TROISIÈME PÉRIODE (1855 Â
Un phénomène singulier se passa à l'avènement du cabinet présidé par M. De Decker. Le Vatican, qui avait à diverses reprises témoigné de ses sympathies pour l'administration antérieure, tout en s'abstenant de lui prêter le moindre appui, vit arriver avec quelque défiance le Ministère catholique de 1855. Il ne lui était certes pas hostile, mais il ne déguisa pas la crainte que les hommes politiques qui venaient de monter au pouvoir ne fussent hors d'état de résister à des vœux excessifs et ne devinssent ainsi les instruments d'une réaction prochaine. Il n'est guère difficile de discerner de quel côté, au sein de quel milieu, le Saint-Siège redoutait la manifestation de tels vœux; l'expérience qu'il venait de faire au cours des négociations relatives à la convention d'Anvers n'avait pu manquer d'ébranler sa- confiance dans la sagesse politique du clergé belge. M. le vicomte Vilain XIIII, instruit de ces appréhensions, promit de ne pas les justifier. Le Cabinet, répondit-il, ne se laisserait pfts plus entraîner, à l'intérieur, vers les opinions paôsionhéeà qu'au dehors, vers les alliances exclusives. C'était son pro-
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gramiae, sa professîoii de foi (i^. Uoocaaon d'éprouver la fermeté de ces résolotions ne tarda pas l<Higtanp8 à se présenter.
Dans les derniers mois de 1855, des réclamatiœis s*âe- Tèrent, au sein des organes do parti catholique, an sujet de renseignement d'un des professeurs de ri'nivarsité de Gand ^î\ On prviesta TÎvemeni contre Fesprii et les tendances des cours donnés par M. Brasseur; on raocosa davoir nîè iadin?cteniect la dîririié du Christ, faroir proclame la sur^rlorI:è de la reiorme du m* slè^^le sur le caihvCc:$B::e. etc. Le conseil acaiez:i::ue cuTnt une entiju^:e; après avoir en:eci,: les e^r::ai^:::s du professeur.
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