‹ La Belgique et la HollandeChapitre 65 sur 73 · Amsterdam · texte numérisé non relu

Amsterdam

Hôtels. *HôteI des Pays-Bas, Doelenstraat 21, bonne maison, ch. 1 fl., boug. 30 c, déj. 70 c, dîn. avec vin à 41/2 h. 2 fi. 25 c, serv. 40 c. ♦Oude Doelen (p. 228) et Rondeel, l'un et l'autre dans la Doelenstraat i *Keizerskron, Kalverstraat-, •The 01 d Bible, Warmoestraat, bons vins; Hôtel Oldeweldt, au Nieuwendyk, au centre de la ville-, Oude Graaf; Stad Elberfeld, Achter Burgwal; Munt. sur le Schapenplein, hôtel français. Les prix sont presque partout les mêmes que ceux de Thôtel des Pays-Bas. Kieuwe Stadsh erberg, Buitenkant, tout à côté du débarcadère des bateaux à vapeur; Haas, Papenbrugsteeg i ce dernier a des prir plus modérés. On est très-bien aussi au Café Français, Kalverstraat; seulement on ne peut pas y dîner; ch et déj. 1 fl. 60, b. 30, s. 25 c, bonne bière de Bavière, 20 c. le verre.

Restauranta. *Ebel, Kalverstraat; 'Zoven Kerken van Rom, au Rokin; Jonge Graaf, Kalverstraat; Kersenboom, non loin du Café Français ; Diligencia, ces deux derniers dans la Kalverstraat ; H a n n i e r, cuisine française, au Rokin; Cour de Gueldre, au Nés. Pour de forts mangeurs, les tables d''hôte sont plus profitables que les restaurants. Chez Van Laar, Kalverstraat, près du Dam, la douzaine de bonnes et grosses huîtres se paie 30 cents.

Bière de Bavière et Restaurant. *Ville de Munich, chez Wettig, Warmoestraat 44, le verre de bière 20 c, beefsteak aux pommes 60 c, V2 portion 30 c., œufs sur le plat avec du jambon (ham) la demi -portion 20 c, hareng mariné 15 c, etc.; neuf billards, deux jeux de quilles. Schwab et Kohaus, tous deux également dans la Warmoestraat; on y donne aussi à manger. CaféRoecamm, sur d''Water, bonne bière '1

252 Rouie 41. AMSTERDAM.

Winkelhagen, Amstelstraat ; *ViIle de lï^reniberg, Warmoestraat, Ttonne bière.

Cafét. Poolache Koffyhnis, Café Iran ç ai s (v, p. 251), Nieuwe Koffyhuis, tous trois dans la Kalverstraati Café Roscamm (v. p. 251). Bon Café à Tangle que forme TY avec le canal du Kord, près du tolhiiis; un bateau à vapeur s'y rend toutes les demi-beureç.

Oonflaeurs. Hartmann, Kalverstraat ^ Bu on, Rokin, etc.

Etablissement de natation, dans TT, dock occidental, au delà de récluse, et dans TAmstel, non loin de la station du chemin de fer rhénan. Maint (pi. 71) pour les deux sexes, au Rokin.

Kagasina. Les plus beaux sont situés sur le !Nieuwendijk et dans la Kalverstraat. Libraires: Jmn Mailer, Kalverstraat ^ Seyffardt^ à côté de la Bourse; Sillpke^ Kalverstraat, et autres. Chinoiseries et antiquités, chez Simon Léci Qan*^ Muider Plein 1 , près du Blaaubrug, et chez Boa»' Herg^ côté S. du palais.

Théâtres (fermés du 1^' mai au 31 août). Ôtads Schouwburg (pi. 60), près de la porte de Leyde; Grand Théâtre des Variétés (pi. 50), Amstelstraat^ Théâtre français (pi. 59), Singel. Commencement des représentations, dans le prenùer à o h., dans les deux autros à 8 h. Au Stads Schouwburg (théâtre de là ville) on donne des comédies et des tragédies hollandaises et des ballets. Prix: Loges 2fl., parterre ou bac 11/^ A- — Le Salon des Variétés (pi. 71), Amstelstraat^ petit théâtre a deux rangs de loges, est très- fréquenté', l'entrée est de 75 cents et donne droit à une consommation, consistant en un verre de vin ou de punch. Ce droit est naturellement accompagné de celui de fumer. Dans ces conditions de bien-être, on conçoit que le sftectateur ne soit pas trop exigeant quant au talent des acteurs et au mérite des pièces (vaudevilles, etc.). L'ancien Salon des Variétés sur la Nés (pi. 58), est analogue au précédent; on y joue en allemand. — Dans la salle Frascati (pi. 12) on donne en hiver, les dimanches, des concerts d'orchestre très-bien composés. Entrée 1 fl. En se faisant servir du vin ou autre chose, on vous rachète le billet pour 40 cents. — La nouvelle salle du Parc est la plus grande et la plus belle de la ville; on fait au parc de la musique tous les dimanches de 1 à 4 h. ; le soir, avec accompagnement de feux de Bengale. — Théâtre d'été au Tivoli, devant la porte de Leyde; on y joue généralement en allemand.

Bateaux à vapeur pour Alkmaar (p. 274) 3 fois par jour; Enkhuizen, 3 fois: le Helder (p. 277) 2 fois; Kampen (p. 219) 1 fois; Lenimer (p. 280) 1 fois; Zaandam (p. 2^0) presque toutes les heures; Harderwyk^(p. 219) 3 fois par semaine; Leyde (ç. 239) tous le« jours, excepté le dimanche; Rotterdam (p. 219) chaaue jour; Hoom (p. 279) tous les jours, le dim. excepté; Harlingen (p. 281) tous les jours; Hambourg tous les 5 jours; Hull 2 fois par semaine. Débarcadère à la Nieuwe Stadeherberg, v. p. 251.

Omnibus et Vigilantes, v. p. 251.

Poste aux lettres (postkantoor) (pi. 53), au Vorburgwall, derrière le Palais.

Consulats, voir l'Almanach des Adresses, que Ton trouve dans tous les hôtels.

Kermesse (p. 191). Elle commence le deuxième lundi de septembre et dure quinze jours. Le jour où le dévergondage est à son comble, est le premier samedi. Les paysans de la Hollande du Nord se rendent en foule à ces fêtes et leur prêtent une animation toute particulière.

Curiosités princinales: 'le Musée du Trippenhuis (p. 267), le Musée Van der Hoop (p. 260), Zeemanns Kweekschool (école de navigation, p. 255), l'entrepôt (p. 256), la Bourse (p. 262) aux heures de bourse, le Palais (p. 261), surtout la vue de la tour, le *jardin zoologique (p. 257), et particulièrement une promenade le long de la Buitenkant (p. 2a5), de rOster- et du Westerdock.

