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PARTICULARITÉS HOLLANDAISES

pour coBimuniqiier de Tune à Tautre. Une petite porte basse conduit de la dunette dans le rotf^ où se trouvent un étroit fanapé et une petite table, et qui peut abriter tout au plus 10 personnes. La barque, flottant sur une eau presque immobile^ est traînée par un seul cheval, monté par un conducteur (jager) et attelé à un cable d'environ 100 pieds de longueur. Les conducteurs montrent beaucoup d'adresse à faire leur métier, surtout quand il s'agit d'éviter les bateaux qu'ils rencontrent. Généralement ils marchent au petit trot, mais ils font rarement plus d'une lieue par heure.

Le pnx des places est à peu près le même que celui de la dernière classe des chemins de fer. Toutefois , on réclame ordi- nai rement en sus du prix une légère gratification pour ie haleur (5 ou 10 cents).

Particularités hollandaises. Les villes de la Hollande sont généralement coupées dans tous les sens par des canaux (çrach^ ten)^ dans lesquels on voit toujours un certain nombre de bateaux à l'ancre ou en circulation. La communication entre les différents quartiers se fait au moyen de ponts-levis (ophatdbruggen). Les rues qui longent les canaux sont ordinairement boTdées d'arbres.

Les maisons ont des façades étroites; elles sont construites en briques de couleur rouge foncée, dont les jointures sont enduites de chaux blanche; elles ont de 3 à 6 étages. Presque toute U hauteur de l'étage inférieur est absorbée par d'énormes fenêtres à coulisses. Souvent les pignons «ont pourvus d'une poutre avançant sur la rue et servant h. hisser des marchandises ou des provisions. Les caves sont fréquemment habitées ou servent de cuisines. Dans les petites rues latérales, les. portes des caves sont parfois surmontées d'une petite enseigne portant : „ Water en vuur te koop" (de l'eau et du feu à vendre): c'est ici que les petits ménages viennent acheter pour quelques cents l'eau chaude nécessaire pour leur thé ou leur café, accompagnée d'en peu de tourbe allumée.

A tous les quarts-d'heure, les clochers des églises ou des édifices publics font résonner un carillon (p. 115), reproduisant une phrase de quelque mélodie connue. Il faut s'y être habitué, pour ne pas trouver insupportable à la longue cette sonnerie perpétuelle.

Le gaper (bailleur), c'est-à-dire un buste en bois peint, représentant ordinairement une tête de Turc ou de Maure, est l'enseigne consacrée des magasins de drogueries. Une espèce de couronne ornée de feuillage, d'épis de blé, de chiffons de soie et de clinquant, et suspendue sous le pavillon hollandais, annonce un débit de harengs frais. Les inscriptions - „tapp«rO''' ou „hier verkoopt men sterke dranken" signifient „ cabaret" on „ici on vend des liqueurs fortes". „Dit huis ia te huur"j veut dire: „ cette maison est à louer".

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Dans les Cafés on Yolt sur chaque table un petit rétbaud, appelé komfoor (chauffoir) et rempli de balles de sarrasin ou de tourbe biûlante couvant sous la cendre. Autrefois Thabitude était d'offrir à toute personne qui entrait une pipe de terre; la prédominance du cigare a fait abolir cet usage. „Jan^ aannemen" (garçon, mou manteau, ou sembl.)» v^^^n, een vlammetje'* (un peu de feu), ,, J/m, een aneeuwbalUtje" (un verre de genièvre avec du sucre, litt. une petite boule de neige), sont des locutions qui retentissent constamment dans Tintérieur des Cafés. Le garçon s'appelle toujours Jan (Jean).

Les femmes hollandaises ne sauraient se passer de chaufferettes (ttoofjes); on en voit des centaines entassées dans les églises.

Les kermesses représentent le carnaval des Hollandais, et feurnissent aux classes inférieures une occasion toujours bienvenue de boire et de godailler. On nous a dit qu'il arrive souvent que des servantes, en s'engageant, 'ont soin de se réserver quelques journées de vacance pour Tépoque de la kermesse. Elles vont les passer en parties de plaisir avec leurs amoureux; on prétend même qu'il y a des galants à louer pour ces jours-là, et qu'il arrive parfois que deux filles, par économie, louent un ^bon ami'' en commun. Des bandes de jeunes gens et de jeunes filles, échauffées par le genièvre, parcourent en plein jour les rues, en gambadant, criant et chantant. On ne saurait dire que les kermesses présentent les mœurs hollandaises sous un jour très-favorable. — Les marchands de gaufres et de „broedertj€8** font d'excellentes affaires pendant ces jours de réjouissance. Une partie de leur baraque sert à confectionner les gaufres; l'autre, divisée en cellules, à les servir aux amateurs, qui ne manquent pas de les arroser de vin ou d'autres boissons. A l'entrée de la baraque, une femme généralement d'un extérieur robuste, assise sur une élévation, est occupée à distribuer de la pâte dans les petits compartiments circulaires de 8a poêle, et à faire cuire ces petits gâteaux ronds, connus sous le nom de „broedertJes** et qu'elle entasse devant elle à la disposition des passants.

Dans quelques villes, il est d'usage d'afficher sur les maisons où se trouve un malade, un bulletin signé du médecin et indiquant jour par jour l'état de la santé du malade; c'est un moyen de satisfaire la curiosité et l'intérêt des amis en évitant le bruit ou les dérangements des visites. Un bulletin semblable affiché k la porte des grandes maisons, annonce aussi la naissance d'un enfant; pendant huit Jours il est ainsi fait part de la santé de la mère et du nouveau-né. Ces avis sont rédigés de la manière suivante: „De kraamvrouw en het lând tijn naur omatandigheden welvarende" (l'accouchée et l'enfant se portent bien pour la circonstance) ou „de kraamvrouw en het kind hebhen deten nackl redelijk wel doorgebracht ** (l'accouchée et l'enfant ont fort bien passé la nuit) Aux visites de couches (kraamviaiten), on sert

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