MUSÉE BOTANIQUE DE M. BLUME
Par M. MERTENS,
Professeur de Chimie et de Botanique à l’Université de Louvain.
Il parait en ce moment en Hollande une publication scientifique d’un haut mérite, nous voulons parler du Museum botanicum de M. Blume, l’auteur de la Rumphia et de la Flore de Java.
On sait qu'il existe à Leyde une vaste collection de plantes sèches ou un immense herbier analogue aux collections botaniques si précieuses du Museum d'histoire naturelle de Paris. Cet herbier, au classement et à la conservation duquel préside le savant M. Blume, a acquis depuis quelques années un grand accroissement, grâce aux nombreux voyageurs naturalistes que la libéralité du gouvernement hollandais entretient dans ses colonies et surtout aux richesses végétales rapportées de Java en partie par M. Blume lui-même. Ce dernier a pris sur lui une tâche bien rude et ingrate, c’est de publier toutes les espèces remarquables inédites ou imparfaitement décrites de ce vaste herbier, en y ajoutant le fruit de ses propres recherches dans les Indes orientales.
Les caractères des nouveaux genres établis par M. Blume se trouvent représentés par d’excellentes figures.
L'ouvrage parait par livraisons d’une feuille d’impression, accompagnées chacune d’une planche. Chaque livraison, grand in-8° ne coûte que 64 centimes pour les souscripteurs. Quatorze livraisons ont paru et après la publication de la 12e, le prix aété porté au double pour les non souseripteurs, 25 livraisons forment un volume grand in-8° avec 24 planches.
Les souscripteurs ne s’engagent que pour les 25 livraisons susdites.
Les espèces nouvelles décrites dans les 14 premières livraisons se rapportent surtout aux Familles des Mélastomacées, des Myrtacées, des Asclépiadées, des Orchidées, des Pittosporées, etc.
Les botanistes et les horticulteurs devront savoir gré à M. Blume de sonintéressante publication. Il est même fâcheux que les horticulteurs ne consultent pas davantage les autorités botaniques avant de vendre leurs plantes , lesquelles sont très-loin de porter toujours leurs vrais noms, et cependant quand on paye, il est juste que l’on sache ce qu’on achète : commerce oblige.