INDIGOTIER 4 FLEURS D'UN POURPRE NOIRATRE
Hamilton , ele. (Voyez ci-contre dans la description latine les cilations.)
Tige arborescente, ligneuse, haute de trois
\pieds et plus, droite ; cyme penchée, rameaux glabres, innovations recouvertes de points et de poils bruns, apprimés; stipules au nombre de deux, capillaires, convolutées, très-pelites ; | feuilles pinnées, 3-5-6 paires; bourrelet cylindrique, sillomné au-dessus ; pétiole d’un vert foncé, profondément sillonné ; folioles ovales-elliptiques, obluses , mucronées, bord plane, rarement subondulé, très-entier, les plus jeunes pubescentes de poils très-petits, bruns, bientôt blancs, apprimés, les adultes glabres ; grappes axillaires, très-nombreuses, autant qu’il y a de feuilles, très-grèles , de la longueur des feuilles; fleurs inférieures caduques.bractées brunes,subscarieuses,petites, ovales-aiguës ; pédoncule plus court que la corolle, brunâtre; calice campanulé-renflé, à cinq dents ; corolle rose , étendard violet, onglet marqué d’une aréole pourpre; boutons d’un rose blanchàtre , gousses pendantes,
droites, comprimées, de 8à 10 graines. (v.".c.)
Ce joli arbuste dont la planche ei-jointe, faite d’après nature, peut donner une idée, est originaire du Népaul. L’horticulture anglaise prétend qu'elle à été introduite en 1820, mais elle ne s’est pas répandue dans les jardins du continent. En Belgique, il n’y a guère que le jardin botanique de Bruxelles qui a mis cette espèce en vogue. Il est impossible de trouver un arbuste plus gracieux, plus délicat, plus aérien. Un effet charmant est celui produit par les boutons d’un blane d'argent, satiné de rose, qui dominent les fleurs ouvertes, roses d’abord et passant au violet par l’étendard si élégamment maculé à son onglet. Quand la fleur se flétrit, l’étendard se borde de blanc. Aussi le nom d’atropurpurea n'est-il justifiable que par le ton brun foncé et le vert un peu noir des extrémités des épis.
Dans les bouquets d'hiver cet indigotier est précieux, il donne surtout beaucoup d’air par la gracilité de ses branches. Sur les gradins dune serre, d’une salle d'exposition, sur les tablettes des fenêtres, dans les jardinières, partout l’{ndigofera atropurpurea attire l'attention des personnes de bon gout, tant est gracieusc l'allure libre et dégagée de ses épis, de ses feuilles et de ses jeunes branches. Le jardin botanique de Bruxelles vend les pieds bien venus de 2 à 5 francs, selon la force et jamais on ne peut suffire aux demandes nombreuses qui sy font de l'indigotier du Népaul. Nous en recommandons la culture à nos horticulteurs marchands.
La culture de cet arbuste paraît aisée. Il vient cependant mieux de.
graines que de boutures et les pieds de semis fleurissent mieux ct plus librement. Il est rare d'obtenir dans nos serres froides ou nos orangeries des semences bien mûres sur cet arbuste et c’est ce qui explique pourquoi cette espèce s’est si peu propagéc. Quand on a des graines mûres, il faut les semer immédiatement après leur maturité, dans une terrine bien drainée, remplie de terre de bruyère et placée dans la bache chaude. Quand les pieds ont leur troisième feuille bien formée , on repique avec précaution et déjà dans le pot définitif, car nous avons remarqué que cet indigotier n’aime pas qu'on le tourmente aux racines, le rempotement suffit pour le tuer. La terre définitive qui lui convient est un mélange de terre fraiche argileuse et de terre de bruyère à gros grains de sable blanc.
Si on le reproduit par boutures, celles-ci se font de branches de jeune bois aoûté et se placent dans un sol plus léger où le sable blane se mêle à de la terre de bruyère, le tout sous cloche et en bache chaude; mais, il ne faut pas se dissimuler que ces boutures sont assez capricieuses dans le seyrage, Ce que nous attribuons toujours à ce que les racines n'aiment pas de se sentir contrarier dans leur développement.
L’Indigofera atropurpurea fleurit abondamment chaque hiver, si on a soin d'interrompre ou de ralentir les arrosements lors de son repos qui arrive fin d'automne et même dès août. Dans ses temps de vigueur, les arrosements répétés lui vont admirablement et sitôt qu’on les cesse, les fleurs tombent désarticulées et plus tard les feuilles font de même, folioles par folioles. Dans une serre froide ou un appartement, l’arbuste recherche la sécheresse dans l’air à cette époque de repos, mais quand il recommence à se feuiller, on doit lui donner beaucoup de lumière pour le voir fleurir. Sa place est en avant sur les tablettes près des vitres.