AmaUràêrn, capitale du royaume des Pays-Bas, à Tembouchure de rAmstel dans le Zuiderztfe, n'était encore à la fin du 12® Biôcle qu'une réunion de chaumières de pêcheurs. Vers 1290, le

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AMSTERDAM. 4L Route. 253

comte Florent V donna la petite ville à un de ses barons nomme Jean van Persljn. Après l'assassinat du comte Florent par les complices de Gisbert van Amstel (ce sujet historique a été traite dans une des tragédies de Josse Van den Yondel), Amsterdam fut détruit par les flammes. Au 14^ siècle, la ville se développa rapidement et servit de refuge à un grand nombre de marchands émigrés de Flandre et de Brabant. Un ders de la ville brûla en 1421 sous Jean de Bavière, mais bientôt elle se releva, et lors du soulèvement des Pays-Bas contre le régime espagnol, Amsterdam occupait déjà une position très-importante parmi les cités septentrionales. L*empereur Maxlmilien I®^ lui permit en 1490 de placer la couronne impériale dans ses armes. La prospérité d'Amsterdam, toutefois, date en réalité de son affranchissement en 1578 et de la' guerre qui ruina la grandeur d'Anvers. Ces événements firent affluer dans ses murs une multitude de citoyens industrieux, de négociants entreprenants, que chassait l'intolérance religieuse du gouvernement espagnol. De 1585 à 159Ô, le territoire de la ville fut presque doublé; Maurice d'Orange lui était particulièrement favorable. La. trêve de 1609, la fondation de la compagnie des Indes, l'extension des relations coounerciales, élevèrent rapidement la ville au premier rang parmi les cités commerçantes de ITurope. Quelques événements, comme la tentative que fît Guillaume II d'Orange (1650) pour s'en emparer par surprise, et l'expédition de Louis XIV en 1672, n'en arrêtèrent pas sensiblement l'essor. Après l'extinction de la république batave en 1806, Amsterdam devint la résidence du roi Louis Napoléon, et en 1810 elle fut déclarée la troisième ville de i'empire français.

La ville est bâtie en forme de demi-lune sur les bords d*un embraflchement du Zuiderzée appelé l'Y et formant le port, et d'une rivière, appelée VAmstel, qui s'y jette. Sa population, dans laquelle l'élément allemand est très-considérable, se monte à 263,204 bab. , parmi lesquels V.s ^® catholiques et Vio ^^ juifs. La garnison est à peine de mille hommes. La ville a 26,000 maisons, 44 églises, 9 synagogues, 6 arsenaux et 5 théâtres. Sa circonférence est de 14 kilomètres environ. Les murs d'enoeiiite sont entourés d'un large fossé ou canal. La ville ellemême est sillonnée par 70 canaux communiquant entre eux et formant un assemblage de 88 îles, qui sont reliées par 290 ponts. Parmi ces canaux, il s'en trouve quatre parallèles à celui de l'enceinte, savoir le Prinsengracht, le Keizersgracht (largeur 45 mètres) , le Heerengracht et le Singel. Ces canaux sont bordés de tilleuls et de belles maisons en briques rouges; les trois premiers fnrachten que nous venons de nommer peuvent parfaitement soutenir la comparaison avec es rues les plus imposantes des autres villes de l'Knrope. L'entretien de tous ces ponts, digues et canaux, absorbe, dit-on, chaque jour une somme de 1000

254 Rmittil, AMSTERDAM. Canaux.

florins, et ce n'est que par nne surveillance assidue, appliquée ^ tout cet ensemble d'ouvrages hydrauliques, que la ville est mise à Tabri de colossales inondations.

Toute la ville est bâtie sur pilotis; aussi Erasme de Rotterdam se plaisait-il à dire qu'il connaissait une ville dont les habitants demeuraient comme des corneilles sur la cime des arbres. La couche de terre supérieure est littéralement composée de limon et de sable mouvant, de sorte que la solidité des édifices dépend entièrement de ces pilotis enfoncés dans les couches inférieures de sable fixe. Les constructions souterraines absorbent généralement la plus forte part des frais de construction. En 1822, le grand magasin de grains, bâti primitivement pour la compagnie des Indes, s'enfonça dans le limon, les pilotis ayan cédé. Les fondations n'étaient pas en rapport avec le poids de 70,000 quintaux de grains dont le bâtiment était alors chargé. Il y a quelque 50 ans, la ville fut menacée par un danger d'une autre nature et non moins grave. Un grand nombre de pilotis étaient tellement entamés par une espace de taret, qu^ils ressemblaient à des rayons de miel. Ce perce-bois destructeur, introduit probablement des pays tropicaux par quelque navire, ne put heureusement pas supporter le climat du Nord et disparut. Néanmoins il a encore reparu en 1858. M. le conseiller* Rater à. Nieuwendam (à Vz 1- ^^* d'Amsterdaih) en possède quelques individus vivants, qu'il se fait un plaisir de montrer aux étrangers.

Le canal de l'Amstel a 3 mètres d'eau, les autres n'ont habituellement qu'environ 1 mètre d'eau et 50 centim. de limon. Les navires, en remuant ce dernier, laissent derrière eux une traînée d'eau bourbeuse. Aussi des machines à curer sont-elles continuellement à l'œuvre pour enlever ce limon, qui est vendu comme un excellent engrais. Des moulins sont continuellement en mouvement pour communiquer à l'eau un certain degré de circulation.

L'absence complète d'eau de source est un des grands inconvénients de la ville. Les habitants sont obligés de recueillir avec soin, dans des citernes, chaque goutte d'eau de pluie que le ciel veut bien leur accorder; les personnes aisées s'en servent pour la cuisine. Depuis 1853, l'eau potable est conduite en ville par des tuyaux souterrains, d'un réservoir situé dans les dunes à IVz 1- ^^ Harlem et à 4V2 L d'Amsterdam, et dont la surface est de 41 arpents sur une profondeur de près de 3 m. Les pauvres gens, toutefois, tirent leur eau à boire du Vecht (p. 215), petite rivière au-dessus de Wesp, à environ 3 1. d'Amsterdam. On la transporte en ville dans des canots spéciaux appelés leggerSf dont on voit toujours un grand nombre stationnant ou circulant dans les canaux. A leur arrivée, ces canots, fermés de tous côtés , ont le bord presque à fleur d'eau ; au fur et }i mesure que le contenu en est débité au public au moyen.

Bassins. AMSTERDAM. 4L RouU. 255

d'une pompe, le bateau se relève, jusqu'à ce qu'il flotte entièrement sur Teau.

' La première course des voyageurs appartenant à nn pays non maritime, se dirige naturellement vers le ♦port sur TY, en face du Buitenkant (c. à d. e^té extérieur), qui est le nom d*un quai qui se prolonge depuis le dock occidental jusqu'à la maison des matelots (V2 fa- ^© marche). Ici se déploie une activité des plus surprenantes, qui absorbera nécessairement toute l'attention du voyageur novice. De magnifiques digues, récemment achevées dans les eaux de l'Y et à peu près parallèles aux quais (600 à 800 pas de longueur), forment deux vastes bassins (Oosterdock et Westerdock) ; ils sont pourvus d'un fond nouveau et solide, et peuvent contenir près de 1000 bâtiments de fort tonnage. Ces digues servent en même temps à préserver la ville des inondations dont elle était menacée auparavant à la moindre tempête. Entre les deux digues se trouvent deux rangées de pieux énormes, séparant le port proprement dit de l'Y; ils ont à quelques endroits des ouvertures pour laisser entrer les navires. Ces ouvertures sont fermées la nuit par des poutres garnies de pointes de fer et attachées aux moyen de chaînes. Les embouchures de l'Amstel et des canaux sont pourvues de grandes portes éclnsières.

