CET PT
Grand dommage est que ceci sont sornettes ; Filles connais qui ne sont pas jeunettes
À qui cette eau de Jouvence viendrait
Bien à propos...
Mais laissons aux bonnes gens une chimère aussi douce qu’inoffensive, et ne détruisons pas d’aussi chères illusions.
Nous terminerons ici l'histoire du lis blanc par une anecdote rapportée par Bayle au sujet de Charles-Quint, de ce prince qui, trop longtemps tourmenté par le pape, le roi de France et la goutte, abdiqua le pouvoir pour se retirer dans le monastère de Yuste en Estramadure.
Bayle raconte que ce grand empereur y planta un lis blane à la fin d'août 1558, et qu'au moment de sa mort, qui arriva le 21 septembre suivant, l'oignon de ce lis jeta tout-à-coup une tige de dix coudées avec une merveilleuse fleur aussi belle , aussi épanouie et aussi odoriférante que ces fleurs le sont en Espagne dans la saison ordinaire; il ajoute que l’on coupa religieusement cette miraculeuse fleur pour la mettre sur le grand autel de l’église, lors des funérailles du monarque découronné. |
Il est à remarquer que ce n’est point au lis blane seul que l’on attri= buait autrefois une origine fabuleuse ; il en était de même de deux autres lis connus du temps des Fuchs, des Dodonée et des de l’Escluse, c’est- « à-dire du lis rouge (L. Croceum, KL.) et du lis Martagon (L. Martagon, L.)M
Le premier était l'Hyacinthe de l’époque, et voici l'origine de ce nom :
Hyacinthe, fils d’Amyelos et de Diomède, était un jeune homme d’une rare beauté; Apollon ne put se défendre de l'aimer, et, afin de le voir souvent, ce dieu se chargea de lui apprendre à jouer de la fyre et de se servir du disque. Le dieu Zéphire aimait aussi le jeune Hyacinthe; mais, comme toutes les préférences étaient pour Apollon, Zéphire en fut jaloux et résolut de se venger : un jour que son rival jouait au disque avec Hyacinthe, il poussa violemment contre la tête de celui-ci, le palet qu'Apollon venait de lancer, et le jeune homme, mortellement blessé, mourut sur-le-champ. Apollon, inconsolable du eoup qu’il croyait avoir porté à son ami, changea le sang qui coulait de sa blessure en une fleur brillante dont la forme était celle du lis.
Ecce cruor, qui fusus humo signaveret herbas, Desinit esse cruor, Tyrioque nitentior ostro Flos oritur, formamque capit, quam lilia, si non Purpureus color his, argenteus esset in illis.
Ovin. Nuram. L. 10.
Soudain le sang espandu sur la dure ‘ Laisse estre sang et devient belle fleur, Prenant du lys la forme et la figure :
Mais rouge une est, l’autre a blanche couleur. Hist. des plantes, par R. Dod., traduite par Ch. de L’Escluse.
Quant à l’origine du second lis, c’est-à-dire du lis Martagon, voici ce que la fable nous apprend (1) : |
Junon, piquée de ce que Jupiter avait engendré Minerve sans le concours d'aucune femme, voulut concevoir et enfanter à son tour, sans la participation d’aucun dieu. Elle quitta l’Olympe dans cette intention, et elle va pour consulter l'Océan sur les moyens qu’elle devait employer pour réussir dans son projet. Sur son chemin, elle rencontre la déesse Flore, et l'ayant instruite du motif de son voyage, Flore lui fit connaitre une fleur qui avait la vertu de rendre les femmes enceintes par le seul attouchement. Junon en fit l'essai, et elle devint mère du dieu Mars. Cette fleur, pour rappeler la naissance de ce dieu, recut dès lors le nom de Martagon.