CULTURE PERFECTIONNÉE DES GLOXINIAS ET GESNERAS , Par M. 3. L. Mipocemiss, Jardinier à Bentham-Hil].
Les genres Gesnera et Gloxinia sont tellement appropriés à toute bonne décoration, que par tous les moyens, en étudiant la nature et les exisences de lun et de l’autre, on est arrivé à en avoir les espèces en fleur pendant presque toute l’année. Dans le but de faire obtenir ce résultat par tous ceux qui le désirent, et qui ont à leur disposition un peu de chaleur, il est nécessaire d’abord d'attirer l'attention sur ce que certains bulbes entrent en végétation au commencement de décembre, il est alors
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utile de les confler à la terre, tandis que d’autres ne montrent ce phénomène qu’un mois après, six semaines plus tard, et successivement ainsi jusqu’en juin. Voilà ce qui donne la source d'une succession de fleurs pendant toute une saison. En général, la plus grande partie se lève en mars, pour former l’étalage de leurs beautés de juillet et décembre, alors que d’autres espèces de la serre chaude et de l’orangerie ont cessé de fleurir pour faire place à de nouvelles compagnes. L'essentiel est de bien connaitre cette disposition naturelle à porter fleurs, et de ne pas troubler cette succession de phénomènes.
Le sol, dans lequel je réussis supérieurement, est formé de terreau de feuilles de bouleau uniquement, terreau que je mélange avec de la bonne terre de bruyère, une petite quantité d'argile douce et tourbeuse et une plus forte portion de sable siliceux rude. À mesure que la saison avance, j'augmente la quantité d'argile, et j'ajoute un peu d’engrais d’étable bien consommé. Les pots varient en grandeur de cinq à once pouces de diamètre, ce qui doit s’accorder avec l’âge et la grandeur des tubercules, mais dans tous les cas, il est essentiel que le drainage du pot se fasse selon toutes les règles. Je me trouve très-bien pour augmenter l'effet du drainage et de l’aérification de la terre, d’y déposer des morceaux de charbon de terre très-dur, ce qui vient au secours de la porosité si utile aux racines. Je ne dépote pas, et de prime abord, je me sers des pots où les plantes devront fleurir, couvrant les tubercules d’un peu de terre seulement, et les comprimant légèrement pour les fixer,
Puis, on place les pieds ainsi plantés dans une partie chaude de la serre au dans une couche aux melons, ou dans un appartement chauffé, jusqu’à ce que les pousses se montrent, et en ayant soin de placer le tout près des vitres d'éclairage seulement, si le soleil dardait directement, il faut interposer un corps translucide, car les rayons feraient mal aux jeunes parties qui se crisperaient, et par suite, les fleurs avorteraient. Quand la saison avance (je suppose mai), on les dépose dans une couche froide ou dans tout autre endroit où il n’y a que la chaleur naturelle de l'air du printemps. On laisse venir le soleil dans l'après-midi directement sur les plantes pendant deux ou trois heures, et l’on donne une aérification convenable, même la nuit, quand les plantes dorment, pourvu qu’il ne fasse pas trop froid. Si l’on à à sa disposition une serre à forcer la vigne, et qui est aérée à ectte époque, on fait bien d’en profiter.
Le sol que j'ai préconisé à la suite de nombreuses expériences, retient très-bien l'humidité nécessaire aux premières pousses , mais quand la vésétation est plus avancée, il faut venir au secours de l’évaporation par des arrosements. Toute eau stagnante est mortelle, toute eau découlant vite est utile. Dans l’arrosement, il faut éviter de mouiller les jeunes bourgeons et les feuilles qui n’aspirent que de la vapeur d’eau.
Si les bulbes ou tubercules sont tellement grands qu'ils produisent beaucoup de jets, il faut ôter les plus tendres, les plus délicats, et ne
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laisser que les robustes. On en conserve de trois à sept, selon les grandeurs des tubereules, pour les gesneras. Les gloxinias s’éclaircissent de même en soignant que l'air puisse librement circuler autour de chaque jet.
La reproduction se fera par graines, qu'on sèmera au printemps, ou par boutures de feuilles déposées dans du sable sous une cloche, et mise en couche chaude avec les jeunes plantes obtenues par les feuilles au printemps; si on les empote en décembre, on a, le printemps suivant, de jolis sujets à fleurir. On se sert en Angleterre le plus souvent de ce moyen, surtout pour les pieds qui servent à décorer les appartements.