A l'entrée du Westerdock, près du marché aux poissons, se dressait autrefois la tour de VenUxdUige des harengs. Elle était très-vieille, faisait partie des fortifications de la ville et tirait son nom d*un amas de petites malsons (Haringpakkerij) habitées par des cordiers et des débitants de marchandises de marins de toute espèce. C'est ici que s'exécutaient aussi durant la pèche du hareng, sous la surveillance d'un fonctionnaire public, toutes les opérations relatives à l'emballage et à l'expédition de ce poisson. Un pont jeté sur le port conduit à l'hôtel de la Nieuwe Stads Herherg (p. 251), débarcadère des bateaux à vapeur, situé à hauteur des pieux dont nous venons de faire mention. Les fenêtres de ce petit hôtel offrent une vue étendue sur l'Y et le Zuiderzée. Nous signalons aussi la vue dont on jouit du nouveau pont (Nieuwe Bmg) jeté sur le Damrak, à l'embouchure de ce canal, qui est un des plus larges de la ville.

Poursuit-on son chemin le long du port, on arrive au Schrejershoekstoren (la tour du coin des pleureurs), qui est aujourd'hui le bureau des matelots. Il est sitné sur le quai d'où partaient autrefois les navires pour toutes les parties du monde, et a reçu son nom des larmes versées par les femmes et les enfants au départ de leurs maris et de leurs pères. Un grossier petit bas-relief distingue ce vieux bâtiment, qui date de 1482. A l'E. de cet édifice, sur l'Ygracht ou Buitenkant, se trouve la maison de De Ruyter (le n° 80), avec le portrait du grand amiral (p. 198) en bas-relief.

A l'extrémité du quai du port se trouve r*école de marine

256 UouUil. AMSTERDAM. Entrepôt.

(kweekschool vor de zeevart) (pi. 41). établissement particulier fondé «n 1785. Environ 80 jeunes gens y reçoivent une instruction théorique et appliquée dans les diverses branches qui constituent renseignement maritime. Dans la cour on voit une frégate avec tous ses agrès, servant à l'instruction pratique des élèves. A certains jours du mois, ceux-ci se livrent à des exercices, auxquels il n'est pas difficile d'être admis, après en avoir fait la demande à la direction. La disposition intérieure de la maison, surtout celle des dortoirs, est conforme à celle des vaisseaux. Chaque élève (kweékeUng) a son hamac, sous lequel se trouve une caisse renfermant tous ses effets. Une salle spéciale contient des modèles de navires, des bustes de marins célèbres du 17^ siècle et quelques reliques qui en rappellent le souvenir. Les salles d'étude, les dortoirs et les modèles sont visibles tous les jours sauf le samedi et le dimanche. Le visiteur dépose une légère contribution dans le tronc placé à rentrée de la maison.

Au delà du pont est la maison des matelots (mairozenhuis) (pi. 44), bâtiment d'un aspect imposant, à deux ailes, achevé en 1856 et destiné à fournir la nourriture et le logement aux matelots momentanément sans service. Tout près de là sont les ehtaitiers de TEtat (rijkswerft) (pi. Ô7), les plus grands du royaume. Ils occupent toute l'île de Kattenbourg; on y confectionne tout ce qui est nécessaire pour le gréement .et l'armement des vaisseaux de guerre; les magasins sont attenants aux chantiers, mais ils ne sont, comme les ateliers, accessibles aux étrangers que sur présentation du passe-port.

A quelques pas des chantiers se trouve l'entrepôt ('s Wq^m Entrepôt Dok) (pi. 10) ou port-franc, vaste bassin construit en 1828 et bordé des deux côtés d'immenses magasins. La permission de le visiter s'obtient au bureau de l'entrée; pourboire au conducteur 50 cents. Le dock est long de 700 mètres sur 14 de largeur, il a une profondeur de 7 mètres et peut ainsi recevoir les plus forts navires marchands pour y être chargés ou déchargés. Les noms des villes et pays de provenance sont inscrits audessus de l'entrée des magasins, qui s'étendent des deux côtés tout le long du bassin: Amérique, Afrique, Cuba, Archangel, St-Pétersbourg , Smyrne, Hambourg, Londres, etc. Les magasins au N. du bassin sont exclusivement réservés au commerce des colonies indiennes. C'est là que se font plusieurs fois par an lés grandes ventes publiques de denrées coloniales, auxquelles se rendent des négociants de tous les pays. L'entrepôt fournit une excellente occasion pour se faire montrer tous les détails d'un vaisseau équipé; les capitaines accordent cette faculté avec beaucoup de complaisance.

Au S., l'entrepôt est borné par le plantaadje (plantation), espèce de fauboyrg planté d'arbres, et partagé en deux carrés par •m canal. Ce quartier renferme le Parc, local d'une société par-

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Mwée. AMSTERDAM. 41. Route. 257

"ticulière (on y fait souvent de la musique, entrée des concerts, -8 h. du soir, 1 flA et, en face de l'entrée principale, le jardin "botanique (pi. 13j, qui se distingue surtout par ses nombreuses Taritfttfs de palmiers (entrée 25 cents).

Le *jardin loologique (pL 47), vulgairement appelé ArtiSy «^tant la propriété d'une société qui s'intitule „ncUura artis ma- -ffistra^f est à peu de distance du jardin botanique. C'est un des plus riches établissements de ce genre en Europe; il est ouvert de 6 h. du matin jusqu'à 10 h. du soir; entrée 75 cents; bonne restauration. Les grands animaux ne sont visibles que jusqu'à T h. Le plan ci-joint dispensera, par les nombreux détails qu'il renferme, d'avoir recours à un guide. La visite complète du jardin demande au moins 2 h. L'animal le plus rare et qui manque même aux collections de Londres , est une grande salamandre désignée sous le nom de Cryptobranchua Japonicus. Plusieurs des grands quadrupèdes, tels que lions, éléphants, girafes, hippopotames, etc., s'y trouvent en plusieurs exemplaires. N'approchez pas des lamas; ils vous éclaboussent de leur salive. Le grand bâtiment (Muaeum) sert au rez-de-chaussée de Café-restaurant; les otages supérieurs renferment les collections d'animaux empaillés «t de squelettes (entrée du côté du jardin), et, depuis 1861, une 'CoUecUon ethnographique d'objets des Indes, du Japon, de la Chine etc. (entrée du côté de la rue).

A ' peu de distance du jardin zoologique , sur le Kloveniersl)urgwall, dans un hôtel qui porte le nom de Trippenhuis, d'après «on ancien propriétaire, le bourgmestre Trip, est le *maBée Cs Bijks Muaeum) (p. 45), ouvert au public tous les jours de 10 à 3 h., excepté le samedi, le dimanche et les jours de fête. Cette collection de tableaux est dans toute la force du terme une galerie nationale; on chercherait vainement ailleurs de plus beaux ouvrages de l'ancienne école hollandaise. Le catalogue de 1858, fort bien rédigé et pourvu de. nombreux monogrammes en fac-similé, se vend IV4 A. U comprend 453 numéros. La collection des estampes est considérable (3700 numéros).

