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D'Amsterdam an Helder. La Hollande septentrionale

BfttMktt à vapeur d'Aïuaterdam au Uelder, eu été 4 départs par jour <en 6 Ii.)i 3 par Zaandam et Alkmaar, et 2 par Purmerend et Alkmaar. Prix: jusqu^'à Purmerend 60 ou 35 c, Alkmaar 1 fl. 50 ou 85 c, Nieuwe- IHep 3 fl. ou 1 fl. 70 c. — Bateaux pour Purmerend seulement, 2 départs par jour; pour Hoorn chaque jour excepté le dimanche; pour Enkhuizen chaque jour excepté le samedi. — Chemin de fer en construction depuis 1860.

Plan de voyage. A 8 h. de raprès-midi départ pour Zaandam par le bateau à vapeur, arrivée à 4 h , visite de la cabane de Pierre-le-Grand et promenade en ville. A 6 h. départ par le bateau à vapeur pour Alkmaar, arrivée à 8V2 h- Le lendemain matin visiter le poids public, le marché au tVomage et l'église de St- Laurent, repartir à 111/2 pa^ l6 bateau à vapeur r arrivée au Kieuwe-Diep à 3 h. Voir, le -soir du même jour et le lendemain, le phare, le port, les digues, les écluses et les vaisseaux de guerre. Retour à 81/2 du soir pour Alkmaar, oii Ton est rendu à lil/^ h. Le 4* jour promenade à Hont ou bien au village de Bergen (joli vue de la dune sur la Frise-Occidentale et ses nombreux villages) ; prendre ensuite àllh. la diligence pour Harlem (prix 1 fl. 75) ; arrivée à Harlem à 4 h. ; employer le reste de la journée à une excursion à Velserend et à la montagne de Bréderode (p. 250).

Cette partie de la Hollande septentrionale n'est point située sur la grande route des touristes continentaux et par conséquent moins fréquentée. Aussi les habitants n'en ont-ils conservé que plus fidèlement les mœurs, habitudes et costumes de leurs ancêtres. On remarque surtout la singulière coiffure des femmes, le oorijter (fer d'oreilles), c'est-à-dire une espèce de large diadème en or, ayant la forme d'un fer à cheval, qui retient la chevelure et se termine aux tempes par deux grandes rosettes ovales et plates, ayant environ la double grandeur d'une pièce de cinq francs et ressemblant assez aux œillères des chevaux; par-dessus ces œillères, un bonnet ou un voile de dentelles, avec des ailes retombant par derrière; les oreilles sont ornées d'anneaux en or de grande dimension et garnis de pierres fines. Cette riche coifiTare relève singulièrement une jolie figure et se rencontre en or pur même dans les basses classes. Elle se transmet, comme pièce de famille, de génération en génération.

La province de la Hollande du Nord, longue de 40 lieues, sur une largeur de 10 à 12 lieues, est une presqu'île, reliée sur une bien courte étendue à la terre ferme, et enveloppée par la mer Basdeker, la Hollande. 3^ édition. i^

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du Nord et le Zuiderzée. Les côtes «ont sablonneuses, 1& reste du territoire se compose d'argile et de marécages. Le terrain est presque partout plus bas que le niyeau de la mer; il est garanti à TO. par les dunes, à VÊ. par des digues très-élevées. Les digues qui avoisinent le Helder surpassent en dimensions et eit soUditi^ toutes les autres du pays, à l'exception de celle de "West- Gappel en Zélande. La province est traversée presque dans toute. sa longueur par le canal du Nord, qui est actuellement la principale artère du commerce d'Amsterdam. Le bétail élevé sur cette langue de terre est renommé pour sa beauté et l'abondance de son lait; les moutons le sont pour le moelleux de leur- laine, et la saveur de leur chair.

Le trajet d'Amsterdam à Zaandam a été décrit p. 271. A Zaandam, voyageurs et marchandises passent sur le petit bateau à vapeur d'AJkmaar, qui stationne dans la Zaan à 3 min. du débarcadère des bateaux d'Amsterdam. La navigation sur la Zaan^ rivière à eau douce et canalisée, offre de l'agrément jusqu'à. Wormerveer; les bords présentent une succession de charmantes petites maisons peintes en vert et à toitures rouges, ombragée» par des arbres et entremêlées d'une infinité de moulins à yent. Les stations sont: Koog, Zaandijkj Wormerveer. Une heure après le départ, le bateau tourne à droite dans le canal de la Marker- Vaarij puis après s'être arrêté près du village de Marken, il traverse sur une courte étendue la mer cfAlkmaar, et entre dans le canal du Nord, laissant à droite le Schermer Polder (p. 279). Le canal, comme on s'en aperçoit très-bien, est beaucoup plus élevé que le pays avoisinant, qui se compose de marécages et de tourbières.