Après la floraison, on arrête graduellement les arrosements et lon diminue la lumière pour augmenter successivement l’ombre. Enfin, quand toute feuillaison a disparu , on laisse sécher le sol du pot, et on y eonserve les tubercules dans un emplacement où la température se soutient à 10 centigrades, ce qui est la moyenne de la température en Belgique.
M. Beaton a publié quelques expériences d’où il résulterait qu’on peut obtenir des gloxinias qui, dans un même tubercule, ont la nature de deux espèces, comme dans le fameux Cytise d'Adam. Mais, en hybridant, J'ai toujours obtenu des tubercules qui ne possédaient que la nature de l’un des deux parents, toujours à l’exclusion de l’autre. Cependant, apres de nombreux essais, Je finis par posséder des plants qui me semblent être un amalgame du Gloxinia rubra et du Gesnera Coopert ; dans ce cas, une vraie hybride entre deux genres existerait, mais je n’ose encore affirmer que cela soit bien en réalité, et j'éprouve même de la peine à le supposer. J’attire seulement sur ce fait l'attention des plus habiles hortieulteurs. (Taomas Moore, Garden mag., 1851.)
REVUE DE PLANTES NOUVELLES
Bertolenia maculata. Mart. Nov. Gen. et sp. Bras. vol. 5, p. 116, t. 25. — De Cand. Prodr. 5. p. 114. — Hook. Bot. mag. 4551, ( Bertolonie maculée). Famille des mélastomacées. Tige rampante, rameuse , pétioles plus courts que les feuilles et pédoncules poilus; feuilles corciformes, larges, ovales, presque entières, à cinq nervures, parei parlà tachetées et légèrement poilues, pédoncules axillaires, fleurs disposées en cyme unilatérale, calices hispidules. C’est une des plus jolies plantes des Tropiques à feuilles discolores, la surface supérieure de ces organes réfléchit une couleur de cuivre et un aspect velouté, aussi a-t-on nommé cette plante en France Eriocnema œneum, mais M. Naudin qui en est l’auteur, s’est trompé, cette plante n’appartenant pas au genre ÆEriocnema. C’est un Bertolonia, genre dont le calice et la capsule offrent une structure caractéristique. Rien n’est plus intéressant que d'examiner la capsule à la loupe, et d’y reconnaitre les poils glandulifères. La patrie de cette espèce est St.-Sébastien.
Culture. C'est une plante de serre chaude. Il lui faut un sol léger, sa- |
blonneux, ses racines sont fibreuses : elle ne supporte pas de sécheresse. Jl est probable qu'elle se reproduira par les graines, car elle est difficile à obtenir par bouture.
Campanula colorata. Wall. in Roxb. fl. Ind. éd. Wall. v. 2. p. 401. Cat. n. 1287. — De Cand. Prodr. 7. p. 475 (Campanule colorée).
Famille des campanulacées. syn. Campanula moorcroftiana. Wall. eat.
n. 1288 devenant Ja variétés. Moorcroftiana de l'espèce C. colorata. Tige rameuse pubescente , feuilles éparses, ovales, lancéolées aiguës, ondulées, dentées, pédoncules allongés , terminaux et axillaires, tube du calice poilu obeonique, lobes amples, subfoliacés, triangulaires-aigus obscurément ondulés, derités ; corolle tubuleuse-campanulée, extérieurement poilue, capsule turbinée, presque penchée. M. le D' Hooker (fils) envoya des graines de cette espèce au Jardin royal de Kew en 1849, provenant du Sikkim-Himalaya et d'une altitude de 10,000 picds au-dessus du niveau de l'Océan. Cette espèce parait bien être vivace et fleurit durant toute l'automne jusqu’en novembre. La plante est assez grêle ct les fleurs ont la grandeur et la couleur du Prismatocarpus speculum.
Culture. Semées au printemps, les graines ont produit des plantes qui n'ont fleuri que l'automne de l’année suivante. Tout fait croire qu’elle est vivace, cependant par précaution M. Smith la conserve encore à Kew sous un châssis pendant l'hiver, mais le printemps venu, elle passe à l'air libre et en pleine terre.