Premier étage: Salle I à main gauche. **117. Barth. van der Htlst, le banquet donné par les of&ciers de la Schutterij Çgarde bourgeoise) en commémoration de la paix de Munster conclue en 1648 (haut. 227 centim., larg. 538). Les figures, de grandeur naturelle, au nombre de 25, sont des portraits; l'ordonnance est simple et n'a rien de forcé, bien que tous les personnages soient assis à la même table; au milieu, on remarque le capitaine Witse. Cette toile passe pour la plus belle du musée, pour la merveille de l'école hollandaise. En face: ♦♦275. Rembrandtj la „ronde de nuit" (h. 359 cent., larg. 435); c'est probablement une compagnie d'archers sortant pour le tir et ayant à sa tête le capitaine Cock. Les deux tableaux occupent presque en entier les murs N. et S. de la salle.

Bœdeker, la Hollande. 3^ édiUon. 17

258 Route 41. AMSTERDAM. Musée.

Mur 0. (à g. en entrant), dans la rangée inférieure: 114. Van der Helst, portrait d'un inconnu ; 115. Van der Helst, portrait d'une femme inconnue; 240. Ecole de Rembrandt, portrait du receveur général de la province de Hollande, P. van Uitenbogaard ;

111. Van der Helst, portrait du vice-amiral Gortenaer (p. 222). Au-dessus, tout en haut: 12. Barendsen, le duc d'Albe (p. 73); 282. Schalken, Guillaume III d'Angleterre. Rangée supérieure: 147. 148. Honthorst, le prince Frédéric-Henri d'Orange et sa. femme Amélie de Solms.

A coté des fenêtres sont placés quelques portraits historiques intéressants : 388. le comte Leicester ; 389. l'amiral Coligny ; 378. 379. l'empereur Charles-Quint et sa femme; les quatre derniers de peintres inconnus.

Mur de droite: 195. Miereveld, Philippe - Guillaume , prince d'Orange; 192. Guillaume 1®' (le Taciturne), prince d'Orange f 92. Aart de Oelder, Pierre-le-Grand.

Salle II, à dr. de l'escalier: ♦274. Rembrandt, les syndics de la corporation des drapiers, assis autour d'une table et délibérant; au-dessus, à g. : 33. F. Bol, portrait du sculpteur Quellyn. Audessous, à dr. et à g.; 119. 120. Van der Helst et Bakhuiteny portraits du lieutenant-amiral Aart van Nés et de sa femme. En haut: 288. Van Schuppen, le prince Eugène de Savoie; 216 et 217. Mytens, portraits de l'amiral Tromp en costume romain (p. 226) et de sa femme. Mur de gauche: ♦160. Charles du Jardin, les cinq^ syndics de la maison de détention (spinhuis) à Amsterdam, assis ou debout devant une table ; grandeur naturelle. A côté, fi dr. et à g. :

112. 113. Van der Helst, portraits de Bicker, bourgmestre d'Amsterdam, et de son gros fils. A côté de la fenêtre: 134. Holhein^ Erasme de Rotterdam; 135. Holhein, Robert Sidney; 179. Lucas de Leyde, Philippe de Bourgogne, comte de Hollande.

Etage supérieur, à g. de l'escalier. Chambre I. ♦352. Weenix, volaille morte, gibier et fruits avec un singe et un chien ; 22. Berchem, les trois troupeaux ; ♦270. Ruysdael, grande cascade ; 201. F. van Mieris, une femme qui écrit; 65. O. Dow, jeune iîlle éclairée par une lampe, regardant par la fenêtre ; 200. F. v. MieriSy joueuse de luth; 19. Berchem, paysage italien; 242. Potter, coupeur de paille. Vis-à-vis : 158. Ch. du Jardin, portrait du peintre ; 300. J. Steen, une femme qui donne à manger à un perroquet; 372. Ph. Wouverman, cheval blanc ombrageux; 191. Metzu, le vieux buveur ; 225. Netscher, une femme arrangeant les cheveux à un enfant ; 349. A. de Vois, le joyeux ménétrier ; 143. Hondekoeter, paon et poule ; 215. Murillo, annonciation ; 299. J. Steen, un charlatan; 78. Van Dyck, les enfants de, Charles l^^, roi d'Angleterre; 141. Hondekoeter, des canards; ♦144. Hondekoeter, un pélican, des canards et un paon (toile connue sous le nom de „la plume flottante"). — Chambre II, îk g. : ^138. 139. Hondekoeter, volaille et gibier ; 77. Van Dyck, portrait • bourgmestre d'Anvers J. van der Borcht; 332. 333. O» van de

Musée, ' • AMSTERDAM. àî. Route. 259

Telde^ scènes du combat livré en 1666 entre les Hollandais sous Tamiral de-Ruyter et les Anglais sous Tamiral Monk; 190. Meizu^ un déjeuner; ♦lôô. Huymm^ fleura; 365. Wouvermanj Técole d'équitation ; 228. A. van Ostade., des paysans fumant et buvant; ♦298. J. Steen, boutique de boulanger. ♦SOS. Terburg, une dame vêtue en satin blanc; ♦♦67. O. Dow, l'école du soir, effet de lumière (acheté pour 17,500 florins, en 1808) (sousverre); ♦353. 354. Weenix, gibier ; ^24. Berchem, paysage italien ; ♦ÔS. 0. Dow et N. Bercherriy portraits de P. van der Werf, bourgmestre de Leyde, et de son épouse , scène de jardin ; ^302. J. Steen, la fête de St-Nicolas. — Chambre III. 106. Hah, le peintre et sa femme ; ♦♦86. Q. Flinkj la garde bourgeoise d'Amsterdam après la conclusion de la paix de Westphalie (h. 259 cent., larg. 510; les portraits sont en partie les mêmes que ceux du grand tableau de Van der Helst, p. 257); ♦IIS. B. van der Helsl, les syndics de la confrérie de St-Sébastien , examinant un gobelet en or et un collier (ce tableau provient de la maison de tir, doelen").

A dr. de l'escalier, près de l'entrée: 80. le Sauveur mourant, d*après Van Dyck. Chambre I. (en commençant à gauche): 234. AfaftBuoK/ Madone avec l'enfant; 166. Jordaens, paysage avec • un satyre; 338. A, van de Venne et J. Breughel, singulière représentation des diverses communautés religieuses sous la forme de pêcheurs d'àmes, ^evangelici piscatores'*, comme dit l'inscription ; 2&7. Rubens, un vieillard enchaîné, allaité par sa Hlle (p. 116); vis-à-vis: ♦244. Potier, chasse aux ours (acheté en 1828 pour 7000 fl.); à g.: 287. Schoreel, la fille de Sion; 1. Allori, Judith avec la tête d'Holopherne. — Chambre IL 116. Van der Helst, Marie Henriette Stuart, veuve du prince Guillaume II d'Orange; vis-à-vis: Van Dyck, Madeleine; à gauche: 140. IJondekoeter, combat d'un coq et d'un dindon; 85. O. Flinck, Jacob béni par Isaac; 4. Bakhuyzen, le grand-pensionnaire Jean de Witt s'embarque pour diriger l'expédition de la grande flotte (1665); 293. Snyders, chevreuil, sanglier et légumes; 297. J. Steen, une famille de paysans qui s'embarque sur un bateau ; 55. De Crayer, adoration des bergers. — Chambre III. 309. Terburg, conclusion du traité de Westphalie à l'hôtel de ville de Munster, 1648 (toutes les figures sont des portraits); 247. Fourbus, Elisabeth d'Angleterre; ♦334. O. van de Velde, le port d'Alhsterdain vu de IT, grande marine, hauteur 176 cent., larg. 311 cent.; ♦155. Hwysum, fruits ; 307. Teniers, tentation de St-Antoine ; 245. Potter, Orphée, chaussé de bottes à revers, charmant les animaux au son de sa lyre; 34. Bol, l'amiral de Ruyter; ♦286. Schalken, „every one his fancy*, deux garçons, l'un mangeant sa soupe, l'autre un œuf; un vieillard en bonnet de nuîl et portant des lunettes les regarde ; 301. Jan Steen, noce de paysans; 283. Schalken, un jeune fumeur; 305. Teniers, corps de garde; ♦202. W. van Mieris, marchand de volaille; ♦167. Kalf, superbe vase, avec des citrons et des oranges;

