Harlem
Chemin de fer. Parcours de Leyde à Harlem en S/4 h., prix 1. tl. jjO, 1 fl. 20 ou 75 c. Stations intermédiaires : Warmond (le grand édifice à dr. est un séminaire catholique), Pet-Oijzenbrug (à g. la nouvelle église de NordtDijkerhout\ Veenenburg^ Hillegommerbeek^ Vogeleruang, avec une nouvelle église gothique. La route traverse ici sur une petite étendue une suite de petits monticules sablonneux d'une grêle végétation; c'est le versant oriental des dunes de la mer du Nord (p. 196). Dans le voisinage de ja station de Vogek-nzang, à 1/2 lieue £., près du village de Bennebroek, est la maison de Ifartencamp, célèbre par le séjour qu'y fit de 1736 à 1738 l'illustre botaniste Linné. Il y jouissait de l'hospitalité du riche comitierçant George Cliffôrd, représentant d'Angleterre près des Provinces- Unies^ c'est ici qu'il écrivit son y^Hortu» Cliffordianus"- et son „8y8tèmf natureV*. Les propriétaires qui ont succédé à Cliflford ont fait dis^taraître les richesses botaniques qui faisaient l'objet de.s études du grand. naturaliste.
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Grande église. HARLEM. 4(K Rouie. 245
Hôtels. Gouden Leeuw (Lion d'or), près de la grande église. Logement van Houtman, bij liet Houthek^ Leeuwerik (alouette), le plus voisin du chemin de fer, station de la diligence pour Alkmaar (p. 279).
Café-rastaimuit. *Nord- en Zuidhollandscbe Koffijhuis, près (ie la action, 15 c. la demi-tasse.
yoiturea de la station en ville à 1 cheval sans bagage 50 c, jusqu'au Pavillon (p. 247) 60 c., jusqu'à Zandvoort (p. 250) 4 tl., Bloemendaal 4 fl., Breederode 6 fl., Velsen 6 fl., plus un pourboire (50 c. à 1 fl.). La diligence pour Zandvoort part tous les jours et coûte 50 cents.
Curiosités principales. L'orgne de la grande église, les tableaux modernes au Pavillon, le musée Teyler. — En marchant tout droit de la station en ville, on traverse celle-ci dans la direction du Xord au Sud et arrive, par le marché et en passant devant la grande église, en 15 minutes de temps, à la porte du bois (houtpoort) et après 10 minutes ultérieures au Pavillon. *
Harlem (Q9,426 hab.), pendant longtemps la résidence des comtes de Hollande, est une des villes les plus propres et les plus belles de Hollande. Comme Leyde, elle eut à soutenir un terrible sii^ge contre les Espagnols, que commandait Frédéric de Tolède, fils du duc d'Albe. Celui-ci investit la place le 11 décembre 1572 et remporta le 13 juillet J573, après avoir essuyé une perte de 10,000 h. La capitulation fut suivie de la mort du commandant, des soldats, des ministres protestants et de 2000 citoyens. Les Espagnols durent évacuer la place en 1577.
Dès l'entrée de la ville, en venant de la station, on passe devant V église cathoUquey bel édifice con»truit en 1843, et portant l'inscription: „Tabemaculum Dei cum hominibtu".
La grande église (St-Bavon) date de la fin du lô^ sièclp,^ et a une longueur de 138 mètres. La voûte repose sur 28 colonnes et est séparée du chœur par un grillage en cuivre, orné de figures et de feuillage. On voit, incrusté dans le mur, un boulet de canon provenant du siège de 1573.. Le groupe en marbre qui est 'placé sous l'orgue, représente la poésie et la musique religieuses. rendant grâce à la ville de Harlem pour la construction de l'orgue. Un monument, placé dans le milieu del'église, est consacré à la mémoire du constructeur des écluFe.^ de Katwijk (p. 244), F. Q. Conrad (f 1808) et de son compagnon Briming (natif de Neckarau près de Mannheim, f 1805) yjNeer- Uznds raad en ackermer tegen de woede der zee en het geweld der atormen"' (conseil et protecteur de la Néerlande contre la fureur de la mer et la puissance des tempêtes). Derrière le chœur est . le tombeau de Biiderdijk (f 1831), le plus célèbre des poètes hollandais contemporains. Les petits modèles de navires suspendus tl un arceau ont remplacé en 1668 d'autres navires analogues placés ici en mémoire de la 5^ croisade, commandée par le comte Guillaume l^*" de Hollande.