De toutes les espèces de lis cultivées aujourd’hui dans nos jardins et originaires de l'Italie, de l'Allemagne, de la Sibérie, de la Daourie, du Caucase, du Levant, du Népaul, du Japon, de la Chine, de la Caroline,
terme
(1) Ovid. Fast. L. 5, v, 251, Natalis comes (Noël Le Comte). Mytholog, L. 2, cap. 5.
nr de
de la Floride, du Canada, de la Pensylvanie et du Mussou (indes anglaises), : on n'en connaissait que deux du temps de Charles-Quint : e’était le lis andide (Lil. candidum, Lin.) et le lis safrané (Lil. croceum, Lin.). Ce dernier, qui est le xopyysy de Dioscoride, le rubens de Pline, le zoo des Grecs (1), et que d’autres enfin avaient nommé cynorrhonon, et crinorrhodon (2) est originaire de l'Italie, où il avait été observé par Mathiole (3). Cette espèce, qui est presque aussi anciennement connue que le lis candide, a fourni plusieurs variétés, et entre autres une à fleurs doubles (4) qui; malheureusement, n’existe plus dans nos collections.
Il serait assez difficile de préciser l’époque à laquelle on a commencé à cultiver cette espèce; toujours était-ce antérieurement à 1550, puisque, vers ce temps, Fuchs, parcourant l'Italie, le remarquait avec plaisir décorant les parterres et les salons (5).
Ce n’est que sous le règne de Philippe IT et sous celui d’Albert et Isabelle que les lis Martagons, de Chalcédoine, de Pompone, des Pyrénées, le lis bulbifère et le Era Sultan Zambach (Lil. per castre se joignirent à leurs frères ainés pour orner nos parterres.
Le lis Martagon, dont nous avons déjà raconté l’origine, et qui est l'hyacinthe ferrugineuse de Virgile que Columelle, dans son poème sur la culture des jardins, a chanté en ces vers :
| à sd PRE RS es
Et vos agrestes, duro qui pollice molles Demittitis flores , cano jam vimine textum Surpiculum ferrugineis cumulate hyacinthis (6).
nous rappelle les voyages du célèbre botaniste Charles de L’Escluse. C'est un lis qui appartient tout-à-fait à l'Occident, malgré tous ses noms orientaux, tels que bonnet turc, lis de Turquie, lis du Calvaire (Lelikens van Calvaire), ete. (7). De L’Eseluse le trouva d’abord à Greben en Pannonie, d'où probablement le nom de Martagon Pannonicum donné à ce lis par Eyst, Mathiolle, Merianus, ete. Il le rencontra plus tard dansles bois et les prés de Leytenberg, de Calenberg, en Autriche, et jusque sur les bords 4 du Mein, près de Francfort; enfin il le cultiva dans les jardins de Vienne, sous le nom de lis des Montagnes. Il fut figuré pour la première fois dans l’Imagines Plantarum de Fuchs, publié en 1545. Cet auteur l'avait décrit en 1542, dans son Historia Stirpium, sous le nom d’Asphodelus femina. C'est l’hyacinthus poëtarum de Tragus.
(4) GC. Plinii. Secundi. Hist. Mundi. L. XXI, cap. V.
(2) Dalechamp. Hist. des plantes. Lyon, 1655, p. 569.
(5) Dodon. Pempt. 198-199. Éd. 1616. |
(4) Tournefort, 569. — C. B.; p. 79, n° 2. Eystet Abraham Munüing, qui nous dit en parlant de celle variété : « Eeven wel niet ieder, maar alleen om 4 twecde of derde jaar dobbel. »
(5) Fuchsii. Hist. Stirp., p. 565.
(6) Dierbach. Flora Mythol., p. 155.- Columella. Libri ee re rustica. Lib. X.
(7) Dod. Pempt.. fol, 200.
De L'Eseluse possédait une variété plus petite, à fleurs blanches teintes de rose à l'extérieur et ponctuées de pourpre à l'intérieur, qu’il tenait de son ami, Jean Boissot, qui habitait Bruxelles et qui était connu pour un horticulteur du plus haut mérite.