Alkmaar (hôtels: ToeUui; Hof van UoUand, station des diligences de Harlem; Burg) tire son nom („tout mer^) des marais qui l'environnaient jadis et qui sont desséchés maintenant. La ville compte 10,850 hab. et est un modèle de propreté hollandaise tant en ce qui concerne les rues, que dans llntérieur des maisons. L'hôteir-de-ville, construit en 1507 dans la rue dite Langestraat, non loin de l'église, présente quelques caractères d'archi*. tecture gothique (la tour et le pignon). La grande et belle église dé St'Laurentj édifice gothique avec un transept et une haute voûte en charpente, mérite particulièrement l'attention des voyageurs. Sur le mur occidental on voit un tableau à sept compartiments d'un maître hollandais inconnu (1504), représentant lessept œuvres de miséricorde; sur chaque tableau on reconnaît parmi les personnages en action la figure du Sauveur. Dans le chœur, qui est entièrement dégarni, est suspendu, à l'instar d'un lustre, un petit vaisseau parfaitement gréé : c'est une imitation du vaisseau-amiral du célèbre de Ruyter (p. 264). La tombe du comte Florent V de Hollande (f 1296) est encore couverte de a, pierre primitive et ornée d'une armoirie. La tour de l'édifice

«ù helder. AX.KMAAR. 44. Route. 275

s'est ^cronMe au 15® siècle; on en voit le dessin, joint à celui de l'église, sur nil des murs du chœur.

Le commerce de fromages est très-important à Alkmaar. Un marché hebdomadaire y attire les cultivateurs de toute la Hollande septentrionale; Texportation s'y fait sur un très*granâ pied. En 1857, 4,128,618 kilogr. ont passé sur la balance de la ville. Le bâtiment où se trouve cette dernière, „le poids public'S est pourvu d'une jolie tour; il a été construit en 1582 dans un fort mauvais style et porte sur sa façade B. l'inscription suivante: ,,S. P. Q. A. resUtwt virttts ablatœ jura hiUmcis^. Les jours de marché, la place' devant ce bâtiment est remplie de piles de fromages rouges et jaunes.

A proximité d'Alkmaar il y a quelques jolies promenades, surtout le Bois (hoU. Bosch) , qui 6st loin cependant d'égaler ceux de Harlem et de la Haye. Dans certaines occasions on y donne le spectacle de la harddraverij (course au grand trot); dans ces sortes de courses il e.«t interdit de mettre les chevaux au galop ; le prix accordé par la ville consiste en une cafetière en argent.

A rO. du Bois se trouve le nouveau cimetière, établi en 1829, par le „S. P. Q. A. D. O. M. et manibus civium" et entouré d'un haut mur ; il ressemble à un petit parc, mais on y voit peu de monuments. Les morts sont enterrés par rangs tracés eu ligne droite, et suivant l'ordre chronologique des décès. (D'Alkmaar à Harlem voir p. 279.)

A ]'0. d*" Alkmaar, à 1 lieue environ de distance, était situé le château d''Sgnu»Bd, berceau de Tillustpe famille de ce nom (p. 73), détruit par les Espagnols.' U n'en reste, ainsi que de Tancienne église abbatiale, qu& des ruines insignifiantes. L'abbaye s'était fait un nom par la culture des science8, à laquelle, de fort bonne heure, s'étaient livrés ses religieux^ ses annales sont d'un haut intérêt pour l'histoire du pays. Elle fut détruite en 1572 par les iconoclastes. Trois villages du voisinage portent encore le nom de la famille d'Egmond: Eçttiond binnen^ Egmond op den Hoef et Egmond aan Zee. Près de ce dernier, on a construit en 1^3 un fanal très-ëievë, surmonté d''un lion colossal, en mémoire du lieutenant Van Spayk (p. 265).

Au NO. d'Alkmaar est situé le village de Bergen^ devenu célèbre par la défaite des Anglais, qui avaient débarqué en Hollande en 1799. Le maréchal Bruné^ commandant de l'armée franco-batave, força après la bataille les Anglais à se rembarquer.

