De Bruxelles à Paris
A. Par Mens, Valenciennes, Bonai, Arras et Amiens.
Chemin de fer belge jusqu'à Qiiiévrain, cheniin de fer français à partir de là. Trajet de Bruxelles à Mons 1^/4, Valenciennes 3, Douai 4 h. 20 min., Arras 6 h., Amiens 78/4 h., Paris 11 h. — Prix des places (train ord., lea traîna express suivent la R. 28 B.), F^ el. 36 fr. 5 cent., 2^ cl. 27 fr., 8« cl. 19 fr. 45 cent.
Jusqu'à Brame-le- Comte j v. p. 163. La station suivante est Soigniea, viUe de 6776 hab. L'église de 8t-Vmcent est du trèspetit nombre d'édiHces religieux du style roman dont l'architecture n'ait pas été complètement dénaturée dans la suite. Elle fut construite , telle qu'elle existe encore presque en entier, par St-Bruno, archevêque de Cologne en 695. Le cimetière renferme des pierres tumulaires qui remontent aux 13® et 14® siècles. Dan» le voisinage on exploite d'importantes carrières de pierre bleue.
De Soignies à Mons le chemin de fer décrit une immense courbe dans la direction 0. ; la direction S. n'est reprise qu'4 la station de Jurbiae^ où se raccorde l'embranchement qui se dirige vers Tournai et Courtrai (p. 156).
Environ à 2 1. O. de Jurbise est' situé le ch&teau de Beloail, célèbre résidence d'été du prince de Ligne, et propriété de cette famille depuis cinq siècles. Le grand-père du prince actuel, le célèbre et spirituel feldmaréchalj a fait, dans son Coup-^œil êur Be'œit, une description détaillée de ce château, de ses parcs et de ses jardins. Ceux-ci excitèrent aussi l'admiration de Delille, qui les qualifie, dans ses Jardins^ de ^^tout à la fois magnifiques et champêtres'^ .
MONS. 2^. Route. 181
Le château reJifenae un grand nombre d'objets curieux, tant sous le rapport artistique, que sous celui de Tintérêt historique ; une bibliothèque considérable et riche en manuscrits*, une collection complète d'armes à feu depuis, leur invention; d'excellents tableaux de Diirer, Holbein^ Van Dpck, Velcfêquez^ Léonard de Vind^ Michel Ange^ Salvator Bosa et de quelques artistes modernes, des reliques (un morceau de la croix et de la couronne d''ëpine8 du Sauveur) et une quantité de dons offerts aux princes de cette maison par des empereurs et des rois, depuis Charles-Quint jusqu'à Napoléon I*"'". Le prince accorde facilement la permission de visiter le cliâteau et le 'domaine.
Mons, flam. Bergen {Hôtel Garin; Hôtel Royale table d'hôte à 1 h.), capitale du Hainaut, ville de 26,799 bab., est bâtie sur le terrain où avait existé le château que Jules-César fit construire lors de son expédition contre les Gaulois. Démolies sous Joseph II, les fortifications ont été reconstruites en 1818 plus fortes qu'autrefois (un polygone de 14 bastions); elles sont, diton, un chef-d'œuvre d'architecture militaire. La facilité avec laquelle les environs peuvent être inondés au moyen des eaux de la Trouille f contribue pour beaucoup à la sûreté de la place. L'approche du côté E. est rendue très-diflficile par deux grands étan^ qui baignent les murs des remparts de ce côté-là. La démolition des fortifications à été décidée dans les derniers temps.
Les houillères des environs de Mons sont les plus productives de la Belgique. En 1861 le Hainaut fournit à lui seul 7,935,645 tonnes de charbon, valant près de 92 millions. Toute la Belgique n'en produisit que 9,610,893 tonnes, valant un peu plus de ltJ7 millions. La Belique compte 78,232 raineurs-houillers , dont 69,542 en Hainaut. Entre 1836 et 1841 le royaume ne produisit en moyenne que 3V2 millions de tonnes par an, dont 21/2 en Hainaut. La contrée la plus productive est le bassin de Flenu, près de Mons, à g. de la route de Jemappes.