260 BouU4L AMSTERDAM. Musée van der Hoop.

137. Hondekoeterf plantes, oiseaux et papillons; 56. De Cray^r, descente de croix. — Chambre IV. 269. RtUsdaelj paysage avec château (le même tableau se retrouve à la galerie de Dresde); *142. Hondekoetery perroquets et singes ; au-dessous : *246. Potter^ paysage avec btftail (acheta en 1808 pour 10,053 fl.); 370. Ph, Wouvermant un pillage; 292. Snydersj gibier et fruits; •203. F. van MieriSj ermite en prière ; 32. Bol, le portrait du peintre ; 360. P. 17. der Werff^ deux jeunes flHes ornant de fleurs une statuette de Gupidon; 361. Van der Werffj jeune fille dessinant une statue de Vénus ; 220. NeefSj intérieur de Notre-Dame d'Anvers ; 188. N. Maas, la rêveuse, jeune fille regardant par la fenêtre.

Le *]IaBée van der Eoop, légué à la ville en 18Ô4 par. le banquier de ce nom, se compose de 198 tableaux, en partie modernes, et a été établi dans deux salles de l'académie des beauxarts (dans Tancien hospice des vieillards, oudefiianhenhuii), un peu plus au S. du Trippenhuis, de l'autre côté du canal (pi. 46), ouvert tous les jours de 10 (le dimanche de 12) à 3 ou 4 h., selon la saison, entrée le dimanche 10 c, le lundi 25 cents, les autres jours V2 A* Salle I. 81. Minjon, nature morte; 101. Bachel Buiachy fleurs; *164. Jae. Schoemaker Doijer, les femmes de Harlem, conduites par Kenau Hasselaer, défendant les remparts de la ville contre les Espagnols (p. 245); 179. Leys, une dame en satin blanc et un homme qui lit; 194. Woutertu Verschuur, course au trot sur la Zaan (p. 275); 183. 8. Optoomer^ Valdes^ et Madeleine Moons au siège de Leyde (p. 239) ; ♦196. Versteeg^ une femme, effet de lumière ; 29. A. Cuyp, cheval noir ; 20. Bloe-^ maarty marchande d'œufs; 157. un chevalier et son écuyer, école espagnole; 106. Ruhdael, moulins et bûcherons; 190. 8chotel, l'écluse de Guillaume (Willemsluis) sur l'Y (p. 268); 121. Teniers, joueurs; 177. Rruseman, les poètes néerlandais, au milieu Josse van den Vondel, à g. Cats. Au-dessus de la porte: 186. Port" man, visite du grand-duc Alexandre de Russie (l'empereur actuel) à la cabane de Pierre le Grand à Zaandam (p. 272). — Salle II. 143. 144. A. van der Werff, Hercule et Bacchus; 60. Huysum^ fleurs; ♦lOO. Bubena, Marie de Médicis, femme de Henri IV, roi de France; 138. WeerUx, volailles; 119. D. Tentera , kermesse; ♦125. A. van Vtrecht, nature morte; *112. J. Steen^ des musiciens (inscription: „too de-ouden tonçen, zoo piepen de jongen^y, 104. BuUdael, paysage avec un moulin à vent. — 111. J. Steen, des ivrognes; *23. Bothj grand paysage de montagnes; 109. J. Steen, une jeune fille malade et son médecin ; 7. Backer^ des „régents" (directeurs) de corporation assis à une table; 58. Hoogatraateny une femme malade et son médecin; 61. Huysum, fleurs; 36. K. Du^ardin, un monsieur, un chien et un lièvre ; 147. Ph. Wouverman, paysage; 110. J. Steen, la fête des Rois; ♦lOÔ. BviêdaéL, paysage du Nord; 33. O. Dow, ermite; 93. Potier, chevaux. — "^2. (?. Dow, une femme tenant un dévidoir; *98. Bembrandt,

Musée Fodor, AMSTERDAM. éL Boute. 261

fiancée juive; 72. Mettu, une dame en robe de veloitrs reuge et un seigneur re.yenant de la chasse; 68. Macu, "la vieille fîleuse; ♦99. Bubens, portrait de sa femme, Hélène Forman ; ♦103. Buisdaeî, grand -paysage avec cascade; ♦SB. Van Dyckf portrait d« J. B. f^ranek; ôl. Hobbenuty moulin,

Le Musée Fodor (ouvert le 1®' janvier 1863), Keizersgracht, a été donné à la ville par le négociant Ch. Jos. Fodor, avec un capital, au moyen duquel la ville fît ériger l'édifice qui le renferme par l'architecte Ousthoom. Entrée tous les jours (mardi excepté) de 10 à 4 h., le dim. de 11 à 4 h., contre une légère rétribution pour les pauvres. Ce musée possède d'excellents tableaux anciens et modenîes , surtout de QcdUùtj Koekoek, Bosboomj DykmanSj Ary Scheffer, Verbpekhoven , Willems^ Decamps (,,réeole turque" achetée pour 10,540 fl., et „rouragan dans une bruyère" acheté en 1860 pour 11,215 fl.), Bosa Bonheur y Bob. Fleury^ QuÙlemmj CaUime, Ackenbach et autres.

CoIleetioxLB partioulières. Celle de la famille *Six van Hillegom^ composée de précieuses toiles de l'ancienne école hollandaise ; par suite d'héritage, une partie de cette célèbre collection se trouve chez M' van Six, l'autre chez M' van Loon. Les propriétaires la montrent avec plaisir aux amateurs. — AT de Fo«, Heerengracht, possède également une belle collection.

Feliz meritis (pi. 11), le somptueux local de la célèbre société qui porté ce nom (au Keizersgracht , n" 556), renferme aussi quelques tableaux et différentes statues en plâtre; en outre des instruments de physique et de mathématiques, une bibliothèque, un observatoire et une belle salle de concert. Le voyageur ami de la science et qui fait un séjour prolongé à Amsterdam, ne négligera ^&s de se faire introduire dans cette ancienne société, fondée en 1777 pour favoriser le progrès scientiilque, artistique et industriel.