Centrosolenia glabra. Benth. mss. Hook. Bot. mag. 4552. 14850. (Centrosolénie glabre). Famille des Gesnériacées. Feuilles dissemblables, la plus grande obliquement obovale, oblongue, dentée, glabre, pétioles et côtes au-dessous poilus, feuille opposée, petite, lanctolée ; corolle pubescente , lobes inférieurs, longuement frangés. M. Wagener, collecteur allemand, introduisit à Kew cette intéressante gesnériacée de la Guayra où il voyagea longtemps. C'est une espèce de serre chaude, portant une succession de fleurs sans interruption depuis l'automne jusqu'aux premiers mois d'hiver. M. Bentham lui-même le rangea dans son genre Centrosolenia qui paraît du reste être identique avec celui nommé Trichanthe par M. Decaisne, mais le nom de Centrosolenia était de 1846 et celui de Trichanthe de 1848, les règles de toute justice veuillent que le dernier venu suceombe.
Culture. Cette gesnériacée a des fleurs un peu souffrées, jolies par les franges. Il lui faut une serre chaude et humide, une terre de bruyère bien arrosée et mélangée d'un peu d'argile. Venue de graines elle s’est soumise à la multiplication par boutures faites sous cloche et en bache chaude.
Didymocarpus crinita. Jack. Mal. mise. in Hook. Bot. Mise. v.
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2. p. 66. — In Linn. Trans. v. 14. p. 55. t. 3, fig. 2. a. 4. -— De Cand. Prod. vol. 9. p. 265. Spreng. Syst. Veget. vol. 2. p. 857. (Didymocarpe hérissé). Famille de cyrtandracées. Plante suffrutiqueuse , droite, simple, entiérement poilue, tige courte, extrêmement velue, feuilles sessiles, cunéiformes, lancéolées, finement dentées, veloutées, au-dessous d’un rouge pourpre violacé, pédicelles, de 5 à à, axillaires, plus courts que la feuille, calice quinquepartite, divisions largement subulées, deux étamines avertées. C’est surtout le feuillage qui rend cette espèce jolie, à cause de ses belles couleurs, le vert cuivré et bronzé et le pourpre violacé. Les fleurs sont d’un blanc pur et contrastent avec ce feuillage foncé. Le baron Hugel de Vienne envoya cette jolie espèce à Kew sans nom, M. Jack l'avait découverte à Pulo-Penang et M. Lobb la ramena aussi de Singapore.
Culture. On fait prospérer le Didymocarpus dans une serre chaude d'orchidées assez humide. Un mélange de terre de bruyère légère, de terreau de feuilles ou de tourbe lui deviennent un bon sol. Les jets latéraux que poussent les feuilles à leur aisselle, forment d'excellentes boutures qui reprennent vite racine, sous cioche et en bache chaude.
Hydromestus maculatzs. Scheidweiler Garten-Zeitung 1842, p. 285.— Lindl. Bot. reg. 1845 misc. 46.— Hook. Bot. mag. 4556 (1851) (Hydromeste tacheté). Famille des Acanthacées. Calice bibractéolé, quinquepartite, divisions supérieures égales, aiguës, la cinquième postérieure obtuse. Corolle hypogyne, infondibuliforme, bilabiée, tube long, levre supérieure bifide, lobes obtus révolutés égaux aux divisions de la lèvre inférieure trifide. Bractées de l’épi fortement apprimées, cucullées , remplies d’eau limpide. Quatre étamines, égales, insérées sur le tube de la corolle, barbues; anthères uniloculaires laineuses et barbues au sommet et à la base. Ovaire biloculaire, loges biovulées. Style simple, stigmate bilabié, lèvres inégales. Capsule sessile, tétragone, biloculaire, loges dispermés, cloison incomplète, loculicides bivalves, valves septifères au milieu. Graines discoïdes,rugueuses, supportées par des rétinacles uncinés. Cette acanthacée , introduite directement par les voyageurs belges de sa patrie, le Mexique, figure depuis longtemps (1840) dans les serres de notre pays. Elle a passé delà dans les établissements anglais où, cette fois, sir William Hooker a daigné conserver le nom qu’elle avait reçue chez nous. On sait que l’illustre botaniste de Kew n'a pas toujours cette justice. Cet hydromeste est remarquable par ses fleurs jaunes et par ses bractées qui sécrètent de l’eau entre elles et retenue dans le cornet dont chacune a la forme.
Culture. On tient la plante en serre chaude, plantée dans une terre formée d’argile franche et de terreau de feuilles. Elle fleurit vite, même à un pied de hauteur, mais elle file et se dénude du bas étant vieille. On la reproduit par boutures. |
LITTÉRATURE BOTANIQUE ET HORTICOLE