Alkmaar est situé sur le grand canai du Nord^ qui touche à la ville à l'Ë. Le débarcadère de la barge est de l'autre côté du canal. Vers 1 heure, le bateau d'Amsterdam et celui du Nieuwe-Diep y arrivent en même temps, pour continuer aussitôt leur course en sens opposé. Après le bruit et le cahotement dMn voyage en bateau à vapeur, on éprouve une certaine jouissance à se sentir doucement glisser, à bord de la barge, sur les eaux tranquilles du canal. A g. la vue s'étend, au delà des champs et des pâturages, sur les dunes de Kamp, près desquelles les Anglais remportèrent une victoire navale sur les flottes française et néerlandaise réunies, le 11 oct 1797.

276 RotUedd. NIEUWE-DIEP. D'Amsterdam

Le village de Kamp est situ^ sur le versant nord de ces dunes. A ^2 îieue de chemin, entre Kamp et PeU^n^ les dunes cessent tout-à-fait. D'après une tradition, il y aurait eu ici une des anciennes embouchures du Rhin. Cet endroit, appelé le Hondboschje , est le plus dangereux de toute la côte hollandaise. Malgré les digues et autres moyens hydrauliques, les envahissements de la mer font des progrès incessants.

Plus loin, là barge traverse la Zypc, ancien polder, et s'arrête, non loin du dernier relais de poste am Zand (sur le sable), dont le nom désigne suffisamment le caractère de la contrée, entre les deux grandes écluses de Zyp, à partir desquelles les eaux du Zuiderzée étaient autrefois séparées du canal du Nord par une puissante digue.

Un immense polder (3230 hect.), VAnna-Paulowna'Polderf achevé en 1850 après un travail de trois ans, a refoulé le Zuiderzée sur une vaste étendue. En se plaçant sur la digue transversale de la porte éclusière supérieure, le regard embrasse tout le terrain de ce polder, et, dans le lointain, la longue ligne des digues nouvellement établies. Sur la vieiUe digue, près du canal du Nord, s'élève à dr., sous le nom de la reine douairière Anna- Paulowna, la belle habitation des entrepreneurs.

A g., dans la direction du NO., on voit se dresser un phare élancé sur la Kijk-Duin. En dehors de ces constructions, la route n'offre rien d'intéressant: on ne voit que des pâturages, par-ci par-là une maison de paysan ou quelques touffes d'arbres. Vers la fin du voyage, on aperçoit successivement les mâts et les voiles des navires de la rade et du port du Nieuwe-Dit-p. Sur la gauche, les remparts verdoyants et les casemates des fortifications. Le bateau aborde près du grand pont, à 15 min. de Fhôtel.

Le Nieuwe^Diep ou Willemsoord (*J)en Burg, belle vue sur le Zuiderzée, la rade et le port, ch. 1 fl., déj. avec de la saucisse de Bayonne 70 c, thé 60 c, dîner IV2 A-) est le port du Helder, construit dans les dernières 80 années par des moyens tout-à-fait artificiels. Il protège par de .grands môles et des saillies les vaisseaux qui entrent dans le canal du Nord. Ces vaisseaux sont, à part ceux qui appartiennent au pavillon hollandais, en grande partie de provenance norwégienne. On remarque à l'entrée du bassin des portes d'écluse d'une forme nouvelle, appelées écluses à éventail. Par leur construction, elles se ferment d'elles-mêmes par la pression de l'eau. On est admis à voir les beaux chantiers et les magasins, en demandant la permission au contre-amiral (schoutVtj nacht), à 9 etlVz^- (pourboire, pour 1 à 3 pers. 1 fl., pour 4 pers. et plus 2 fl.).

C'est dans le port et sur la rade du Nieuwe-Diep, entre cet

endroit et l'île de Texel, que stationne la flotte de guerre

hollandaise. On obtient sans difficulté la permission de la visiter

n s'adressant aux capitaines, mais seulement l'après-dîner ; ou

au tielder. H£LD£R. 44. Route. 277

donne 25 à 50 c. de pourboire au matelot qui vous conduit. Les grands vaisseaux de ligne font défaut; ce sont des frégates et de petits navires qui sont mouillés ici. Près de la côte se trouve une ârégate d'exercice pour les recrues et les jeunes matelots; son équipement toutefois n'est pas au complet. Pour voir un vaisseau de guerre complètement armé et approvisionné, il faut se faire conduire à un des bâtiments en rade, ce qui coûte toujours quelques florins. Les vaisseaux de guerre en rade annoncent par un coup de canon le réveil et la retraite (8V2 h.}.

