CÉRAMIQUE HORTICOLE : POTS PRÉSERVATEURS DES VERS DE TERRE
Dans quelques jardins dont la terre est grasse, onctueuse et riche en humus, les vers de terre pullulent, surtout lorsque l'humidité du sol leur convient. Dans ces localités les vers de terre remontent dans les pots et s'ils font peu de dégâts dans la pleine-terre, il n’en est plus de même au milieu de racines qui n’ont pour se développer qu’un petit espace à leur disposition. Pour éviter que les lombrics ne remontent du sol dans la terre des pots d’où ils sortent rarement, on peut employer le genre de vase imaginé par M. Ghyselins, potier, à Bruxelles. Ce pot est représenté fig. 4, pl. 8. Le dessous se distingue par trois pieds qui ne sont que le pro-
longement du revêtement du pot même et descendent plus bas que le fond.
Celui-ci est donc élevé et ne touche pas au sol. Ce système empêche le
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lombrie de choisir le trou d’égouttement et d'y entrer. Il a encore comme avantage de donner de l'air au-dessous du chevelu, d'empêcher l’eau de stagner, de favoriser ainsi le drainage dont la haute utilité n’est plus contestable aujourd'hui, dans les plus petites comme dans les plus grandes cultures. Ces pots ne coûtent que 2 à 10 centimes de plus, selon la grandeur, que les pots ordinaires, et pour cette légère augmentation, on ne veut pas risquer de voir mourir où languir ses plantes.
SIDÉROTECHNIE HORTICOLE : TUTEURS EN FER, POUR ROSIERS ET PLANTES GRIMPANTES.
La sidérotechnie horticole est parvenue aujourd’hui à confectionner en Belgique une foule d'objets de la première utilité. Parmi ces objets figurent les tuteurs en fer qui joignent la solidité à l’élégance et surtout la résistance à la légèreté, deux principes contre lesquels les tuteurs en bois venaient échouer. De plus, le fer conservant toutes les courbes qu’on veut lui donner , on peut cultiver les plantes d’après les caprices du goût le plus varié. Nous n’avons pu ici, faute d'espace sur la planche, que figurer deux tuteurs d’une forme fort simple et d’un prix très-bas. L’un de ces tuteurs fig. 5, pl. 8, est à tête circulaire et en parasol, soutenue par quatre fils courbes et liés entre eux par trois cereles dont l’inférieur est Le plus solide. Le pied est terminé par une patte à trois crochets ui permet l’implantation fixe dans un pot. Cette forme, élevée de trois à quatre pieds, produit un charmant effet quand elle sert qe support au calystegia pubescens, cette délicieuse convolvulacée de la Chine, dont chaque fleur imite une rose double du plus suave incarnat. On fait de cette plante des choses d’un goût exquis et nous ne pouvons assez recommander sa culture dont nous traiterons prochainement d’une facon spéciale.
On se sert encore de cette forme de tuteur pour cultiver les rosiers remontants en fixant les branches tout le long de ses arcs. Alors les rameaux se couvrent extérieurement d’une masse considérable de fleurs.
Le tuteur fig. 6, dont la tête est en vase ouvert à quatre soutiens est très-propre aussi à la conduite des rosiers. Le tronc et la greffe sont protégés par la patte de dessous et par la tige en fer, et les branches se placent au-dessus du vase et en dehors de manière à offrir beaucoup d'air aux fleurs qui se développent alors avéc une grâce infinie sur toute la périphérie. Des tuteurs semblables, hauts de trois à quatre mètres servent très-convenablement à la culture des ipomées et des convolvulus dont les longues branches fleuries, écartées vers le haut, retombent comme des banderolles vivantes autour de la hampe d’un drapeau. On dispose ces appareils entre les arbres où le vent a moins de prise et ces ornements font un effet gracieux dans les petits comme dans les grands jardins. On ne doit pas se borner à ces plantes seulement. Toutes les annuelles volubiles susceptibles de monter haut conviennent pour garnir ces meubles.
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