‹ La Belgique horticole (volume 2)Chapitre 26 sur 121 · PAR M. A. RIVIÈRE · texte numérisé non relu

PAR M. A. RIVIÈRE

M. A. Rivière, en présentant à la Société d’horticulture de Paris, un pied fleuri de Vriesea brachystachys Reg. (Voy. la Belg. horticole tome XX, p. 161), a donné quelques renseignements sur la culture des Broméliacées, qui sont utiles à faire connaître et qui concordent d’ailleurs avec la méthode suivie au jardin botanique de l’université de | Liége.

Voici la note de M. Rivière :

« M. À. Rivière fait observer que la beauté de sa plante, que recommande, en outre, la longue durée de sa floraison, tient essentiellement au mode de culture qui y a été appliqué. L'an dernier, lors-

qu'elle lui fut donnée, elle était en fort triste état et allait périr. Il s’'empressa de l'enlever de terre, de la laver, après quoi il la planta

dans de la terre de bruyère concassée et du sphagnum, le tout superposé à un drainage de tessons qui n'occupaient pas moins de la moitié du pot. À partir du moment où elle à été ainsi plantée, sa Broméliacée a été traitée comme une plante aquatique et arrosée tous les jours. Elle à été en même temps soumise à une température modérée et à une abondante aération. Elle n’a pas tardé, sous l'influence de ce traitement, à reprendre vigueur pour arriver finalement à une belle floraison et à une végétation vigoureuse. Dans les jardins où cette espèce existe, on la regarde comme délicate et difficile à maintenir en bon état. Cette erreur tient uniquement, selon M. A. Rivière, à ce qu’on la plante mal et qu'on ne l’arrose pas assez. En effet, lorsqu'on lui a suspendu les arrosements, il arrive presque toujours qu'on la voit fondre, au moment où l’on recommence à lui donner de l’eau. La marche qu'il suit lui-même met complétement à l'abri de ce grave inconvénient. Au reste, continue l’habile jardinier-chef du Luxembourg, c’est là une méthode avantageuse pour la culture des Broméliacées en général, et toutes ces plantes prospèrent quand on les arrose journellement après les avoir plantées dans des pots dont la moitié environ étant occupée par des tessons constitue un excellent drainage, auquel on superpose une bonne couche de sphagnum, pour remplir

le reste du pot avec de la terre de bruyère concassée.

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