‹ La Belgique et la HollandeChapitre 46 sur 73 · S MONNAIE , PASSEPORT , DOUANE · texte numérisé non relu

S MONNAIE , PASSEPORT , DOUANE

Les hôtels de premier ordre (comp. p. 6) comptent poar la chambre par jour 1 & IV2 A-» pour le déjeuner (th^ avec du pain, du beurre et du fromage) 70 cents, pour la table d'hôte avec vin 2V2 A-» service V2 A- A 1 h. les Hollandais ont l'habitude de prendre un second déjeuner, compose de rafe, de pain, de beurre et de fromage. Comme on dîne tard, il n'est plus question de souper. Les hôtels sont en général moins bien tenus en Hollande quVn Allemange et en Belgique; il faut s'être fait un peu aux mœurs hollandaises pour ne pas être disposé à se plaindre d'un certain manque d'attention pour les étrangers de la part des hôteliers. L'hôtelier de bonne souche hollandaise n'est pas plus aimable envers ses compatriotes; il est naturellement froid, voilà tout. Quelques hôtels allemands, à Amsterdam, font une louable exception à cette règle.

Deux florins de pourboires (p. 8) par jour suflïrotit.

Les dépenses né ce^-s aires ne dépasseront donc pas 6 à 7 fl. par jour. En y ajoutant, en moyenne, 3 à 4 fl. pour frais de transport, menues dépenses, théâtre, nous estimons les ft^is journaliers d'un voyage en Hollande à 10 fl., soit 21 fr. 16 cent. On pourra réduire cette somme en déjeunant au café et en prenant son dîner au restaurant, c'est-à-dire en se contentant pour le déjeuner d'une tasse de café avec du pain et pour le dîner d'un beefsteak avec de la bière. Toujours est-il qu'il vaut mieux déjeuner solidement pour ne pas être obligé de dîner avant les heures habituelles.

Honnaie, passeport, douane. Les anciennes pièces de monnaie en argent ont été refondues il y a quelques années. Celles qui circulent actuellement sont les suivantes : 2V2 A- (ryksdaalder) — 5 fr. 26; 1 fl.; 50 cents; 25 cents (kwuHje); 10 cents (dubheUje); 5 cents (stuiver). Le florin hollandais se divise en 100 cents ou 20 stuiver; cette dernière dénomination, toutefois, est populaire et non pas officielle. Un florin vaut 1 shilling et 8 pences ou 2 fr. 11 cent; le cent, par conséquent, un peu plus de deux centimes. — L'or (guillaumes de 10 et de 5 fl.) n'a plus de cours légal dans les administrations publiques. Comp. p. 3. La valeur du guillaume varie de 9 fl. 60 à 9 fl. 80 cents; le napoléon français vaut de 9 fl. 20 à 9 fl. 35 cents.

Le passe-port (p. 3), aboli pour plusieurs états, n'est en tout cas requis qu'à l'entrée ou à la sortie du pays. Les douaniers sont très-minutieux dans leur visite. Des objets neufs sont sujets au droit, il faut les déclarer d'avance et en indiquer la valeur. Celle-ci ne doit pas être déclarée trop bas, les douaniers ayant le droit d'acheter au prix déclaré, avec 10 p. c. en sus, les objets dont la valeur déclarée leur paraît inférieure à la valeur réelle. Les choses soumises au droit qui sont découvertes sans avoir été déclarées, peuvent être confisquées.

La langpio hollandaise est une variété de la branche appelée

DILIGENCES. Igd

bafi-allemand ; elle ne se distingue que dans quelques détails ûh signifiants de la langue flamande (voy. p. 5). Tandis que Tidiome des Flandres et du Brabant est resté stationnaire sous les gouverji;ienients étrangers qui ont régné dans ces pays, le dialecte hollandais s'est constitué en langue littéraire et grammaticalement réglée. Les influences romanes s'y font fortement sentir et des mots comme cantoor (comptoir), kwarUer (quartier), kapitein (c4ipitaine), rekwest (requête) et beaucoup d'autres emprunts faits à la langue française « se rencontrent en foule dans le dictionnaire hollandais. Les Hollandais peuvent se glorifier d'une littérature riche en productions de tout genre.

JDiligenoes. Le service des messageries est établi sur le même pied qu'en France, c'est-à-dire abandonné à l'industrie privée; il n'y a que la poste aux lettres qui soit placée sous la surveillance directe du gouvernement. La poste hollandaise (mesure de longueur) peut être faite par un bon piéton en moins de IVa h.; elle équivaut à 7408 mètres. Les Hollandais comptent les distances par heures de marche (uren gcutni). Deux chevaux de poste coûtent, le pourboire compris, environ 2 fl., soit 4 fr. 25 c. par poste (mille). Les diligences font une poste en moins d'une heure; le prix d'une place revient à V2 ^- P**" poste.

Pour connaître le départ des diligences, il faut s'informer auprès des diverses entreprises de messageries, chacune faisant partir à une heure différente.

Une bonne et spacieuse voiture de louage, prise pour plusieurs jours, se paie 15 fl. par jour, les barrières et autres dépenses comprises ; les journées de retour sont payées en plein, que le cocher revienne avec ou sans la société qu'il avait chargée au départ. Pour de grandes excursions à faire en une seule journée, on paie un peu plus.

Les routes sont excellentes: la plus grande partie de la Hollande étant entièrement dépourvue de pierres, la plupart des chaussées sont pavées en petites briques (kUnkers) fert durep, ce qui les rend très-unies et en tout cas plus agréables que le pavé de» chaussées belges et françaises. Les frais de construction des chaussées hollandaises sont évalués à 26,000 fl. par mille; c'est à cela qu'il faut attribuer l'élévation des péages. Gomme presque toutes les grosses marchandises sont charriées par eau, les chaussées ne sont employées que par des voitures légères et sont par conséquent moins sujettes à la détérioration.

Trekiolmiteii. Les canaux (p. 194) sont aussi nombreux en Hollande qu'ailleurs les chaussées. Ils offrent des occasions de voyage dans toutes les directions du pays. Les barques qui font le service du transport de voyageur.*, s'appellent trekichuUen (mot formé de trekhen, tirer, et de sehtUiy bateau). La cabine de l'avant (nûm) est tout à fait séparée de celle de l'arrière (roef), qui est la meilleure, de telle manière qu'il faut passer par le pont

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