Une rangée non interrompue de maisons, la plupart à un seul étage,, s'étend lé long du canal du Helder, sur un parcours d'une demi-lieue, du Nieuwe-Diep jusqu'au Helder (Heerenlogement) ; elles sont protégées par derrière par la grande digue de ce nom ( V. ci-dessous). Vers la fin du siècle dernier, le Helder n'était encore qu'un grand village habité . par des pécheurs. Napoléon y fit construire en 1811 par des prisonniers de guerre espagnols des fortifications ^îonsidérables , qui furent achevées en 1826 par le gouvernement des Pays-Bas. Aujourd'hui le Helder est une ville commerçante en plein développement (plus de 14,751 hab.) et en même temps une des positions stratégiques les plus fortes, un camp protégé- dans tous les sens par des tranché"©». La défense de la place exige une garnison permanente de 7 à 9000 h., mais elle peut en renfermer 30,000. Cette position militaire >$'étend de la mer du Nord au Zuiderzée, et est garantie au N. et à ro. par de fortes constructions de défense, à l'E. et au S. par un système d'ouvrages construits en vue d'opérer la submersion* tle la contrée. X,es batteries commandent le détroit du Marsdiep, l'entrée du port et celle du canal du Nord. La pointe extrême de la Hollande du Nord étant, plus que toute autre partie du pays, exposée aux envahissements de la mer, cette position est encore abritée de tous les côtés par des digues élevées dans les dimensions les plus grandioses.

La grande digue du Helder a une longueur de 2 lieues, et 13 mètres de largeur à son sommet. On y a tracé une bonne route de communication entre le Nieuwe-Diep et le Helder. La digue descend à 64 mètres dans la mer, avec une pente de 40 degrés; la marée la plus haute est loin d'en atteindre le sommet, la plus basse couvre toujours ses fondements. A certains intervalles on voit s'avancer dans la mer, à plusieurs centaines de toises, de forts batardeaux, proportionnés à la hauteur et à la longueur de la digue. Cette côte artificielle et gigantesque est entièrement composée de blocs de granit de Norwége.

Le Helder est presque le seul point de la côte hollandaise où, immédiatement au pied de la digue, la mer soit suffisamment profonde .pour les vaisseaux du plus fort tonnage. Ce qui est très-remarquable, c'est que, à l'intérieur de la digue, il se trouve une eau stagnante, croissant et baissant avec la marée-

27S lloute 44. TËXBL. La Hollande

et paraissant ainsi communiquer avec la mer par uo conduit souterrain. — La force de l'eau qui se jette à la marée hautti À travers le détroit (1 lieue de large) qui sépare le Texel et le Helder , empêche les atterrissements et entretient une passe toujours facile.

Nous ne saurions trop recommander aux étrangers, pour le •coup-d'œil extraordinaire qu'elle procure', une ^promenade sur cette belle route de la digue, qui s'étend du Nieuwe-Diep Jusqu'au delà du Helder, vers la première redoute du Fort Prince Royalf puis de là, le long de la plage sur les monticules sablonneux des dunes, jusqu'au phare et au Fort Kijkduiny à 1^4 lieue du Nieuwe-Diep. Ce dernier fort, ouvrage à cornes entouré de fossés murés et secs, â&nê les casemates duquel se trouve ordinairement logé quelque bataillon de discipline, s'élève sur le plus haut point de la dune septentrionale. Le phare (vuurtoren) qui le domine mérite une visite, tant à cause de son mécanisme que pour la belle vue dont on y jouit sur la mer. Le village de Huisduinen est une autre dépendance du Helder.

Non loin de cette dune la flotte anglaise et française d'une part et les Hollandais de l'autre, se livrèrent une bataille sanglante le 21 août 1673. Ce furent les Hollandais, commandés par de Ruyter et Corneille Tromp, qui remportèrent la victoire. Plus d'un siècle plus tard, en septembre 1799, 10,000 Anglais et 13,000 Russes, placés sous les ordres de l'amiral Abercjombie et du duc d'York, abordèrent en ce même endroit. Le duc, aussitôt le débarquement opéré (19 sept.), expédia les Russes à la poursuite des Français; mais ne connaissant point le terrain, ils se perdirent dans les dunes et furent soit coupés en grande partie, soit faits prisonniers à la bataille de Bergen (voir p. 270). Les Anglais, après avoir remporté le 2 oct. suivant une victoire décisive près d'Alkmaar, vinrent occuper cette ville; mais trois jours plus tard, à la suite du combat de Castricum (p. 279), ils se virent forcés de se retirer devant les forces supérieures du général Brune, après avoir vainement cherché à détacher les Hollandais de l'alliance française.

En face du Helder, de l'autre côté du détroit du Marsdiep, se trouve l'île de TexeL Tous les jours un bateau-poste fait le trajet (en 2 h.) du Nieuwe-Diep à Oudeschildj qui est le débarcadère habituel.

