcs de triomphe, dressés lors de la fête de Rubens en 1840; une cheminée représentant en bas-relief le jugement de Salomon; enfin une douzaine de tableaux ayant pour objet des événements relatifs à l'histoire de la ville, et les portraits de la famille royale par de Keyser et Wappers. La plupart des salles étant occupées pendant la matinée par les employés, on ne peut voir l'hôtel-deville que l'après-midi; les curiosités qu'il renferme, du reste, ne sont pas de nature à vous faire beaucoup regretter de ne pas les avoir vues et d'avoir dû se contenter de l'aspect extérieur seulement. — L'hôtel-de-ville renferme aussi la hibUothhque de la ville, accessible à tout le monde.
La plupart des maisons de la Grand' Place (du 16® et 17® siècle) étaient des maisons de gildes ou corporations de métiers. Au N., l'attention est surtout attirée par l'ancienne maison commune dei arqnebnsiers, qui se reconnaît aux arcs dont le pignon est décoré. La maison des menuisiers porte la date de 1644.
A quelques rues au N. de l'hôtel-de-ville est située l'^église St-Paol (j)l. 20), appartenant autrefois au monastère des Dominicains, reconstruite en 1571. On y entre par la rue des Sœurs noires. Près de la porte d'entrée, dans la cour intérieure, on remarque un Calvaire, tertre artificiel recouvert de rocailles et de débris, et orné d'un grand nombre de statues de saints, d'anges, de prophètes et de patriarches 5 au sommet, le crucifiement; au pied, une grotte imitée du St-Sépulcre de Jérusalem. En se plaçant devant le grillage de la grotte, on découvre le corps du Christ enveloppé dans des étoffes de soie et de coton et rouvert de nombreuses petites images votives. A l'entrée et sur les côtés des rochers, on voit des scènes du purgatoire en bois sculpté, rehaussées de couleur et d'un goût fort peu distingué.
Dans l'église, contre le mur de la nef N., sont placés 15 tableaux, dont voici les meilleurs : Van Baelen, annonciation ^ M. de Vos, nativité et purification de la Vierge; copie de la flagella-
tOO RoiOe IL ANVERS. Musée.
tion de Ruhens; Van Dyck, le chemin de la croix; Jordaent, le chemin de la croix et la résurrection. Dans le transept N. , TenUra, les sept œuvres de miséricorde; c'est une vraie carte d'échantillons d'estropi<^8 de toute espèce ; De Craeyer. St®-Vierge et St-Dominique; ^Rubens^ la flagellation (couvert d'un rideau, on en voit la copie dans la grande nef); sur l'autel, une copie d'après le Caravage, la Vierge remettant à St-Dominique des rosaires pour les distribuer au peuple (l'original, c^d^ à l'empereur Joseph II» qui en échange en fit faire la copie, se trouve à Vienne). Tableau du maître-autel: CeUj descente de croix. Autel latéral du S.: De Craeyer, le corps du Christ, entouré de St^-Madeleine , de St-Jean et de quelques anges. Les boiseries des stalles et des confessionnaux sont également remarquables; l'orgue est un des plus beaux du pays.- Sacristain, v. p. 1.
Les vieilles boucheries (pi. 6), non loin de cette église, construites dans le style du 14® siècle, flanquées de quatre tourelles, ont un aspect tout à fait monumental et servent aujourd'hui d'entrepôt de grains.