La chaire sculptée en bois, avec une belle balustrade de ruivre, date de 1435. Près de là, contre un pilier, se trouve la tombe de Coiter (p. 246).
L'*orgue, placé de 1735 à 1738 par le facteur Chrétien: Muller, a longtemps passé , quant à la dimension et à retendue
246 Route 40. HARLEM. Statue de Laur. Coster.
du son, pour le premier du inonde, a^ant que des ouvrages plus gigantesques eussent été érigés en Angleterre (à York et à Birmingham). Il a 4 claviers, 64 registres et 5000 tuyaux, dont les plus grands ont un diamètre de 15 pouces et une longueur de 10 mètres. 11 constitue à lui seul un bâtiment occupant jusqu'à la toiture tout un côté de l'église et soutenu par des colonnes en porphyre. Le son de l'instrument est d'une puissance incomparable. Sous la main de l'organiste, les premiers accents se produisent en tremblotant et vont vibrer dans les espaces supérieurs de réglise.> Des sons plus doux viennent ensuite se fondre en un flot d'harmonie, puis parcourent en fugue tous les registres de l'instrument: tantôt c'est une trompette qui résonne, tantôt une flûte qui chante, un hautbois émettant ses notes mélancoliques ou un piano qui joue. Le carillon surtout est d'une vérité telle qu'on a peine à comprendre qu'il soit l'eflfet d'un orgue. Vers la fin, c'est une tempête qui mugit, des tonnerres qui grondent avec une force qui fait trembler l'église. — La rétribution payée à l'organiste est de 12 florins, quel que soit le nombre des auditeurs. Il vous montre aussi pour ce prix le mécanisme intérieur de l'instrument. Les mardis et les jeudis de 1 à 2 heures, on joue pour le public, mais ce jeu est loin de vous donner une idée parfaite des moyens puissants et variés de cet orgue colossal. — La tour de l'église, bâtie en 1516, a une élévation de 70 mètres et offre une vue des plus étendues.
Sur la grande place devant l'église, la ville a érigé en 1856 la ^Statue de Laurent Coster, haute de 3^2 mètres, coulée en bronze et modelée par M*" Royer de Malines (p. 234). L'inscription porte: iMurentius JoannU filiua Costenu, typographiœ literis mobilibus et métallo fusia inventer. On sait que les habitants de Harlem revendiquent en faveur de leur concitoyen Laurent Jans- %oon Coster („Coster" signifie sacristain . emploi qu'il occupait auprès de la grande église) l'honneur d'avoir inventé l'imprimerie. Ils prétendent, en s'appuyant de documents histotiques, que dès 1423 Coster exerçait l'art de graver sur bois et de multiplier les impressions; que c'est lui qui a gravé et hnprimé le „Spiegtl onter behoudenis" (Spéculum humanœ salvittionit)^ conservé à l'hôtelde-ville de Harlem. Mais les défenseurs de sa cause ne s'arrêtèrent pas U; ils mirent en avant que Coster fit également usage de lettres mobile», d'abord en bois de hêtre, puis en plomb et en étain. Cette dernière assertion, de l'avis des critiques les plus compétents, manque complètement de preuves historiques solidement établies, et cette vieille controverse est loin d'être terminée, malgré la foule d'écrits qu'elle a déjà fait naître.
