LE SEE SE
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maurandia barclayana qui trop faibles pour monter, se projetaient hors de ces ouvertures comme hors de cornes d’abondance ; ils prolongeaient leurs branches fleuries sur le gazon d’alentour et cet effet était charmant. Sur le haut on plante avec succès soit l’hortensia ordinaire, soit celui du Japon, et au pied, des verveines variées. Toutes ces plantes s’accommodent parfaitement de ce mode de culture.
Enfin il y a toujours des personnes qui aiment d'utiliser l’ornement et de satisfaire à la fois aux désirs de la récréation et aux exigences de la vie. Ces personnes peuvent tirer parti de ces trous creusés comme nous l’avons vu faire. Ce n’est pas un projet que nous proposons, c’est un fait réalisé que nous citons comme exemple. Dans de pareils ornements rustiques nous avons vu cultiver des cardons d’Espagne et des cardons-Puvis. Leurs immenses feuilles argentées s'étendant à plus de six pieds de côté formaient de gigantesques frondes qu’on eut dit de jeunes palmiers. L'effet de ces surfaces blanches et brillantes était grandiose. On met dans le creux de l'arbre brülé auparavant, de la terre mélangée d’une grande quantité ( */4) de sciure de bois arrosée et pénétrée d'engrais flamand désinfecté. On y plante le cardon qui, trouvant là sa terre fortement azotée, devient énorme. A la fin de la saison , on le lie et on le rentre en cave pour le blanchir et l'utiliser à sa table après qu’il a orné le jardin tout un été et un automne. Autour de ces vigoureux athlètes on cultive des pétunias dont les fleurs variées et PRESS font un admirable contraste.
On conçoit combien le génie du jte pit ici varier les plantations. Ce champ est immense. Il nous suffit de rappeler son existence. Quand on cherche à produire de grands effets, les plantes qui offrent des feuilles énormes sont surtout le rheum Emodi ou la rhubarbe gigantesque. Seulement, il lui faut un tronc ample et dont le creux passe en terre. Ce rheum Emodi est utilisé aussi pour la préparation des confitures et des sirops comme les rhubarbes culinaires. Nous en avons vu des pieds dont les feuilles offraient plus de trois mètres de pourtour. Le Gunnera scabra, qu’on se procure aujourd’hui pour si peu d’argent , est encore une plante des plus convenables pour placer dans ces troncs, mais l'hiver, on la rentre en orangerie. Ses énormes cônes , tout couverts de mamelons dorés, produisent des effets étranges, et dont la végétation ordinaire ne présente pas d'analogues. Un jardinier de goûte) trouvera iei de quoi LE un libre essor à son imagination.
JARDIN FRUITIER