Zaandam
Bateaux à vapeur. U en part journellement (l€ jeudi excepté) en été 8 à 10, en hiver 4 à 6, de la Stadêherberg (p. 251) i le trajet se fait en 1 heure i les bateaux retournent aussitôt à Amsterdam, à Texception du dernier, qui, partant à ô h. d'Amsterdam, ne repart de Zaandam qu'à 71/2 !»• I*"x des places: 1'® pi. 45, 2® pi. 30 cents. Les premières heure» de la journée ne pouvant être utilisées pour la visite des galeries, etc., le mieux est de prendre le premier bateau partant d'Amsterdam, de d^euner à Zaandam et de revenir de suite.
Hôtela de Zaandam: Otter^ Wap en van Zaandam, avec Café> Wapen van Amsterdam. Grand Café de Beurs, derrière Thôtelde-viUe.
Yoitorea, chez Klarenbeek, ^Logement en stalhouder in de Nieuwe Btadè'Herherg by de stoomboot êteiger te Zaandam'^^ pour Broek et la douane (tolhuit)^ en face d'Amsterdam, voiture à 2 chev. 8, àl chev. 6 fl., parcours en 5 heures j voiture à 1 chev. pour Wormerveer 1 fl. 50, Grommenie 2 fl. 15, Zaandijk 1 û. 20, Koog aan de Zaan 1 fl. 10, Westzaane 1 fl., le ngrand tour** (cp. p. 268) 12 fl. Un séjour de 2 heures est suffisant pour tout voir à Zaandam, à moins que Ton ne désire examiner de plus près le mécanisme des moulins et autres établissements industriels. On neut ainsi fort bien faire l'excursion de Zaandam, retour compris, ea. ^ à 4 heures.
ZAANDAM. 43. Route. 271
Au départ d'Amsterdam l'attention se porte d'abord à g. sur une stfrie de petites maisons contiguës l'une à l'autre, construite» sur pilotis, fort avant dans l'Y, le long d'une des digues du port. Ce sont de jolies petites villas, appartenant à de riches habitants d'Amsterdam, qui, pendant les belles journées, viennent y prendre le thé et fumer la pipe. De petits yachts, amarrés sur le der~ rière de ces maisons, servent aux parties de plaisir de ces messieurs. Oii dit que l'entretien de ces villas et de ces yacht» équivaut, pour la dépense, à. celui d'un équipage à 2 chevaux- Plus loin, on voit V école de natation (p. 252).
Le bassin de l'Y s'élargit ^ tel point, qu'à certains endroits la côte disparaît presque à la vue. L'horizon est limité à l'O. par les dunes. Partout on rencontre des navires aux voiles déployées et des mouettes se balançant dans les airs. Vers la fin> du trajet, on voit par-ci par-là surgir de l'eau de grandes perches pçintes en blanc et surmontées - d'un lattis en forme de lanterne. Ce sont des balises (hàken) destinées à signaler les bas-fonds aux marins. Dans le voisinage de Zaandam on voit deux petits fanaux, c'est-à-dire deux petits m âts> surmontés d'une lanterne. Une armée de moulins à vent projette ses ailes au-dessus de la ville.
Zftandam (par corruption on dit aussi Saardam), ville de 11,968 hab., parmi lesquels on compte plusieurs millionnaires,, est situé à l'embouchure de la Zaan et ne se compose en réalité que d'une longue rangée de moulins à vent avec leurs dépendances. Ces moulins, au nombre d'environ 400, s'étendent le long de la Zaan jusqu'aux villages de Zaandijk, Kooçy Wor^ merveer et Crommenie (p. 270). Aussi les riverains de la Zaan (Zaankanterè) estiment-ils leur fortune d'après le nombre de leurs moulins ; la dot des filles à marier, l'héritage laissé par un père,, tout cela se calcule par moulins. Il est vrai que pour l'exploitation productive d'un moulin il faut un capital de 100,000 fl., tant pour la construction du moulin que pour les provisions en grains et en colza, en farine et en huile, et pour les frais commerciaux. Ces moulins servent aux usages les plus variés. On compte à Zaandam environ 111 moulins à huile, 100 scieries, 57 servent à monder de l'orge, 29 à broyer des couleurs, 28 à la fabrication du papier, 15 à celle du tabac à priser, lia celle de la moutarde, 4 à celle du smalt (p. 268) et 4 à battre le chanvre. D'autres enfin sont employés au dessèchement du terrain. Dans quelques-uns, on broie une espèce de grès, provenant des environs de Brème, qui fournit le sable dont se servent les ménagères hollandaises pour récurer leurs vestibules.
