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LA OUESTIOX DES TERRES

commerciales : c'est riinsi que le IjIoc de la Busira appartient à trois Compagnies : la Compagnie pour le commerce et l'industrie, la Société du Haut Congo, la Compagnie du chemin de fer du Congo; la Compagnie de Katanga,de son cùté, reçoit en pleine propriété le tiers des terres domaniales situées au Katanga; la Compagnie du Lomami devient propriétaire d'un territoire impoFtant dans le bassin de cette rivière.

D'autre part, l'Ktat concède, pour des durées de trente, cinquante ou quatre-vingt-dix-neuf ans, à des Compagnies dont il possède la moitié des actions, le droit d'exploiter à leur profit exclusif certains produits végétaux, animaux et mèn>e minéraux, sur des portions très considérables du Domaine privé.

Les plus importantes de ces Compagnies furent la Société Anversoitie du comme) ce au Congo, \'.\bir, le Comptoir commercial congolais (C. C. C), la Compagnie du chetnin de fer des (irands Faics, qui sest fait attribuer pour quatre-vingt-dixneuf ans, quatre millions d'hectares de terre dans la Province Orientale.

Dans la pensée du Souverain, ces sociétés devaient être pour l'Etat de véritables auxiliaires, qui ne se borneraient pas à lui remettre la moitié de leurs bénéfices, mais exerceraient, en sou lieu et place, quantité de fonctions qu'il n'était pas en mesure de remplir directement.

C'est ce que montre fort bien la curieuse lettre suivante, adressée à M. Charles Lemaire, commissaire du district de l'Equateur, pour lui annoncer la venue des agents de VAhir, chargés par cette Compagnie de l'installation des comptoirs du Lopori et de la Marinja :

41 I.A ItELOryiE El- LE COXtîO

hTAT INDÉPENDANT Dl' CONc.o

e A4 • . jt»» * - décembre iS'Ji.

Secrétariat d Etat

de l'Intérieur.

Cher -Monsieur LoiiiMiro.

Le porlciir de la présente est M. Knj;erietli, le chel de la Anj;lu- Uelirian liulia lUihber l>' dans votre district. .M. l^igerieth et ses adj(»ints ont été chargés daller installer les comploirs du Lopori et de la Marinja. et je le recomn>ande très particulièrement à vos bons offices et à ceux des agents placés sous vos ordres, l'État attachant la plus 5,'rande importance à ce tjue la Société réussisse dans les opérations (jueiie va entreprendri' dans voti'c district.

Ces ajxents ont reçu de leur direction l'ordre d'avoir les plus grands égards pour les autorités et de s'inspirer des conseils (juc celles-ci croiraient devoir leur donner. Ils ont reçu aussi pour instruction de se rendre, dans la mesure de leur tache, utiles à lÉtat et à ses représentants. C'est aiimi qu'ils opéreront des recrutements pour l'E'.at, et vous leur remettrez à Cet effet des armes et de lu poudre d'après les ordres qui vous seront transmis de Borna.

Ainsi que vous le savez, l'État s'est engagé à fonder un certain nomi)re de postes et à les remettre à la Compagnie avec les terres qui les entourent dans un rayon de 25 kilomètres. Il importe (|ue l'emplaccMiient de ces postes soit bien choisi au point de vue de la récolte des.j)roduils et il sera utile, je pense, que cet emplacement soit déterminé de cctmmun accord avec M. Engerieth. Notre intérêt est que sous ce rapport comme sous d'autres, ta Compagnie reçoive toute satisfaction et que les meilleurs endroits lui soient réservés. Nous n'aurions j)as d'objection a ce qu'elle en choisisse si elle le juge favorable, sur la Luionga.

l/engagement de fonder ces postes comporte celui d'y élever les premières constructions en matériaux du ])ays et de mettre les agents en relations paisibles avec les indigènes.

Je compte, cher monsieur Keniain-. sur votre zèle et sur votre dévouement intelligent pour faciliti'r. dans la plus large mesure, les débuis de <'ette nouvelle ciil repi'ise. Veuillez me croire.

Votre tout dévioué.

{Sii/né) Van Kkïvklih:

On voit (pi'aljslrartion faite do la zone dile dii commerce libre?, (111 bieiilùl, d'ailleurs, allait se fonder \o moiiopojo (\o

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