Le ♦♦musée (pi. 33), rue des Récollets, ouvert gratuitement les dimanches et jeudis de 10 à 3 h., les autres jours pour 1 fr. de 10 à 5 h. (on prend les cartes à la porte extérieure, avant d'entrer dans la cour). La place qui précède le musée est ornée depuis ISÔ') d'une statue de Van Dyck y exécutée et offerte à la ville par Léon de Cuyper. Depuis la démission de Wappers (1855), l'acaJérnie royale des beaux-arts (p. 94) est dirigée par M. Niçoise de Keyser. En 1855 on a attaché à cette école de peinture un corps académique, composé de membres (effectifs) au nombre de 25 au plus, dont 10 étrangers (parmi ces derniers nous citons les Allemands Cornélius, Schadow, Kaulbach, et les Français Fleury et Ingres). Tout membre effectif est tenu d'exécuter une œuvre pour le musée. Le musée renferme en tout C4S tableaux, provenant en grande partie des congrégations et églises supprimées de la ville. Dans ce nombre on remarque des Ruhens (12 à 14 grandes compositions achevées) et des Van Dyck (6 tableaux) de la plus haute valeur. Le catalogue, fort détaillé et très-instructif, se vend 3 fr. Les noms des peintres sont inscrits sur les cadres. Ce qui constitue le caractère essentiel de cette précieuse collection, c'est qu'elle représente le développement de l'école d'Anvers dans toutes les phases qu'elle a parcourues.
Vestibule. A g. la statue de Van Brée ff 1839, depuis J827 directeur de l'académie) par J. B. de Cuyper {\ 1832), dédiée „aen den kundigen en yverigen leeraer %yne dankbare LeerUngen en medehurgers" (au professeur habile et zélé ses élèves et concitoyens reconnaissants). A dr., le tombeau d^Isabelle de Bourbon (f 1465), épouse de Charles-le-Téméraire (p. 1 32), figure couchée, en bronze.
Dans la nomenclature qui suit, nous indiquons par les lettres ^. s. 0. e. les parois nord, sud, ouest et est des salles.
Musée. ANVERS. 11. Route. 101
Salle I. (à gauche) o. 329. Jordaens, St*-Cène; o. 517. Van Brée, mort de Rubens (30 mai 1640), peinte en 1827, faible d'expression, un peu maniérée, couleurs fondues.
340. Ck)m. Sckiitt, martyre de St-George, composition et dessin remarq^uables^ une des meilleures toiles de cet artiste; rependant le saint ressemble un peu trop à un Christ.
n. ♦ÎCÔ. UubenSf le Chri&t entre les deux larrons, tableau connu sous le nom du „coup de tance", composition dramatique d'un effet mer'veilleux. — ri. 243. à 245. O. van Veen {Otto Venins ou Vetnius), quatre toiles: Zachee sur le figuier, vocation de S.t-Matthieu, bienfaisance de St-Ni colas, St-Nicolas sauve ses paroissiens de la famine.
e. 518. De Braekeleer f défense d'Anvers contre les Espagnols (4 nov. 1576). A l'entrée de la 2® salle, le fauteuil en cuir doré que Rubens occupa lorsque, en 1631 , il fut nommé doyen de la corporation de St-Luc; au-dessus: 515. le portrait de lierreyns (f 1827J, et en face, celui de Van Brée (f 1839), tous deux directeurs de l'académie et prédécesseurs de 6^145/. Wappers (1839 — IS'Ô) et de N. de Keyser, directeur actuel.
s. ♦266. kubenSf adoration des Mages, peinte en 1624.
0. 419. Erasme Quellyn^ le jettne, la piscine probatique de Bethsaïde, un des plus grands tableaux (10 m. de hauteur) , remarquable tant à cause de ses dimen!>ions colossales que pour la hardiesse de la composition et la fermeté du de>sin.