Les moulins servant à moudre le trass sont cependant les plus importants pour la Hollande. Le trass est une sorte de tuf volcanique, provenant des bords du Rhin, surtout des environs d*Andernach et du lac de Laaoh , et qui, mêlé à de la chaux et du sable, produit un excellent ciment employé à la construction:
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•des grands ourrages hydrauliques, sa propriété étant de se durcir -dans l'eau.
La cabane de Pierre-le-Grand est pour ainsi. dire le palladium de Zaandam. A peine débarqué, une escouade d'importuns Yous offrent leurs services de cicérone. Pour s'en débarrasser, le mieux est de prendre le premier venu, à qui l'on donne une dixaine de cents. Le chemin, du reste, est très-facile à trouver «ans l'assistance d'un guide. On suit la route qui s'étend, À rO. du débarcadère, le long de l'eau Jusqu'au „Logement au atar Pierre" f ici l'on tourne à droite dans une ruelle étroite, traverse le pont, et arrive, à 125 pas plus loin, à une cour où se trouve la célèbre cabane. Elle est bâtie en planches brutes •et penche un peu de côté, les fondations en pierre ayant cédé par suite des inondations. La reine douairière de Hollande, qui «st une princesse russe, après en avoir acquis la propriété, a fait abriter la cabane sous une toiture reposant sur des piliers en l)riques, afin de la protéger contre les intempéries de l'air aussi bien que contre la manie des amateurs de reliques. La cabane «e compose de deux chambres et d^un alcôve. Du fond des parois, toutes couvertes de noms, se détache, au-dessus de la cheminée, une plaque en marbre portant l'inscription : Peiro magno Alexan- 4er; elle a été enchâssée dans le mur lors de la visite que fit à Zaandam, en 1814, l'empereur Alexandre. Un deuxième marbre rappelle la visite de l'empereur actuel en 1839 (p. 260). On remarque en outre une représentation de l'ancienne cabane, linéiques portraits de Pierre-le-Grand et de l'impératrice Catherine, un portrait l^ l'huile peint en 1839 par Portman et représentant, en grandeur naturelle, le czar vêtu du costume des ouvriers constructeurs etc. La cabane fut habitée par Pierre-l.e- Orand pendant le séjour qu'il fit à Zaandam pour apprendre la construction navale dans le chantier de Mynheer Calf et se mettre ainsi en état de diriger en connaisseur les travaux maritimes de son empire. Il y arriva incognito sous le nom de Michaëlof, en costume de charpentier et en compagnie d'autres ouvriers. Ainsi prétend la tradition. L'histoire |»ositive établit que son séjour à Zaandam fut bien plus court que celui que l'on admet vulgairement, et qu'il ne dura qu'une semaine. Le czar fut telleinent «nnuyé de l'affluence des badauds qui venaient le voir travailler, qu'il préféra retourner à Amsterdam, où les chantiers de la Compagnie des Indes lui permettaient de se livrer à ses études pratiques plus à son aise et sans être molesté par la foule des «urieux. — H est à noter que les expressions techniques de la marine russe sont encore aujourd'hui pour la plupart d'origine hollandaise. La date de „1632'', sur le dehors de la cabane, n'est pas expliquée.
En se promenant un peu le long . de la Zaan, on se familiarise bien vite avec les particularités de la ville, dont la mi-
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nntieuse propreté doit nécessairement frapper les étrangers. La ville est entrecoupée de petits cananx étroits. Presque chaqne maison est ' également entourée d'eau et de petits grillages et de jardinets, communiquant avec la rue par des ponts. L'ancienne église, à 10 min. N. de l'hôtel-de-ville, renferme im tableau par James de Rijk, représentant l'inondation qui vint affliger la ville en 1825. La nouvelle église a été construite au 17® siècle. Zaandam possède aussi un établissement de correction pour les jeunes détenus.