L'édifice le plus curieux de Mons est la cathédrale gothique de St^-Waudru, sur la g., en entrant en ville du côté de la station. Sa construction remonte à l'année 1460; mais la consécration n'en eut lieu qu'en 1Ô82. Le choeur (fort beaux vitraux) est la partie la plus ancienne. La tour n'a jamais été exécutée. L'extérieur de l'édifice est d'un style simple; mais des ajoutes postérieures nuisent à l'effet de renserable. L'intérieur est un modèle d'élégance et de hardiesse. Les colonnes s'élèvent en faisceaux jusqu'aux clefs de voûte. En fait d'objets d'art, il ne s'y trouve de remarquable que quelques reliefs en marbre par Dubrucque (16® siècle), notamment dans une des chapelles latérales de droite, une grande résurrection. On remarquera aussi l'un des tabernacles. Contre le mur 0., on voit un tableau moderne par Van Ysendyck, représentant St**-Waudru guérissant un malade.
Près de l'église, à g., se dresse sur le plus haut point de la ville un beffroi (p. 115), bâti en 1662 sur l'emplacement de l'ancien castel de César, et faisant partie du château, transformé dans les derniers temps en maison d'aliénés. Cette tour a un carillon.
L'hôtel- de- ville, bâti en 1440 (le campanile date de 1718), ne peut se comparer pour l'élégance aux constructions analogues de Bruxelles, Louvain, Audenarde, etc.
Une grande statue en bronze, exécutée par Frison et inaugurée
182 Bovte2d. YALENCIENNKS. De BruxeUei
en 1853, représente le célèbre compositear OrUmdo di Lasso ou Roland dt Laitre^ né à Mons en 1Ô20.
Halplaquet, à 1 lieue SE.. de Mons. Les Autrichiens sous le prince Eugène^ les Anglais et les Néerlandais sous le duc de Marlboronyh^ remportèrent ici, le 12 sept. 1700, une éclatante victoire sur les Français commandés par le maréchal de Villarê. Ce succès, toutefois, leur coûta 20,000 h. Dans le voisinage, le 18 mai 1794, Fichegru batUt le duc dTork, lui lit 1500 prisonniers et lui enleva 60 bouches à feu.
Jemmapes, àll.O. de Mons, défaite de 22,000 Autrichiens commandés par le duc AWert de Sare-Teschen^ par 50,000 Français, sous les ordres de Z^MwotiW** et du duc de CAar/r«« (Louis-Philippe), le 6nov. 1792. Les Autrichiens se retirèrent derrière la Meuse.
dr. St'Ohislain y sur le canal de Mons à Cond^, où se transportent les riches produits des bouilières de Mons.
g. Homuy grand village, exclusivement habité par des ouvriersmineurs, qui y demeurent dans de grandes casernes.
g. Boussuj où le général autridiien de Beaulieu surprit les Français sous Biron. Ce fut une défaite de peu d'importance, mais remarquable par le „ sauve qui peut ^ désordonné des Français.
Suivent à dr. ThtUin, fr. Quiévrainj douane belge, BLanc-Misserony douane française. Pour certains convois la visite douanière se fait à VaUnciennes. Le paysage cbange de face ; des terrains de culture, d'un aspect monotone et dépeuplés d'arbresj succèdent aux campagnes verdoyantes et populeuses du Hainaut.
g. Valenciennes (Poste; * Hôtel des Princes i * Restaurant de la gare)t très-ancienne ville fortifiée, de 23,263 bab., sur l'Escaut j les rues du centre sont étroites et sales; sauf ïhôtel'de-vfUey qui présente un mélange du style gothique et moderne, la ville n'offre rien qui puisse engager l'étranger à interrompre son voyage. £n cas d'un séjour forcé de quelques beures, on peut se divertir en visitant le musée de la ville, qui possède quelques Rubens. et l'église St'Oéry, où l'on voit une fort belle Descente de croix du même maître. Valenciennes est la patrie de l'historien Froissard, à qui l'on a érigé une statue en 1856. Valenciennes faisait jadis partie du Hainaut. Turcnne l'assiégea en vain en 1656. La paix de Nimègue fit passer cette ville à la France qui la fit fortifier par Vauban. T^s ouvrages ne purent néanmoins résister en 1793 aux Autrichiens, Anglais et Hanovriens réunis sous les ordres du prince de Cobourg. L'année suivante elle fut reprise par les Français.