Parmi les monuments d'architecture d'Amsterdam, il faut nommer en première ligne le ♦palais (het paleia) (pi. 51), construit en 1648 par Jacques van Kampen, Ce mfignifique édifice, qui servit d'abord d'hôtel-de-ville, et fut transformé en 1808 en résidence du roi Louis Napoléon, repose sur 13,659 pilotis, et a coûté 30 millions de florins; longueur 90 mètres, largeur 74 m., hauteni^ 37 m. L'architecture, de cet édifice, situé isolément et occupant le fond occidental de la place du Dam, est simple et sévère. Il forme un carré oblong, et est surmonté d'une tour de 20 mètres de haut, pourvue d'un carillon et dont la flèche se termine par un vaisseau doré. Le. fronton est orné de belles sculptures allégoriques ; sur Ii^ corniche de Ce fronton sont placées trois statues, la Paix, là Prudence et la Justice. Comma hdtelde-ville, l'édifice répondait à une destination bien déterminée; comme palais royal inhabité , il fait une slnguHère figure. (Les habitants d'Amsterdam l'appellent „une maison sans porte'', tandis

262 Route il. AMSTERDAM. Hôtelrde-viUe,

qu'ils qualifient la nouvelle Bourse, en face du palais, de ^parte sans maison".) La ♦vue de la tou>r embrasse la ville avec ses innombrables maisons, ses^ larges canaux et ses rues étroites, le Zuiderzée et sa forêt de mâts, Taneien lac de Harlem, converti en polder, et une vaste étendue d'un pays verdoyant, parsemé de «lochers et de moulins à vent. et sillonné de belles chaussées à teinte claire. A l'O. on découvre la tour de Harlem, à l'E, et au SE. les tours d'Utrecht et d'Amersfoort; au -N., au delà de la inappe bleue de IT, on voit briller les toitures rouges de ^aan- ^dam; la vue s'étend même jusqu'à Alkmaar.

Quant à l'intérieur du palais, on y admire surtout la salle du conseil, une des plus grandes de l'Europe, haut 32 m., long. 40 m., larg. 20 m., sans colonnes, revêtue en mabre blanc xl'Italie ; au-dessus de la principale entrée et en face on voit des drapeaux et trophées, pris suit sur les Espagnols, soit sur des tribus indiennes. Dans la salle du trône, on remarque, vis-à-vis du trône, le drapeau du général Chassé au siège d'Anvers, et, à côté du trône, une armoire avec de vieux étendards du temps du duc d'Albe et de Philippe II. La salle d'audience est ornée de trois beaux tableaux: F. Bol, Fabricius au camp de Pyrrhus; 0. FUnk, Marcus Gurius, cultivant les champs; Wapptrs et Eeckhout^ Van • Speyk faisant sauter son navire (p. 265). Une personne seule pale pour la visite dii palais ÔO cents, et autant pour l'ascension >de la tour. Entrée du côté opposé au Dam.

Depuis la transformation de l'ancien hôtel-de-vUle en palais du roi, le Pnnaenhof^ qui était autrefois l'hôtel de l'amirauté (pi. 62), a été converti en hôtel-de-ville. Il renferme quelques bonnes toiles, en grande partie des portraits, de bourgmestres ou d'hommes remarquables de la ville, par VanderHeUty HaLsy FUnk, etc.;« on y remarque aussi un bon tableau, de. Lin^c/bac A, représentant le palais pendant sa construction, et un aptre, de Van der Vlft, vue du palais achevé. L'hôtel-de-vllle est visible avaiit 10 &. du matin et après 4 heures du soir, sonner au coin de gauche dans la cour, pourboire 50 cents.

En face du palais s'élève la Bourse (pi. 5), édifice grandiose, achevé en 1845, avec un péristyle mesurant 18 mètres, de hauteur, formé de 17 colonnes d'ordre ionique^ et orné d'une petite statue de Mercure. L'heure de la bourse est 3V2 h.; passé cette heure, on paie 25 cents d'entrée; elle se ferme à 4V2 h. L'étranger ne doit pas négliger de faire connaissance avec cette face de la vie commerciale d'Amsterdam ; 11 n'est pas sans intérêt de voir de près cette réunion d'hommes exclusivement préoccupés du soin de réaliser un bénéfice et- absorbés entièrement par le désir de gagner Je plus ou de perdre le moins. Pendant la première semaine de la Kermesse (p. 252), la bourse est. abandonnée aux ébats bruyants des gamins d'Amsterdam; Us y entrent et clrilent toute la journée au bruit des tambours et des fifres. Cette

Croix de métal, AMSTERDAM. 41. Route. 263

;çenDission se rattache à un fait historique. De« enfants occupée ^ jouer auraient un jour découvert le projet d'.une attaque dç la Tille par surprise et en auraient empêché Texécution.

Au milieu de là place du Dam se dresse depuis 1856 le mojmment dit de la oroiz de métal {„het metallen cruU", c'est le Aom de la médaille commémorative des campagnes de 1830 et 1831), Il se compose d'un piédestal heiagone, d'un socle carré très-élevé, aux quatre coins duquel des gueules de lion lancent des jets d^eau dans le bassin qui Tentoure, et d'une figure de la •Concorde en grès jaune. Sur les côtés on lit les inscriptions suivantes: Cô.té de face: y^Aan den voUcsgeeat van 1830 en 1831'' (h l'esprit national de 1830 et 1831); au-dessus, un chien tenant •dans la patte une clef et un castel (Anvers?); plus haut encore: „Die eer van NedeH'and gehandhaaft door vorst een volk" (l'honneur ée la Néerlande sauvegardé par le prince et le peuple) ; 2® côté : ffôoct. 1830; te voapen" (aux armes l)j 3® côté: jjGod bescherme Nederland en Oranje'* (que Dieu protège la Néerlande et Orange) ; 4® côté: „2 Aug, 1831; Vorwaarts" (en avant!); face de derrière: ^,Toi opwekking van tijdgenoot en nugeslacht'* (pour l'encouragement des contemporains et de la postérité).

Le coin de la Kalverstraat et du Dam (v. ci-dessus) est formé -depuis 1862 par la maison de la société dite Zeemanshop (^espoir du mariny pK 69), désignée comme telle par une inscription placée sur la façade. Cette société compte près de 600 membres, qui sont pour la plupart des capitaines de vaisseau. Ceux-ci ont <«n cette -qualité le droit de porter au grand mât de leur navire tm petit pavillon rouge pourvu du numéro sous lequel ils se trouvent inscrits dans les registres de la société; ce signe permet aux capitaines membres de la société, quand ils se rencontrent en mer, de se reconnaître et de se donner mutuellement des nouvelles. Cette société possède en même temps un fonds destiné à secourir les veuves et les orphelins de marins. Beaucoup des ha- 'bitants les plus considérés de la ville font partie de la société. I.'accèâ de cet édifice n'est strictement permis qu'aux membres; lés étrangers, toutefois, y sont généralement admis en s'adressant pendant la matinée à un des domestiques (pourboire 50 c).

Sur le inarché au beurre (botermarkt)j près de la balance de .la ville, édifice bizarre datant de 1593, on a érigé en 1852, '«omme ^hcfSmiage de la postérité", une ♦statue en bronze en l'honneur du grand peintre Bembrandt (Rembrandt van Ryn, ■f 1668). Le modèle en à été exécuté par M'' Boyer^ de Malines.