Celui qui se teint de blanc, de jaune, d'orange, de rouge et de pourpre, nous a fourni presque autant de variétés de ces couleurs nous offrent de nuances; plus deux variétés à fleurs doubles; la blanche et la pourpre, que nous possédons encore dans nos collections.
Le lis de Chalcédoine (Lil. Chalcedonicum, L.), originaire des diverses contrées de l’Asie Mineure, en fut, dit-on, rapporté par quelques preux chevaliers à leur retour de la Palestine; mais cette opinion est tout-à-fait erronée, car ce n’est que vers la fin du xvi° siècle qu'on l’envoya de Constantinople à quelques nobles dames de Vienne, où de L’Escluse le trouva à son arrivée (1). Plus tard, il en recut encore une bulbe de David Ungnad qui était ambassadeur auprès du Grand-Ture en 1572 ou 1575.
Jacques Dalechamp, un des plus savants médecins et des plus laborieux naturalistes de son temps (1515 à 1588), auteur d’une Histoire générale des plantes, annotateur de Pline et traducteur d’Athénée (2), que Linné rangea parmi les inventeurs, introduisit en France, vers la même époque, ce magnifique lis, dont il avait reçu les graines de Constantinople. Il le cultiva dans son jardin de Lyon. Ce savant nous l’a décrit et figuré dans son Histoire générale des plantes , sous le nom d’Hemerocallis de Constantinople (3 ).
Ce lis rappelle Jean Vander Dilft, un des ancêtres des comtes actuels de ce nom, qui, le premier en Belgique, le propagea de graines (4); et Philippe de Marnix de Sainte-Aldegonde, l’auteur du Compromis des Nobles, qui le reçut de Jean Robin, botaniste de Henri IV, et père de Vespasien Robin, lequel introduisit en Europe le faux acacia que Linné érigea en genre en lui donnant son nom.
Ulrie de Khunigsperg , rapporta des jardins de Péra la belle variété à fleurs doubles, figurée dans le Florilegium renovatum de Math. Merrianus, sous le nom d’Jemerocallis Chalcedonica flore pleno; elle fut d’abord cultivée en Belgique par la noblesse et les dames d’un rang élevé qui la nommaient zu/finiare ou corona di re, couronne royale.
Le lis de Pompone (L. Pompontum, L.) fut envoyé du jardin du due de Wurtémberg, à Stuttgardt, à Jean Martoff, patricien et sénateur de Francfort (5). De L’Eseluse, qui tenait la seule bulbe qu'il possédait de la libéralité du sénateur francfortais, en fit la description sur son lit de dou-
(1) Clusius Plantar rarior, hist. p. 151.
(2) Tournefort. {nst. rei herb., p. 54.—Linn.
(5) Dalechamp. Hist. Gén. des plantes, 1, 2, liv. XV, chap. IL, p. 576. (4) Clusii, Plantæ rarior. hist., p. 151.
() €. Clust. Plantæ rar., p. 135.
rs — 292 —
eur. C'était en 1595; une luxation à la euisse droite le privait de tout mouvement; le lis Pompone fleurit. Il ne put malheureusement aller con templer lui-même cette fleur tant désirée; mais en botaniste passionné ,
il n’eut garde d’ordonner de l’ôter de terre ou de la couper, il l'aimait
trop Pour la priver de ses graines. Il fit faire son portrait et la DEA
d’après cette image.
Ce beau lis fut introduit en Belgique en 1594, par Jean Somer, fils dun commandant de Middelbourg, en Zélande, qui en rapporta ES bulbes de l'Italie (1). Ce lis, quoique originaire de la Sibérie, parait naturel au Midi de la France. Garidel (2) nous dit que M. Saurin a trouvé cette belle espèce dans les montagnes de Peyresse et d’Entrevaux, dans les environs d'Aix. C’est probablement ce qui l'a fait nommer par Abraham Munüng, Lilium rubrum Italicum præcox. I en existe une variété à feuilles plus étroites et à tige plus élevée. |
Le lis bulbifère (Lil. bulbiferum, Lin.), originaire du Midi de l’Europe, fut introduit en Belgique par Marie de Brimeur, épouse de Conrad Schets, qui habitait Malines au xvr° siècle. C’était une des dames qui, ainsi que Christine Bertolf, épouse de Joachim Hopperus, conseiller à Malines et depuis secrétaire de Philippe IT à Madrid, se distinguèrent parmi celles qui s’occupaient de la culture des plantes (3). C’est à cette dernière que nous devons la connaissance du Grand Soleil (Helianthus annuus, Lin.), originaire du Pérou et dont Dodonée nous a donné le premier la figure et la description (4).