L'h6tel-de-yiIIe, dont nous venons de faire mention, renferme une assez belle collection de tableaux anciens et modernes, la plupart de peintres de Harlem (visible tous les joiys de 11) à 3 h., 9 dim. de midi à 3 h., entrée 25 c, catalogue 25 c). I'* Salle
PaviUon. HARLEM. 40. liouU. lAi
^du conseil). Portraits de comtes et de comtesses de Hollande. II. Salle. Portraits. Corridor (au delà de l'escalier). Hems- .fcerfc, Adam et Eve; Orebberj dîner des arquebusiers; Veyts, les '^vangtflistes. III. Salle (grande salle). Tableaux de Come^tston: Versprorik, Souiman^ HulSt HoUtein, van Loo^ Rootentael etc., représentant pour la plupart des assemblées d'arquebusiers et des supérieurs de couyents et de maisons de bienfaisance. IV. Salle. Tableaux de van der Vlfty Wyckf de Heem, Heemskerk, van SehQorelf A. van Vtrechii Berdd^eydej de Bray, AerUen et Vrom. La salle de l'autre côté de la grande salle (III) renferme diverses antiquités, entre autres le drapeau de la ville en 1573 (v. p. 245).
Le côté S. de la ville est limité par le *boiB de Harlem <den houij, magnifique forêt de hêtres coupée de charmantes promenades, et renfermant des daims apprivoisés, des locaux de sociétés particuliàres, des Cafés, etc. On y voit aussi un monument érigé à- l'endroit où Coster tailla dit-on ses premiers types ; ce monument a été inauguré en 1823, lors de la célébration du 400^ anniversaire de l'invention de l'imprimerie.
Dans ce bois, à 10 min. de la porte du bois (houtpoort) et à 25 min. de la station du chemin de fer, est situé le *Pavillon {^PavUjoen Wdgeleçen^ c. à d. Bien situé), maison de plaisance en style italien, bâtie par le banquier Hope d'Amsterdam et vendue plus tard à Louis Napoléon, roi de Hollande. Elle fait aujourd'hui partie du domaine de l'Etat et renferme un musée de tableaux de peintres contemporains hollandais et belges, comprenant environ 250 toiles. L'entrée est du côté S. ; la cour est décorée du fameux groupe de Laocoon, coulé en plomb et complété. Le musée est ouvert gratuitement le vendredi et le samedi, en été de 9, en hiver de 10 à 4 h.; les autres jours (sauf le dimanche), l'entrée s'obtient moyennant une rétribution de 25 à 50 cents. Les toiles les plus dignes d'attention sont les suivantes (nous suivons l'ordre de leur placement en commençant à g. de l'entrée) : 103. Kruaemanf Elisée et la femme Sunamite; 102. Krusemanj jeune fille se reposant; au dessus: *234. Verboekhoven j paysage avec du bétail: *100. Kntseman, Philippe II prenant congé de Guillaume d'Orange, 1559 (v. p. 161); au dessous: 19. i^os&oom, tombeau d'Engelbert II de Nassau dans l'église principale de Bréda (p. 162); 217. P; J. Schotely marine, côte de Zélande ; 15. Bedaff, première assemblée des Etats à Dordrecht (1572); 92. Kobell, troupeau de bœufs; 101. Kruseman, prière devant une Madone; 127 Noël, la Westerkerk à Amsterdam; 201. Begenmorter , forêt avec des bestiaux; au dessus: 168. Payen^ vue de Banda (Java); 183. Payen^ paysage javanais; 221. Springer, hôtel de ville à Yeere; au dessus: 111. Maasy le Samaritain miséricordieux; 108. JMUj intérieur; 216. ..J. C. Schotelj marée montante; ^9. DreibhoU» , côte près de Boulogne; 177. 171.Paym, paysages javanais; en haut: i2A, Navezr ncncontre d'Isaac et de Rebecca; 123. Navets Elisée résuscite )