La ville d'Amsterdam possède un nombre extraordinaire d'églises, preuve manifeste de la variété des éléments dont se compose sa population. £n fait d'églises protestantes , on en compte 10 réformées (ce sont les plus anciennes et les plus in- «téressautes comme monuments), 2 wallonnes, 1 anglaise presbytérienne, 1 anglaise épiscopale, 1 pour les remontrants (p. 212),

264 Boute 41. AMSTERDAM. Nieuwe Kerk.

2 pour les luthériens de la confession d'Augsbo'urg largement interprétée ) 1 pour les luthériens de la stricte observance, commanauté formée en 1791, 1 pour les mennonites ou baptistes^ Les églises catholiques, grandes et petites, sont au nombre de 17,. dont 2 appartiennent à la secte catholique des Jansénistes et 1 aux Grecs; les Juifs possèdent 2 grandes synagogues (une allemandeet une portugaise) et 7 petites. Presque à chaque église sontannexées une ou plusieurs écoles, un hôpital, un séminaire et autres institutions.

Les édifices religieux d'Amsterdam, comme ceux desautres villes de la Hollande, ont été dépouillés de presque tousleurs ornements par les iconoclastes du 16® siècle et forment ainsi un contraste frappant avec Ja richesse et la magnificencodes temples belges. Le culte réformé, du reste, qui est celui qui prédomine en Hollande, est contraire à Tornementation des églises. Ces dernières ne présentent ainsi généralement que dee( murs blanchis et, dans quelques-unes d'entre-elles , un plus bu moins grand nombre de monuments en pierre, consacrés aux grands hommes de la patrie.

La Kieuwe Kerk (nouvelle église) (pi. 28), à côté du palais,, construite en 1408, incendiée en 1421, et reconstruite bientôt après, renfermait, vers 1500, 34 autels qui tous furent détruit» par des bandes fanatiques en 1578. Une seconde fois brûlée ea 1645, elle est encore aujourd'hui, malgré de malencontreuses ajoutes, un des plus beaux édifices de la Hollande.. C'est unfr église construite en forme de croix, avec une voûte en bois et de^ beaux restes de vitraux peints représentent la levée du siège de- Leyde (p. 239). Le chœur est séparé de la nef par une grille de cuivre massif d'un fort beau travail. La chaire, exécutée en 1649 par Vhtkenherçj se distingue par le fini des sculptures. An fond du chœur, à la place du maître-autel, s'élève le mausolée du célèbre amiral Michiel Adrianszoori de Ruytery la terreur des^ mers , „ immenai tremor oceani ", selon les termes de l'épitaphe^ mort en 1676 des suites des blessures qu'il reçut à la bataille de Syracuse. Un des piliers du chœur supporte le buste du contreamiral (schout hij nacht) Bentinck, décédé ^ 1781, à l'âge de 36 ans, à la suite des blessures qu'il reçut à la bataille du Doggersbank. Le monument de l'amiral Jean van Oaleny né en 1604,. mort en 1653, neuf jours après avoir remporté à Livourne une victoire signalée sur les Anglais, est accompagné, au-dessous du bas-relief, d'une inscription ainsi conçue:

Hier leidt inH qtc^ van eer de dappere Van Oadlen^ Die eerst ging huit op huit Castilien afhcmUn^ En met een leeutoenhart naa by 't Toecaaner êtranàt^ Le £rUten he^ verjcuigt^ verovert en verbrandt. (Ici, dans le tombeau de rbonneur, repose le brave Van Oalen, qui d'abord alla accumuler butin sur butin en Caslille, et puis, avec un cœur de lion, près de la côte de Toscane, a chassé, vaincu et brillé les Anglais.)

Ouâe Kerh AMSTERDAM. 4h Bôiàe. 265»

Un autre monument, à gauche de Tentréie, consacra }l ta mémoire de J. H. van Kinsbergen ,j8ummt classihus Bdgicis pra^ fecti maximi", ^rig^ en 1819 par les Mritièrs lie ramiral, mé^ite^ Tattentlon à cause des sculptures qui le décorent. En faceest le tombeau de l'intrépide van Speyk (pi 167). L'inscription^ gravée en lettreji d'or, porte: „Aan Jan Carel Josephiu van Speyhy, lieutenant ter «€c, ridde'r der militaire Willems - orde j gehortn t& Amsterdam den 31 Jan. 1802. HiJ handhaafde op den 5 febr^ 183d ^oor Antwerpen de eer van 'a landa vlag ten koste van sjin leven". (A J. C. J* van Speyk, lieutenant de mâtine, chevalier de l'ordre militaire de Guillaume, n^ à Amsterdam le 3^1 janvier 1802. — Il soutint, le 5 févr. 1831, devant Anvers, l'honneur du pavillon national au prix de sa vie.) Une inscription, sur utt pilier du bas-côt^ S., à côté de la grî]le,. rappelle la souvenir de Jùost van den Vondel (f 1679), le plus c^èbre des anciens poètes hollandais (le sacristain demeure au côté SE. de l'église^ 25 c. dé pourboire).

La Onde Kerk (vieille égîisé) (pi. 33), dans la Warmoestraat,, a été construite vers 1300, longueur 100 m., largeur 72 m. ; la nef principale "repose sur 42 colonnes circulaires ; la voûte est ea bois. Les nefs latérales ont une toiture spéciale, formant pignoiy au-dessus de chaque fenêtre. Celle du milieu est de beaucoup» plus élevée que les autres; §.es murs ont des fenêtres au-dessus de chaque arcade. Les vitraux peints datent de 1555 et représentent des sujets tirés de l'histoire de la Vierge (l'adoration de» Mages, la Visitation, l'annonoiation et la mort). A dr. de l'entrée sont deux fenêtres ornées des armoiries des bourgmestres de 1578» à 1767; la deuxième rappelle la reconnaissance de l'indépendance des Provinces-Unies par Philippe IV (p. 108). Inscription : ' PhiHppus teekent met tyn handen Het vree verbondt met syrien landen^ £n itaet syn recht en titel a/, DU tuycht het zegel dcU hij gaff.

(Anno 1648 aangelegt.)

(Philippe sigme de sa main la libre convention avec ses états, et renonce à «on droit et à ses titres; ce que témoigne le sceau qu'il a donnée Placé en 1648.)

Le monument de l'amiral Van Heemskerk (mort en 1607 à la bataille navale de Gibraltar, par laquelle il força les Espagnols h conclure la paix) est accompagné des vers suivants du poète Hoofti Heenukerk^ die dwers door '< (;'« en H ijzer dartte Ureven. Liet d^eer aan't îand^ hier't lijf^ voor Gibraltar het leven. (Heemskerk qui osa marcher à travers les glaces et le fer, laissât ^honneur au pays, ici son corps; devant Gibraltar sa vie.)

Ces vers renferment un^ allusion à deux tentatives faites par Van Heemskerk pour découvrir une route plus courte vers les Indes orientales par la mer glaciale, et à l'hiver qu'il passa deux fois à la Nouvelle-Zemble.