Marie de Brimeur le répandit parmi tous les amateurs de la Belgique; elle en envoya à de L’Escluse, qui propagea l'espèce à Vienne et dans ses environs (5). Il la retrouva depuis sur les montagnes de la Styrie, Ce lis avait été observé par Mathiole dans la haute Italie, et Ray l’a rencontré dans une forêt, près de Naples, aux environs du couvent des Camaldules. En 1616, c'était déjà une des fleurs les plus communes de nos jardins (6) où on la confondit quelquefois avec le lis safrané originaire des mêmes contrées. Ce lis a fourni plusieurs variétés. Celle à fleurs doubles a disparu de nos collections.
C'est de ce lis à fleurs rutilantes, que la fille de Linné, a vu des lueurs intermittentes, semblables à de petits éclairs, se dégager, à la fin d'un jour chaud. Ce phénomène de phosphorescence, qui se remarque encore dans la fleur de la Capucine, du Souci, du Tagétès, toutes fleurs de couleur de feu, est toutefois révoqué en doute par Tréviranus qui a émis
(4) C. Clusii. Plantæ rar., p. 155.
(2) Hist. des plantes qui croissent aux environs d’Aix. (3) Dod. Sürp. hist. in pref.
(4) Dod. Flor. ae Coron. Odor. Histor.
(5) Clnsii. Plantæ rariores, p. 153.
(6) Dod. Pemptades , p. 199.
l’idée aue la couleur orange, vue dans une demi obscurité, peut frapper l'œil, au point de donner une sensation exagérée et illusoire (1 ).
Le lis des Pyrénées (L. Pyrenaicum, L.), originaire des Pyrénées, comme nous l'indique son nom, fut cultivé dans les jardins depuis la fin du xvi° sièele. Toutefois, il en avait presque entièrement disparu, lorsqu'en 1775 , il y reparut comme une nouveauté horticole. C’est au professeur Gouan, de Montpellier, que nous devons sa seconde introduction. Cette espèce a varié à peu près comme le Martagon et le lis Pompone avec lesquels on le confond quelquefois.
Quant au fameux Sultan Zambach, (Lil. candidum, B. Lin.), envoyé de Constantinople aux horticulteurs de Belgique, on ne saurait révoquer en doute son existence. Tous les auteurs anciens en parlent (2), et nous le trouvons figuré dans le Florilegium renovatum, de Mat. Merianus.
C'est le lis blanc de Syrie de Rauvolf, décrit et figuré par Jacq. Dalechamp et que Léonard Rauvolf ou Rauwolf, médecin et botaniste allemand, rencontra aux environs d’Alyr, dans ses voyages qu’il entreprit en Orient vers 1575 (3).
On a dit, il est vrai, que le Sultan Zambach était inconnu à Constantinople; qu'on n'y connaissait que le Zambach qui était une pommade de jasmin avec laquelle on frottait la tête aux riches, et que la dénomination de Sultan Zambach était parfaitement bien choisie pour mystifier nos amateurs du xvr° siècle. Mais il est probable que nos Belges, qui ne connaissaient pas plus le turc que l’arabe, aient altéré le vrai nom qui accompagnait ce lis qui, du reste, a beaucoup d’analogie avec le lis blane ordinaire, et qu'ils aient fait du mot arabe Sussan, qui signifie lis, celui de Sultan, probablement parce qu’il leur venait de la Turquie. Quant au mot Zambach, qui signifie Jasmin , en langue arabe, il était adopté en Turquie pour plusieurs plantes dont les fleurs se distinguaient par la suavité de leur parfum, telles que jasminum Zambach, convallaria Zambach (espèce de Pancratium), ete. Les Turcs, paraît-il, adoptaient plus volontiers un nom étranger que d’en créer un qui leur füt propre. « Turcæ enim sunt valde negligentes et imperiti in rebus proprie nuncupandis, » dit de L’Escluse (4).