248 Boute 40. HARLEM. Mueée Teyler.
fils de la Sunamite; au dessous: iiO. Linthorétj fruits; iSS. P. O^ van Os, paysage avec du bétail; 137. J. van Os, ftults et fleurs; 16. Bedaff, la ligue des nobles (lô6ôj: en haut: *211. Radin SaUh (prince javanais), combat d'un buffle avec des lions ;' au dessons : 215. J. C. Sckotely mer orageuse; 109. Lette» un paysan è eàté d'une barrique de biôre; en haut: *97. Kruaemant la mise au tombeau du Christ; au dessous: 245. WcUdorp, mer houleuse; 93. J. Kohell , deux bœufs au pâturage ; 7. Bakh'ui%en , paysage avec les ruines du château de Br^derOde; 191. iV^. Pienemany portrait du peintre J. W.'Pieneman (v. ci-dessous); 161. Paye», paysage javanais: ♦190. ê. W. Pieneman, bataille de Waterloo^ au moment où le prince d'Orange (le roi Ouillaume II, mort 1849) est blesse', au milieu, le duc de Wellington et son état-majof,. grande toile haute de près de 7 mètres, large de 10; 158. Pctyen^ paysage javanais; 50. Dreibholttj vue de Dordrecht par le beau temps; *Ô4. Eeckhoutj mariage du due Jean IV de Brabant aveô la belle Jacqueline de Bavière; ♦Il 2. L. Meyer, naufrage du bateau à vapeur Guillaume II sur le banc de corail de Lucipara, 1837^ très-grand tableau; ♦148. J. van 0«, fleurs et gibier; 142. P.O. van Os, bombardement de Naarden, 1814; en haut: loi. Padmkr Psyché; en bas: 131. Nuyen, forêt; 95. Kremer, la famille Roemer- Visser; 145. P. O. van Os, paysage avec des bestiaux; 188. 189. J. W. Pieneman, deux portraits d'acteurs e^èbres; 130. P. G. van Os , paysage avec des bestiaux ; 74. Hove , vue d'une ville ;. 23. van Brée , le prince d'Orange visite en 1825 les victimes de l'inondation dans la maison des orphelins à Amsterdam; 206. Biquier, Rubens présente le peintre Brower à sa femme; ♦1-94. Poelman, hôtel de ville à Oudenarde (p. 150) ; 24. de Otootf côte d'Angleterre; 43. Deventer, vue de Katwykj 77. Httteipi«, paysage ; 228. Stry , une femme récurant un chaudron ; ^3. Assche, caseade dans les Ardennes; 146. P. O. van Os, la garde nationale devant la lunette de Naarden, 1814; en haut: 67. Hanselaere, Susanneau bain.
Le muBéè Tejler contient des collections diverses, savoir: un appareil considérable d'instruments chimiques, optiques, hydrauliques et électriques (les plus grandes machines électriques de réurope, à 4 batteries, dont chacune de 25 bouteilles, le gsand aimant, le modèle du télescope catoptrique de Herschel), um> laboratoire chimique très->bien fourni, des minéraux, des fossUes, des monnaies , une bibliothèque, quelques tableaux modernes,, de précieux dessins d'anciens maîtres, des objets d'histoire natureLte etc. La ville est redevable de ce musée à la. libéralité d'un riche négociant de Harlem, Pierre Teyler van der HitUtf lequel iliarant sa vie ne s'était guère occupé de sciences et qui cependant légua son immense fortune en partie aux pauvres, en partie en faveur du progrès des sciences. Une certaine somme est allouée tous les ans pour des concours scientifiques.
BLOEMENDAAL. 40. Route. 249
On cite encore parmi les tfteblisBem^ts d'instruction renommés de Harlem le séminaire pédagogique potfr Ta formation d'instituteurs.