Au sortir de la station de Valenciennes, le convoi franchit VEscatU. Dans le voisinage, à g. de la voie ferrée, s'étendent les vastes établissements houillers d'/lnttn. Près de Raismes, la voie s'engage dans une grande forêt.
Les stations qui suivent sont WalUrs, Somain et Montigny. La contrée ne présente que des plaines.
dr. Douai (Hôtel de Flandre), sur la Scarpe, est une villeforte, de 20,528 hab. La ville, située à quelque distance de la station, a une physionomie beaucoup plus riante que Valenciennes. L*h6lel-de-^iUej avec son beffroi à cinq tours, est un des édifices -civils du i&® nècle les plus remarquables que Ton rencontre dans
7i Parts. AURAS. 28. RouU. 183
les anciens Pays-Bas. La tour du milieu est couronné^e du lion de Flandre supportant la girouette.
L'éfole d'artillerie et Tarsenal :font de Douai une place d'un f rand intérêt militaire Sa fonderie de canons fournit à Tartillerie française une grande partie de ses bouches à feu.
C'est à Douai que se raccorde le chemin de fer de Oand- Oourtrai-LUle (p. 153).
Suivent les stations de g. Viiry, g. Rcmjc^ première station du département du Pasnie-Calais, et Ams (Hôtel de V Europe )j cheflieu de ce département, autrefois capitale du comté d'Artois. Cette Tille, fortifiée par Yauban, est située sur la Scarpe et a 25,271 hab. ; elle est riche en manufactures et lé si^^ge d'un évêché «t d'une des trois écoles du génie militaire. La Grande Place et la place de l'H ô tel-de-ville , entourées d'édifices datant des 15^, 16 et 17® siècles, parmi lesquels on remarque surtout rhôt«l-de- Tille et la tour du beffroi, présentent un aspect tout à fait pittoresque. L'autorité défend de faire aucun changement à leur façade.
Lorsque, en 1640, les Français firent l'assaut de la ville, occupée alors par les Espagnols, ils trouvèrent l'inscription suivante au-dessus d'une des portes: „Quand Us FrançaU prendront Arras, les itmrii mangeront les chats.** Les vainqueurs laissèrent subsister cette présomptueuse inscription, en effaçant toutefois la lettre initiale du mot prendront.
Les stations de BofUuXj Archiei'le- Grand, Albert et Corhit, petite ville célèbre par son ancienne abbaye (l'église ressemble i Notre-Dame de Paris), et dont les fortificvations ont été rasées par Louis XI Y, n'ollrent que peu d'intérêt. La voie franchit la Somme à plusieurs reprises.
Longdeau (/"Restaurant de la gare), près d'Amiens, est la station où vient se raccorder la ligne de Boulogne à Amiens. Les voyageurs en destination d'Amiens changent de voiture et sont transportés en 10 minutes à la grande gare de cette ville (•Restaurant de la gare, excellents pâtés de canards).
dr. Amieu (Hôtel de Franoej Hôtel de Paris; Hôtel du EtMn •dans un petit jardin près de la station, chambre l^s fr., déj. 1 fr.; Hôtel de l'Univers) est une des principales villes manufacturières de la France; elle a 52,149 hab. et est située snr la Somme. Jadis capitale de la Picardie, elle est aujourd'hui le chef-lieu du département de la Somme ; dans les temps modernes elle a acquis quelque célébrité par le traité de paix conclu en 1802 entre la France et l'Angleterre.
La ^cathédrale d'Amiens est un des plus beaux monuments gothiques de l'Europe; elle a été construite de 1220 à 1288 par Robert de Luzarche, Thomas de Cormont, et Renault, fils de ce dernier; longueur 136 m., largeur du transept 69 m.; le clocher du milieu (la floche de la croisée) a 111m. de hauteur; les deux tours* tronquées sont restées inachevées et ne s'élèvent guère au-
184 Boute 28, AMIENS. 7>e BmxeUeê
dessus du ciusinr; celle du N. date du 15^ siècle, Tautre du 13®; les contreforts ont été resUurés de 1839 à 1842.
