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D'Amhem à Amsterdam par Utrecht

Chemin de fer (nederïandsche Rynsporœeg) . Parcours: train express en 2 h., train ordin. en 3 h. Prix: express 5 fi. 70, 4 fl. 60, train ordin. 4 fi. 70, 3 fl. 80, 5 fl. 40 cents.

Dès la sortie de la station, la voie présente quelques beaux coups d'œil à droite sur le Hartjesberçj à gauche sur le Rhin et la Betuwe (p. 203) : puis elle s'engage dans de profondes tranchées et atteint, près de la station de Wolfheten^ la grande bruyère qui

ZEIST. 31. Route. 213

s'ëtend jusqu'au Zuiderzée. Plusiers fois cette vaste plaine servit de champ de manœuvres aux années hollandaise et française. En 1804, les Français campés sous les ordres du maréchal Marmont, pour célébrer le sacre de l'empereur Napoléon 1®*", élevèrent un monticule de terre, appelé la Pyramide^ que l'on aperçoit sur la lisière du bols qui couronne les hauteurs de droite, entre Ede (station pour la ville de Wageningen, située à IV2 lieue S.; v. p. 206) et Veenendaaly village célèbre par le miel qu'il produit. Les malsons de paysans au delà de cette dernière station furent en partie submergées en 1855 par suite de la rupture des digues; les voyageurs du chemin de fer y étaient alors transportés en canots jusqu'à une distance de V^ de lieue.

Suit la station de Maarsbergen. A l'approche de la station de Zeisi ( Driebergen) le terrain commence à présenter une culture plus riche et plus soignée. Le village de Zeist reste caché. C'est un des principaux établissement^ de la secte religieuse des frhres moraves, qui y possèdent une maison d'éducation avantageusement renommée. Toute la communauté vit dans de vastes bâtiments communiquant l'un avec l'autre, et pratique en quelque sorte la communauté des biens et différents autres usages particuliers. Les environs sont dans un état florissant de culture; jardins, vergers, bols champs, tout présente un aspect riant et prospère. Après la moisson, le blé est amassé en tas circulaires d'une forme bizarre et couvert d'une toiture.

Avant d'arriver à Utrecht, on rencontre à droite et à gauche quatre petites redoutes (lunettes) bien conservées, mais qui ne servt^nt plus qu'aux exercices de l'artillerie. La route franchit le canal (Rijnvaart) qui relie la ville d'Utrecht au Leck (p. 206). Cette ville présente un site des plus charmants au milieu de jardins. Café-restaurant près de la station, tasse de café 50, de thé 55, demi-bout, de bière de Bavière 20 cents.

VtrechU "voy. p. 214 La route traverse une vaste plaine couverte de pâturages. Elle côtoie à droite pendant quelque temps le Vecht (v. p. 215), qui cependant ne se montre que rarement aux yeux des voyageurs. Le service de la trekschuit (p. 189) ne se fait plus sur le Vecht que pour les marchandises; c'était Jadis un des trajets les plus agréables de la Hollande. Les deux côtés de la rivière et de l'ancienne grande route sont bordés de villas (p. 192) et de jardins, appartenant pour la plupart à des négociants d'Amsteidam. C'est pour ainsi dire un jardin continuel; c'est là que les Hollandais étaient particulièrement leur talent spécial pour la culture des fleurs. Le chemin de fer ne laisse voir que bien peu de ces beautés horticoles.

Les stations de la voie ferrée sont d'abord Maarasen^ Breuheleny Nieuwersluis, où le convoi franchit le Vecht, puis Loenen- Vreeland et Abcoude. A partir de là, la contrée se couvre de jardins et de canaux ; toutefois, les environs immédiats d'Amster-

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dam ne se composent proprement que de polders (p. 194). Le plus remarquable, et peut-être le plus profond de toute la Hollande (plus de 5 mètres au-dessous du niveau de la mer, lors du flux environ 10 mètres), est le Diemermeer^ que Ton traverse avant d'entrer dans la station d'Amsterdam. Voitures, v. p. 251.

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