La ville de Harlem est célèbre par son horticulture. C'est ▼ers la fin d'avril et au commencement de mai que les immense» parterres de tulipes, d'auricules, d'œillets, que l'on voit se déployer du côté sud du la ville, étalent leurs beautés multicolores et répandent leurs plus suaves parfums. Un des principaux jardiniers fleuristes est M' E. H. Krelage, au Kleine-Houtweg. On trouve chez lui en abondance toutes les variétés imaginables de plantes bulbeuses et d'ornement ; jacinthes , tulipes , renoncules, anémones, camélias, cactus, pélargoniums, primevères, anricules. œillets, etc. Une grande partie des jardins d'Europe s'approvisionne à Harlem; toutefois le commerce des tulipes a considérablement décliné dans les derniers temps, et c'est bien rare aujourd'hui qu'on paie 100 florins pour un oignon. Dans les années 1636 et 1637 il régnait en Hollande une véritable manie pour les fleurs; on spéculait alors en fleurs, surtout en tulipes, comme aujourd'hui en rentes sur l'Etat et en actions. On vendait des oignons que Ton ne possédait pas pour des sommes énormes, en s'éngageant à les fournir pour un terme fixé. Un seul „Sempei* Augustus^ s'est payé 13,000 fl., 200 as de la même plante 4500 fl., 400 as de l'„amiral Liefkenshoek'' plus de 4000 fl., r„amiral Enkhuizen^ au delà de 5000 fl., etc. On rapporte qu'une "seule ville hollandaise aurait à cette époque vendu pour 10 millions d'oignons' de tulipes; et l'on cite une personne d'Amsterdam qui aurait gagné à ce commerce en quatre mois de temps 68^0 fl. Mais quand on vit que les acheteurs se refusaient à payer les sommes convenues et que les Etats eurent décrété^ le 27 avril 1637 que ces sommes pourraient être recouvrées par la voie habituellement suivie pour les dettes ordinaires, 'ces prix exorbitants fléchirent tout d'un coup et l'on put alors se procurer sans difficulté un „Semper Augustus" pour 50 florins.
Les blanoldiseries de toile de Harlem sont redevables de leur réputation à la qualité de l'eau.
Parmi les localités des environs, le beau village de Bloemendaal, avec ses riants jardins et ses cottages, est particulièrement recherché comme promenade (vigilante, v. p. 245). Il est situé à 1 lieue NO de la ville et appuyé contre les dunes; le climat y est tellement doux , qu'on a pu y planter des vignes. Les lapins pullulent dans ces dunes et on en tire de fortes provisions pour les cuisines de Harlem. Aussi les anciens habitants de ces côtes s'appelaient-ils Caninefates, ou „mangeurs de lapins^ Le point le plus élevé de cette chaîne de dunes, à 80 mètres au-dessus du niveau de la mer, est la montagne de Bréderode ou les mairehei bleue$ (Blaauwe TrappenJ^ immédiatement derrière MetrenberÇy où est établi le grand hospice provincial des aliénés»
250 HouUdO. ZANDVOOBT.
à l'endroit où cesse la palissade, et où monte un sentier sur la main gauche. De cette hauteur on jouit d'une vue qui embrasse i TE. toute la plaine de la Hollande septentrionale avec ses belles cultures et ses forêts, la ville de Harlem, les lacs de Harlem et de Wijk, TY, la ville d'Amsterdam et les nombreux moulins à vent de Zaandam. A TO. la vue s'é.tend sur les monticules formas par les dunes (p. 196), qui ondulent le terrain jusqu'à la mer et dont les uns sont chétivement revêtus de gazon, les entres dépourvus de toute végétation. Au pied de ces dunes on voit, entourées de verdure, les imposantes ruines en briques rouges du château de Bréderodcy jadis résidence des comtes de ce nom, qui ont joué un rôle si remarquable dans l'histoire du pays (p. 69J. (Le bon restaurant VeUerend est à quelques pas de Ja ruine.) D'une autre hauteur, à 10 minutes environ du village d'Overveen, on a le même panorama, mais un peu plus restreint et sans le pittorresque premier -plan que forme le château «de Bréderode.