Tout rëdifice se distingue par rbarmonieuse unité du style, par l'élégance et le fini des détails; surtout le côté 0., acheYé" vers la fin du 14® siècle. Ici trois portails , profonds, élevés et richement ornés de statues et de reliefs , forment rentrée princi- • pale du temple. Les reliefs du portail du milieu représentent la jugement dernier; les statues figurent les douze apôtres. L'image du Sauveur („le beau TJieu d*Amima^) qui surmonte le pilier de séparation entre les deux vantaux du portail du milieu, est d'un fort , beau travail. Au-dessus du portail de droite , on voit la mise au tombeau, Tassomption et le couronnement de la Vierge, aa-dessu» de celui de gauche, l'histoire de St-Firmin, l'apôtre de la Picardie.
L'église a trois nefs, celle du milieu a 42 m. de hauteur, le» bas-côtés 20 m. Les magnifiques rosaces des fenêtres ont 35 m. de circonférence. Les colonnes, diminuant vers le haut, font paraître la voûte plus large que le pied. Autour de la nef principale, au-dessous des fenêtres, règne une galerie (triforium) qui offre un point de vue fort commode pour embrasser l'ensemble de l'intérieur. Nous recommandons également de faire le tour de l'église au dehors, ainsi que l'ascension de la tour. Le sacristain demeure à côté du portail N. de la façade occidentale (pourboire 1 fr.]. Le suisse montre l'intérieur de l'église, mais son concours est inutile, les choses remarquables se présentant d'elles-mêmes à la vue.
Ce sont d'abord, dans le transept S., des reliefs du commen» cernent du 16^ siècle, dorés et peints, représentant en quatre di** . visions rhistoire de St-Jacques le Majeur ; au-dessous, des tablettes couvertes des noms des membres de la confrérie „du Puy", audessus, de petits bas-reliefs modernes en marbre.
Puis, dans le transept N., des reliefs du même genre et de la même époque, représentant, également en quatre divisions, les marchands expulsés du temple et d'autres événements relatifs au temple de Jérusalem. Le cercueil en pierre qui se trouve à. côté, accuse le 11^ siècle et pourrait bien avoir servi de fonts baptismaux.
Le mur du chœur septentrional est décoré de l'histoire de St-Jean- Baptiste; celui du midi, dans la première division, de l'histoire de St-Firmin, et dans la seconde, de la découverte de son corps; ces sculptures ont été exécutées en 1489 et 1530.
Derrière le maître -autel se trouve lOf mausolée du chanoine Lucas, exécuté au commencement du siècle dernier par Blasset; ce monument, qui passe pour le plus beau de la cathédrale, est orné de la statue du chanoine, de celle de la Vierge, et, entre ces deux, d'un ange assis qui pleure, connu, et peut-être un peu 'rop vanté, sous le nom de ,,l' enfant pleureur".
Les stalles, sculptées en bois au commencement du 16^ siècle^ ritent également l'attention.
h Paris. CLERMONT. 28, RouU. 185
A rentrée do eltOBtit) deux grandes statues de marbre, St-Vinrent-de-Paule et St-Charles-Borromée.
Outre la cathédrale, Amiens ne possède rien qui puisse intéresser le voyageur. Sur la Grand'Place, que Ton traverse en venant de la station pour entrer en ville, on a érigé en 1849 la statue du célèbre linguiste et archéologue Dufresne Ducatiffe, né^ % Amiens en 1610, mort en 1688.
Nous reprenons à Longdeau (p. 188) le convoi de Paris.
La première station est Boves, avec les ruines d'un château ^ dans lequel Henri IV, „ce vert galant", donnait ses rendez-vous à la belle Gabrielle d'Estrées. Belle vue sur la vallée de la iVoj/«; puis vient un pays de tourbières, de craie et de calcaire.
Les stations qui suivent sont dr. AiUysur-Noye t dr. Dreteuii (la ville est à 8 kil. du chem. de fer), g. 8aint-JvM^ dr. Clermont (hôtel du Croissant), ville de 5144 hab., gracieusement assise sur la pente d*un riant coteau, que couronne un ancien château converti en prison. Le paysage devient de plus en plus attrayant et animé.
g. Lianeouri, avec un vieux château, construit vers 1640 par la comtesse allemande Jeanne de Schombourçy devenue duchesse de Lianconrt. L'église, qui date de 1578, est fort jolie. Un seigneur de Liancourt, Nicolas du Plessis d'Amerval, homme estropié de corps et d'esprit, fut gratifié de la main de Gabrielle d'Estrées par Henri IV, à condition qu'immédiatement après son mariage il disparaîtrait et ne remettrait plus jamais les pieds chez sa femme.