Miller, qui a décrit ce lis dans son Dictionnaire des Jardiniers, nous dit que les tiges de cette espèce sont quelquefois très-larges et plates, de manière qu’elles semblent formées par deux ou trois tiges réunies et, lorsque cela arrive, qu’elles portent depuis soixante jusqu'à cent fleurs et davantage. N'est-ce point alors exactement le lilium liliorum sive 122 lilia
(4) Bull. des Se. nat. XXI, p. 257, d’après le Zeitschrift fur die Physiolog. 1829, Vol. III. (2) Lobel. icon. 163. — Math. Meriani floril. renov. — Clus. Stirp. Pann. hist. 137.—Hort. Reg. Parisiensis sous le nom de L. latocaule, mulliflorum.—Tourn. 369.—Bauh. pin. p. 76, no 2. (3) Jacques Dalechamp. Hist, Gén. des plantes, 1. 2, liv. XV, ch. 1, 575. (4) Caroli Clusii. Rar. plant. hist. p. 155.
— due
ex code bulbo enata de Math. Merianus. Ce lis, il est vrai, a disparu depuis longtemps de nos collections. Il paraïtrait cependant qu'il existe
de nouveau en Angleterre. Le British flower Garden l’a figuré dans son numéro de février 1855, et l'individu qui a servi à le représenter prove-
nait de la collection de M. Robert-Henri Jenkinson, à Nobiton-Hall. Le bulbe qui produisit ees fleurs fut importé du Cap de Bonne-Espérance où probablement quelque colon hollandais l’avait autrefois importé de son pays.
Cette plante, quoique désignée, par la plupart des auteurs, comme variété du lis blanc dont elle diffère peu, parait être une espèce séparée. Son origine, joint au fait d’avoir conservé intacts ses caractères pendant un aussi long laps de temps, militent en faveur de eette opinion.
(La suite au prochain numéro.)
L'AMOUR DES FLEURS, Par M. HÉRICART DE THuRrY.
Des fleurs... tout le monde les aime, tout le monde en désire, tout le monde, grands et petits, tout le monde en cultive, chacun veut en semer, chacun veut en embellir le chemin de la vie.
Cette jeune vierge, au printemps de ses jours, en pare son front pur et candide , qui défie la fraicheur de nos lis et de nos roses.
Ces jeunes enfants s’empressent de porter à leur tendre mère les prémices du petit jardin qu'elle leur apprend à cultiver.
Au jour de la fête du père de famille, à la tête et entourée de sa charmante, de sa joyeuse tribu, cette mère chérie vient lui offrir un bouquet symbolique, dont chaque fleur lui peint chacune de ses pensées, chacun de ses sentiments.
Au terme d’une vie orageuse, ce vieillard cultive des fleurs, et souvent en les arrosant de quelques larmes que lui arrachent d’aneiens souvenirs trop amers, il retrouve auprès d’elles le calme nécessaire à son cœur.
Enfin, jusque sur la tombe d’un père, d'une épouse et d’un enfant, nous voulons des fleurs : ainsi à tous les âges, dans tous les moments de la vie et encore aprés la vie, nous voulons, il nous faut des fleurs.
Le goût des fleurs chez nous se propage, en effet, de plus en plus. C'est une passion aujourd'hui, une passion généralement répandue dans tous les rangs, dans toutes les classes de la société, une passion qui semble même être devenue un besoin pour toutes les familles.
2 ME En