Zandvoort, situé à 2 1. SO. de Harlem (1 heure de voiture, vigilantes et diligence, v. p. 245), est un village de pécheurs qui s'étend à l'extrémité de la chaîne des dunes, et qui commence à faire une concurrence sérieuse aux bains de Scheveningen. Il est particulièrement fréquenté par les habitants d'Amsterdam. Le genre des vie de baigneurs, les prix et les habitations ne diffèrent pas de ceux de Schevingen; 8eul»>ment Zandvoort est beaucoup plus tranquille. Au Curhaua on paie 33/4 fl. par jour pour la pension. Bain, 65 cents, plus 15 cents de pourboire.
Chemin de fer peur Ameterdam (parcours en V2 h., prix 1 fl., 70 et 45 c.)- Le canal et la grand'route courent parallèlement l'un à côté de l'autre. Au sortir de Harlem, on remarque sur la dr. une tour-forte bâtie depuis peu , le Fort aan de Liede, A dr. s'étend une vaste plaine semée de nombreuses petites habitations de construction toute récente Cette plaine porte aujourd'hui le nom de Harlememutr-Polder (polder de la mer de Harlem) et formait encore il n'y a que 20 ans une vaste nappe d'eau d'une longueur de 6 lieues sur une largeur de 3 lieues et une profondeur de 14 pieds, qui s'appelait \e lac ou la mer de Harlem. Ce lac s'était produit au 15^ siècle à la suite d'une inondation et avait successivement pris de tels développements, qu'il en surgissait de graves dangers pour les villes d'Amsterdam, de Harlem, de Leyde et d'Utrecbt. En 1839, le dessèchement en fut décrété par les Etats-Généraux ; en 1640 les travaux furent commencés, et en 1853 ils étaient arrivés à leur terme, après avoir absorbé une dépense de 8 millions de florins. Les ventes de terres dans ce polder iounense (p. 195) — c'est le plus grand et le plus nouveau de tous — ont produit en moyenne 478 fl. par hectare. 11 est entouré de canaux (rinçvaairi) et compte déjà
AMSTERDAM. 4L Route. 251
7000 habitante. Les hautes chemini^es appartiennent aux machines hydrauliques qui servent au dessèchement.
A la station de Halfwege, ce qui veut dire „mi-chemin", entre Harlem et Amsterdam, on remarque les puissantes écluses qui séparaient les eaux de VY (prononcez aV) du lac de Harlem avant le dessèchement de ce dernier. Si on les ouvrait, les eaux de l'Y submergeraient toute la contrée sur une étendue de 10 lieues à la ronde, engloutissant aussi bien les digues que les plaines. Bien que le dessèchement du lac de Harlem ait écarté en grande partie ce danger, ce point-ci n'en reste pas moins l'objet d'une sollicitude extrême de la part des ingénieurs. Tout contre la voie ferrée se trouve le vieux manoir de Zwaneriburg (château des cygnes), aussi nommé la maison ter Hart. Le portail en est surmonté de quatre cygnes („armoirie parlante"). Il y a 250 ans, ce château était encore à une distance de 800 mètres du Uc de Harlem; avant le dessèchement, les eaux du lac en baignaient déjà les murailles.
A rapproche d'Amsterdam, on est frappé du grand nombre de moulins à vent qu'on voit apparaître; chacun des 26 remparts de l'ancienne enceinte en . est couronné. Le fossé qui environne la ville a une profondeur de 25 mètres. La station du chemin .de fer est assez éloignée du centre de la ville. L'omnibus de la station à l'hôtel coûte 40 cents, une vigilante pour 1 à 3 pers. 80 cents » pour 4 pers. 1 fl. (on paie habituellement 1 fi. pour la course de la station à l'hôtt'l, sans égard au nombre des personnes).