Avant d'arriver à Oreil (♦Restaurant de la gare), la voie s'engage dans la vallée de VOise. Sur l'île formée par les deux bras de la rivière, se trouve la fameuse fabrique de porcelaine opaque. C'est à Creil que la ligne directe de Cologne à Paris par Namur, . Charleroi, Erquellnnes et Saint-Quentin, vient se réunir à la ligne Bruxelles-Mons-Paris. V. p. 186.
Embranchement en 1 h. (NO.) de Creil à Beauvaia, qui possède une cathédrale gothique très-remarquable. Le chœur et le transept sont seuls achevés. Us se distinguent par leurs dimensions, surtout la hauteur: nef centrale haute de 45 m., large de 15 m.
Suivent les stations de St-Leu, église en style de transition du 12® siècle , Précy , Bovan , Beaumont-iur^Oise , avec une tour gothique ; Isle-Adam^ un des points les plus ravissants de la ligne, AuverSj Pontohe, charmante petite ville, que domine l'ancienne église de St-Maclou, bâtie sur un rocher, Herblay^ FranconviUe, F.rmontj Enghien-lea-Bams et Monimortney.
Le convoi effleure ^un des forts détachés des fortifications de Paris (le fort de la Brichejj atteint la Seine, franchit le canal de St-Denis, puis s'étant arrêté à St-Denis (célèbre abbaye, tombeaux des rois de France), il entre après quelques minutes (à dr. le Montmartre^ dans la gare de Paris (station du Nord). — Hôtels: *Orand Hôtel du Louvre, rue de Rivoli; *Grand Hôtel, boulevard des Capucines; *Hôtel du Rhin, place Vendôme 4; Hôtel des Etrangers rue Vivienne 3 ; *Hôtel de Bavih'e, rue du Conservatoire 17, et-
186 RÙUU28. ST-QUENTJN.
B. Par Koni, Hastmoat et St*(|iieatlxi.
C'est la route suivie par les convois de vitesse, qui effectuent le tn^ <318 kilom.) en 7 h. 45 m. (celui de Taprès-dîner en 6 h. 25 min.). Trains ordinaires en 9 h. 45 et (1& nuit) en 11 h. 10 min. Prix, trains de vitesse, 1>* cl. (le train du soir n'a que des 1'« cl.) 34 fr. 60, 2« cl. 26 fr.; trains ordinaires, 32 fr. 55, 24 fr. 40, 17 fr. 60 c.
De Bruxelles à Mon^y voy. R. 28 A. p. 180. De Mom à Haïuh montj les stations sont Cuesmeê (houillères), Fremeriei, village populeux, avec des houillères, Quévy^ Feignies (1'® stat. sur territoire français). A Hautmont se raccorde le chemin de fer venant de Namur par Gharleroi, Erquelinnes et Maubeuge; suivent Au^noye, Xa&dreeiei, petite ville-forte, située sur la Sambre, Le Coteau^ Cambrùiê (traita de paix entre la France et TËspagne, 15Ô9), Busignyy Bohftin, Freanoy-U-Orand^ Esêigny-Ur Petit.
St-Quenti]! (*mui du Cygne), ville Jadis forte, de 27,000 hab., entre la Somme et le canal de St-Quentin , le AiàgU9ta Viromanduorum de.s Romains, est un des centres de l'industrie linière et cotonnière. On y remarque une cathédrale, beau monument gothique, et un hôtel - de - ville du même style. Le musée possède un grand nombre de pastels du peintre Latour. L'endroit est célèbre par la bataille gagnée le 28 juillet 1557 par les Espagnols et leurs alliés, commandés par Emmanuel Philibert de Savoie, sur Tamiral Goligny et le connétable Anne de Montmorency. Suit la stat. de MonteseouH (à 2 1. 0., le château de Ham, où séjournèrent d'illustres prisonniers: les ministres de Charles X, l'empereur Napoléon III, les généraux Ghangamier, Lamoricière, Gavaignac); Tergnier, station pour la forteresse de Lm Fhre, située à 1 1. E. de là; Chauny, ville de 7654 hab., AppUly, Noyon, petite vUle avec une belle église du 12^ et 13^ siècle, patrie du réformateur Calvin,
La vole continue à suivre la vallée de l'Oise et passe par les stat. d^OurseampSy Ribécourt, Thoutotte.