Le chef-lieu de l'île, den Bwg , est à 1 lieue d'Oudoschild. L'île de Texel, où vivent environ 6000 hab., se compose en majeure partie de pâturages , nourrissant environ 30,000 moutons, qui produisent annuellement de 150,000 à 200,000 livres de fine laine. Du lait des brebis on confectionne un fromage vert tres-recherché. Cette couleur est produite par les excréments des moutons, qu'on lie dans un morceau d'étoffe et qu'on trempe dans ^ lait. La rhair des moutons est également renommée et ae

du Nord. PURMEREND. 44. Route. 279

paie à Amsterdam plus chère que toute autre. La pointe septentrionale extrême de Tîle s'appelle Eijerland (pays aux œufs), à cause du grand nombre d'oiseaux de mer, venant généralement de la Norwége, qui y déposent leurs œufs. Ceux-ci sont recueillis et vendus à Amsterdam.

Le trajet pour Harlingen (p. 281), ville située au NE. sur la ^*6te opposée de la Frise, se fait, quand le vent est favorable, en 5 ou 6 heures de temps. Comme il n'existe pas de communication régulière, il faut louer un bateau, qui coûte de 10 à 12 f[. Cette route est la plus avantageuse pour les voyageurs qui ont l'intention de voir Leeuwarden (p. 281) et Groningue (p. 282), et qui, de là, en passant par Delfzyl, désirent rejoindre à Emden le chemin de fer de Hanovre.

Les agroBomes tireront un grand profit d'une visite spéciale consacrée au polders (p. 194) de la Hollande du Nord: Anna Paulotcna^ Zype^ Wieringerwaard^ Bugoward^ Scherfner, Beemster; toutes les cultures y sont admirablement traitées^ les fromageries surtout doivent leur offrir un grand intérêt. I7ne voiture de louage du Helder à Amsterdam coûte environ 40 flo le triyet du Helder à Hoorn se fait en 6 h., de là à Purmer- •eqd en 4 h., de Purmerend à Buiksloot (p. 268) en 3 h. La route par eau est cependant plus commode et d''autant plus agréable, que la visite des petites villes de la Hollande septentrionale ne dédommage pas assez de la perte de temps et de la dépense qu'elle occasionne.

llèdttmbiik {Valk ou Faucon), jadis siège d'une académie pour de Jeune« marins i Enkhuisen (Valk) (p. !^), autrefois important par son commerce de harengs, patrie du peintre Paul Potter (+ 1654)^ Hoorh (Doelen), ancienne capitale de la Hollande du Nord, ville natale de Guillaume .Schouten, qui, le premier, doubla en 1616 la pointe méridionale de TAmérique et lui donna le nom de „Cap Hoorn."

Furmerend (Vergulde Roikam)^ situé entre trois polders, le Beemster .(dont la ville occupe la pointe méridionale), le Purmer et le Wormer, sur le grand canal du Kord^ Edam (Hefrenlogement)^ célèbre par ses fromages à écorce rouge; Konnikendam (Doeleii), dont Téglise renferme le tombeau du pasteur Van Nieuwenhuizen, fondateur de la société Tôt mit van 'f algemeen (p. 267). De Purmerend à Amsterdam, quatre bateaux à vapeur par jour (p. 268).

D'Alkmaar à Harlem il y a deux départs de diligences par Jour (trajet en 3 h., prix 1 fl. 75 c). Jusqu'à Castricum le chemin est ombragé, mais dépourvu d'intérêt. Les troupes anglaises et russes, débarquées au Helder, et qui s'étaient avancées jusqu'ici, y furent battues le 5 oct. 1799 par le général Brune, commandant de l'armée française (p. 278). Au delà de Castricum la route longe les dunes pendant quelque temps. Puis se présente, près de Beverwijk et de Velzen, une suite de charmantes villas entourées de jardins: à gauche se déploient des prairies d'une magnifique venue et animées par de superbes troupeaux. Sur une courte étendue, entre Beverwijk et Velzen, la route côtoie le Wijker Jfeer, continuation septentrionale de l'Y.

Bavtrwqk (Zon)y avec se« riantes maisons à jalousies vertes et ses rangées d'arbres taillés en charmilles, est un modëie de propreté hollandaise. Le village de Wijk aan Zee, à Va 1- O. de Beverwijk, est devenu •depuis 1839 un bain de mer préféré par bien des personnes, à cause de la modicité des prix, à ceux de Zandvoort et de Scheveningen.

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