Salle II. 0. 379. Pyt, deux lévriers dormant et des pièces de gibier. — n. 303. Corn, de Vos, portrait du messager de l'académie de St-Luc, excellent tableau peint en 1620. Le messager est tout couvert de médailles: il est debout contre une table sur laquelle sont étalées des coupes artistement travaillées et d'autres objets précieux offerts à l'académie par des princes et des seigneurs. (Ce tableau avait été emporté à Paris.) — n. •268. Rubens, „\e Christ k la paille", le corps du Christ couché sur un banc de pierre couvert de paille; il est soutenu par la Vierge, St-Jean et Joseph d'Arimathie, derrière lesquels on découvre la tête de St®-Madeleiiie ; sur les volets, la Vierge et l'enfant, et St-Jean l'Evangéliste. — n. 18'i Mart, de Vos, St-Thomas touchant les plaies du Christ; sur les volets, le baptême du Sauveur, et la décollation de St-Jean; n. 72. U Titien, le pape Alexandre VI présente à St-Pierre l'évêque de Paphos, de la famille vénitiemie des Pe^aro, qu'il a nommé amiral; nous citons cette œuvre pour le nom de l'artiste; elle est bien inférieure aux célèbres tableaux de ce maître qui se trouvent dans d'autres collections; n. •*46. Quentin Massys, la mise au tombeau du Seigneur, triptyque; ce tableau, achevé en 1508, qui ornait autrefois un des autels de la cathédrale, est selon tous les témoignages le chef-d'œuvre de l'artiste. Les volets représentent le martyre de St-Jean l'Evangéliste et celui de St-Jean-Baptiste — n. •371. Rembrandt, por-
102 houfe 11. ANVERS. Mwée.
trait de femme, achet<^ à la Haye en ISôO à la vente du cabinet du roi de Hollande; — n. "^346. Van Dyck^ une scène de la mise au tombeau, peinte peu de temps après son retour d'Italie (1628);
— n. •275. Huhens, Thomas l'incrédule; sur les volets, les portraits du bourgmestre Nie. Rockox (p. 105) et de son épouse, Adrienne Ferez, petite nature; — n. 306. Corn, de Vos, la famille Snœk remet à V&bhé de St-Michel des ornements d'église, peint en 1630; — n. 351. Valentin, joueurs de cartes.
s. 348. Van Dyck, le Christ en croix, ^petite toile fa été à Paris); — s. ♦274. Rûbena, la St®-Vierge instruite par St®-Anne, composition pleine de grâce; — s. 65. Bernard van Orley , adoration des Mages; — s. •345. Van Dyek, mise au tombeau; 8. 344. Van Dyck, portrait de Jean Malderus, ^véque d'Anvers (f 1633); — s. ♦273. Rubens, communion de St-François; cette toile rappelle la communion de St-J^rôme du Carache, au moment de l'onction. D'après une quittance qui existe encore: „iot volcomen betalinghe van een stvk schilderye door myne handt gemaekt"y Rubens reçut 750 fl. pour ce tableau, qui date.de 1619;
— s. 161. Franz de Vriendtf dit François Floris, surnomma aussi le „Raphaël belge^, la chute des anges, peinte en 1554, particulièrement vantée par les contemporains de l'artiste ; — s. 267. Rubensj intercession de St^-Thérèse en faveur de quelques âmes du purgatoire; — s. 343. Van ï)ycky le Christ en croix, à ses pieds, St*-Catherine de Sienne et St-Dominique, une des premières compositions du maître, portant l'inscription: „Ne patrU nui manibus terra gravis esset, hoc saxrim cruci advolvebat et hnic loeo donabat Antonivs van Dyck'*; c'était donc probablement un ex voto destiné au tombeau de son père; — s. 192. Martin de Vos y le Christ et les pharisiens: ^Donnez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu", peint en 1601; — s. 302. De Craeyer, le prophète Elle au désert.
Salle III. n. 281. Rubens, crucifiement; — e. à droite de la porte: 162. Fr. Floris, adoration des Mages; — e. 347. *Van Dyck, portrait de César Alexandre Scaglia, ambassadeur d'Espagne au congrès de Mûnster; — o. 283. Rubens, petite réproduction de la descente de croix de la cathédrale.
Salle IV. n. 232. Ambr. FVancken, martyre des SS. Crépin et Crépinien; — n. 282. Rubens, la Trinité, le Sauveur mort dans les bras de Dieu le Père, le Saint-Esprit planant au-dessus de ce groupe. Le raccourci de la jambe gauche est Incorrect ; en général cette composition pèche contre la beauté par l'excès de vérité avec lequel le corps mort a été rendu.
s. ^280. Rubens, sainte famille, à côté un perroquet („la Vierge au perroquet" Jf une des premières œuvres du grand artiste, dont il fit don à l'académie de St-Luc, lors de sa réception dans ce corps.