OompiègB0, ville de 10,364 hab. ( Cloche f Hôtel de France; Soleil d^or), depuis les t«mps les plus reculés le séjour fovori des souverains français. Le château actuel , construit par Louis XV, a été considérablement agrandi par Napoléon 1^'. La forêt de Gompiègne a une superficie de 14,859 hectares et est coupée par 3ÔÔ chemins. La ville n'a d'intéressant que l'hôtel -de -ville et l'église de St-Antoine. Ce fut près du pont que Jeanne d'Arc fut faite prisonnière par les Bourguignons.
Les dernières stat. qui précèdent Creily où se raccorde la R. 28 A., sont Verberie et Pont Sainte^Maxence. De Creil à Paris v. p. 185.
On peut aussi, pour se rendre do Bruxelles à Paris, suivre deux autres itinéraires, naturellement un peu plus longs ^ savoir:
a) Bruxelles, Alost, Oand, (voy. p. 112), Courtrai, Mouscron, Lill» (pp. 151— 1&3), Douai; de là à Paris, voy. p. 183.
b) De BruxelUê à Namur (v. R. 23 et 25), de Namur à Charleroi (p. 165), enfin de Charleroi à Hautmont^ oh Ton rejoint la route décrite ci-dessus. €ette dernière section passe par la vallée de la Sambre \ stat. : Thuin^ Lobbe»^ magnifiques raioea d^une ancienne abbaye. Erquelinnes^ frontière belge. Jeumonty frontière française, Xaubonge, petite forteresse sur la Sambre, 8700 hab.
La route 28 A. est sans contredit la plus intéressante pour le touriste.
Plan et frais de voyage (comp. pp. 1 et 2). Depuis Inachèvement des chemins de fer reliant la Hollande à la Belgique et à TÂllemagne, voici comment les voyageurs pressés, venant de ce dernier pays, ont coutume d'organiser leur voyage.
De Cologne à Vtrechtj par le chemin de fer en 7 h. ; séjour l Utrecht (ascension de la tour, promenade dans la ville) 2 h. ; le soir, par le chemin de fer en IV4 h., à Amsterdam 1®' jour.
Amsterdam (port, jardin zoologique, musée, bourse,
le soir au théâtre) '^* »
Jiroekj le matin, Zaandam, Taprès-dîner .... 3® „ Harlem, la grande église et la collection de tableaux du Pavillon; Lcyde, musée Siebold, musée des antiquités, musée d^histoire naturelle; le soir au théâtre
à La Haye 4« „
A 6 h. du matin, excursion à Scheveningen, bain de mer et déjeuner; de là, promenade à la Maison du Bois. Au musée, voir le taureau de Potter et Tanatomie de Rembrandt; coup d'œil rapide sur le cabinet des curiosités ; à 4 heures dîner à Scheveningen ; le soir,
promenade au bord de la mer ^^ »
Promenade dans les rues de La Haye; Delfty tombeau du prince d'Orange; Rotterdam, ascension de la tour, monument d'Erasme, promenade en ville et le
long de la Meuse 6* „
Voyage en bateau à vapeur à Anvers . . . . 7® „
Ce voyage de 7 jours suffira pour se faire une idée superficielle du caractère de la Hollande, de ses paysages et de ses villes. Mais le rapide changemen< des situations finit par fatiguer et empêche de recueillir ses impressions. Il sera donc Wen préférable d'y mettre plus de temps et de fiire le voyage par eau sur le Rhin. l'Yssel et le Zuiderzée, et surtout de pousser jusqu'au Helder. Voici comment, à cet effet, on pourra distribuer son temps:
De Cologne à Amhem par le bateau à vapeur. Hart-
jesberg 1 jour
D*Amhem à Amsterdam sur VYssel et le Zuidertée
(bateau à vapeur) 1 „
Amsterdam et Broek 3 »
Excursion li Utrecht et retour à Amsterdam (chemin de fer) 1 „
Zaandam, Alkmaar, Helder et retour 4 „
Harlem et Leyde 1 „
La Haye et Scheven ingère 2 „
Delft et Rotterdam i „
Voyage à Anvers \en bateau à vapeur) i „