‹ La Belgique et la HollandeChapitre 41 sur 73 · B0UU24, FLEURUS · texte numérisé non relu

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de Blftcher. Dès ce moment, la chance tourna. Napoléon, réuni à Ney, se jeta sur Wellington. Blûcber laissa son 3^ corps d^ar-» mée k Wavre sous les ordres de Tfaielmann, pour tenir Grouchy en ^chee, et arriva le 18 , avec les trois autres , assez tôt à Waterloo pour faire, au moment critique, de cette seconde bataille une des plus décisives qui figurent dans l'histoire (voy. le récit de cette bataille, p. 81).

A une demi -lieue de là, au S. de Ligny, est le village de Fleurai (p. 165), célèbre par différentes batailles qui se sont livrées dans ses plaines. Le 30 août 1622 le général espagnol Gonzalès y défît Tarmée de Mansfeld réunie à celle du duis Chrétien de Brunswick, qui traversait le comté de Namur pour marcher au secours des huguenots. Le 1^' juillet 1690, les Français, sous les ordres du maréchal de Luxembourg, y remportèrent une victoire sur les Allemands conmiandés par le prince de Waideck. Le 26 juin 1794, le général Jourdan y gagna sur les alliés une victoire facile, mais décisive, car elle valut à la France la seconde conquête de la Belgique (la première avait eu lieu en 1792). Les chances étaient d'abord on ne peut plus favorables aux alliés, que commandait le prince de Oobourg. Déjà le prince d'Orange, avec l'aile droite, avait repoussé les Français jusqu'à Afarchiennei-^u-Pont (p. 164); déjà l'aile gauche, sous Beau lieu, avait pris les redoutes françaises avec 20 pièces de canon, quand l'un et l'autre reçurent l'ordre de battre en retraite. Le prince, qui s'était engagé dans l'espoir de sauver Charleroi, reçut, pendant l'action, la nouvelle que cette forteresse avait capitulé; il en fut tellement surpris, qu'il abandonna tout espoir de succès. C'est à Fleuras que l'on Ht pour la première fois usage de ballons aérostatiques comme moyen de reconnaissance militaire. Les aéronautes correspondaient au moyen de drapeaux de -différentes couleurs avec les hommes qui tenaient les cordons du ballon. Les positions des Autrichiens étaient dispersées jusqu'à 5 lieues à la ronde.

De Sombreffe à Hamur (v. p. 165), ô lieues.

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