‹ La Belgique et le VaticanChapitre 4 sur 60 · LU · texte numérisé non relu

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d*un accord qui mettra fin à des dissentiments si regrettables.

« Tel est, Monsieur le Ministre, le résumé de ce que le cadrinal Antonelli m*a dit quand j'ai fait connaître à Son Eminence le contenu de votre dépêche du 15 août. »

A la demande du Ministre des Affaires étrangères, le cardinal Antonelli confirma ces déclarations et leur prêta un caractère authentique (i).

La négociation se prolongea encore plusieurs mois dans ces termes, sans que le résultat final en ait été sensiblement modifié. La Cour de Rome n accorda pas de réparation plus complète au sujet de Tallocution pontificale du 20 mai. Quant au concours du clergé pour l'exécution de la loi sur l'enseignement moyen, elle ne cessa de protester qu'elle désirait vivement une entente entre le Gouvernement et l'Episcopat. Le Pape et son Secrétaire d'Etat exprimaient la conviction que les Evêques feraient toutes les concessions que leur permettrait leur conscience pour obtenir ce résultat. Mais, aux demandes réitérées de notre Agent pour que des instructions en ce sens fussent envoyées au Nonce, on répondait par des défaites : c'était chose inutile ; Mgr Gonella connaissait les intentions du Saint-Siège (2). Il y avait longtemps alors que durait la correspondance du Ministre de l'Intérieur avec l'Archevêque de Malines relativement à l'intervention du clergé. Ouverte le 31 octobre 1850, elle s'arrêta le 15 mai 1851 sur une lettre de l'Archevêque qui formulait des exigences inadmissibles puisqu'elles étaient contraires aux termes de la loi. Tout demeura donc en suspens. Jamais on n'eut l'occasion de constater au cours de cette longue et stérile négociation qu'une démarche quel-

(1) Dépêche de M. de Meesler, U octobre i850.

(2) Dépêches de M. de Meester, 4 septembre i850, 30 novembre i850, U avril i85i.

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