Le monument érigé à la mémoire du vice-amiral Abraham van

266 Route 4L AMSTERDAM. Synagogue.

der HuUtj tué en 1666 dans un combat livré aux Anglais, porte inscription suivante:

Hier rutt hij^ die niet rtuten ton , eer h^j .èijn vijunt overwon ;

Om hoogh lefft hij in vreugfiden^ in marmer door s^n deughden. (Ci- g!t celui qui ne put se reposer, avant qu'il n'eût vaincu son ennemi ; il vit en haut dans la joie, et dans le marbre par ses vertus.)

D'autres monuments encore perpétuent le souvenir des amiraux Sweers (f 1673). Van der Zaan (f 1669), Comelis Jansaen ^f 1633), du maréchal-de-camp de la république P. Wiriten (f à Hambourg en 1676), de M'^ Winter, née Van JMaiHsm, poëte dramatique (f 1795), etc.

La Westerkerk (église occidentale) possède la plus haute tour •de la ville (84 V2 mètres) et un fort beau carillon.

Les juifs, formant à peu près le dixième de la population d'Amsterdam et demeurant dans des quartiers particuliers, ont neuf «Tiiagognei. La plus grande , celle des jwfa portugais (pt. 64), dans la Muiderstraat, a été construite en 1670, sur le modèle du temple de Salomon, dit-on. Les juifs portugais d'Amsterdam sont les descendants de ceux qui y émigrèrent dans la première moitié du 17® siècle par suite de leur expulsion du Portugal. Amsterdam fut aussi le refuge d'un • rand nombre de juifs allemands, qui cherchaient à se soustraire aux vexations et aux oppressions de tout genre auxquelles ils étaient en butte dans leur pays. Les juifs forment encore aujourd'hui dans la ville une corpora7 tion très-Influente, grâce aux grandes richesses dont elle dispose. Dans les anciennes luttes entre la république et les stadhouders, ils étaient toujours attachés au parti des derniers. N'oublions pas que le père de la philosophie moderne, BafUck Spinoza ^ né ^ Amsterdam en 1632, était le fils d'un juif portugais réfugié ^ dans cette ville.

Amsterdam est renommé pour le grand nombre de ses étal>liSBementB de bienfaiiance, entretenus par la charité privée au profit des malades, des vieillards, des orphelins, des aliénés, des aveugles, etc. Nous mentionnons surtout, pour son excellente organisation, l'institut des aveugles, sur le Heerengracht (pi. 6) ; il est ouvert aux étrangers le mercredi de 10 h. à midi. On dit 'que 20,000 pauvres sont nourris tous les jours par la ville. Certains de ces hospices, richement dotés, entre autres celui des vieillards, situé sur l'Amstel (pi. 50), ressemblent plutôt à dés palais qu'à des maisons de charité. Quelques maisons d'orphelins «ont adopté un uniforme particulier; les orphelins du 'culte réformé (pi. 7), parmi lesquels le lieutenant Van Speyk ;(p. 265) reçut son éducation première, ont des vestes noires et rouges; les orphelines ,de l'hospice catholique sont habillées en JiQir, avec un fichu et un bonnet blancs; celles des Luthériens le sont en brun ou noir, avec une coiffure toute particulière ornée d'épingles.

Industries. AMSTERDAM. dL Boute. 267

La Société d'utilité publique (maatsekappij tôt nui van *t algemeenj (pi. 49), dont le but est d'éclairer les classes inférieures, et qui a des Hliales dans presque toutes les villç^s du royaume et. même dans les colonies, a ité fondée en 1784 par un prédicateur baptiste de Monnikendam nommé Jan Nieuwen- Jiuizen, et eut d'abord son . siège à Edam, d'où , il fut transféré, en 1787, à Amsterdam. Le paiement annuel de 5 fl. 25 c. confère le titre de membre; dans toute localité réunissant un minimum de 8 souscripteurs, il peut être établi une filiale; le nombre de ced filiales s'élève à plus de 300, comptant plus de 14000 mem- :bres. Le conseil d'administration, qui siège à Amsterdam, se compose de 1,0 directeurs et d'un secrétaire général; une asseml)lée générale a lieu tous les ans, au siège de la société, le deuxième mardi du mois d'août. La société cherche à réaliser son but par trois moyens principaux: 1) en améliorant l'instruction et l'éducation de la jeunesse (publication d'ouvrages scolaires -tant pour les jeunes gens que pour les instituteurs, établissement de bibliotbèqtues populaires, création d'écoles de pauvres, professionnelles et dominicales, -amélioration des bâtiments d'é- <:ole): 2) en propageant. les lumières de la civilisation et de la science moderne parmi les adultes (livres populaires, sociétés de lecture, cours publics, caisses de retraite et d'épargne); 3) .en décernant des récompenses pour actes de dévouement et de générosité.

Le Pakiis de V Industrie (het Pideis voor Volksvlyt)^ fondé par le docteur Sarphati, est en voie de construction près de la porte d'Dtrecht, rive gauche de l'Amstel.

Parmi les diverses branohei d'induitrie qui font la réputation d'Amsterdam, il faut citer avant tout les moulins à diamant. L'art de polir les diamants fut pendant longtemps le secret des juifs d'Anvers et d'Amsterdam; on Tignorait en Europe avant le 15® siècle. Encore aujourd'hui cette industrie est à Amsterdam exclusivement entre les mains de familles juives , et se pratique surtout dans le voisinage de la synagogue portugaise. Voici sommairement le procédé suivi dans les ateliers pour la taille du diamant. Un moulin, établi .à l'étage inférieur et mu par des chevaux ou par la vapeur, fait tourner à l'étage supérieur de petits -disques de fer par l'intermédiaire d'un système de rouages. Chaque atelier renferme de 30 à 40 de ces disques; devant chacune de ces meules, humectées d'huite et saupoudrées de poussière de diamant, se tient un ouvrier qui presse le diamant, enchâssé dans •du plomb, contre la meule, et produit ainsi, en quelques minutes <ie temps, une facette. Pour fendre ou cliver le diamant, on se sert de fils en métal également saupoudrés de poussière de diamant. — D'auti:es industries particulières à la ville d'Amsterdam sont: le raffinage du borax, qui est un sel tiré du limon des grands lacs du Tibet, de la Perse et de l'Amérique méridionale^

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et que les bijoutiers emploient pour la soadure; le raffinage du camphre j liquide crystallistf provenant d'un arbre que Ton fencontre surtout en Chine ; enfin les fabriques de smalt. Qn appelle smalt une substance bleue et vitreuse qu'on obtient en fondant des matières vitrifîables avec la mine de cobalt grillée. C'est en r<^duisant le smalt en poudre que Ton prépare diverses couleurs^ employées surtout dans la peinture sur porcelaine.

Les amateurs de jolis paysages feront avec plaisir une excursion à Soesidpk {Qi/2\. y p. 216) par àfuiden^ situé à Tembouchure de la Vecbt dans le Zuiderzée, Ncuirden^ petite ville fortifiée, et laaren, retour par Hilversum, ê*Graveland et Weetp. La voiture coûte 16 fl. On peut aussi se rendre à Soestdyk par la diligence partant le matin à 8 h. d'Amersfoort (2 fl. SO c.) et revenir paf la diligence partant à 6 h. du soir de Soestdyk.

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