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enfin, de rectifier les erreurs sur le cahier, afin de pouvoir faire les changements dans les casiers pour la nouvelle plantation d'automne. (Bulletin de la Société d’Horticulture de la Moselle.)
REVUE DE PLANTES NOUVELLES
Acanthophippium Javanicum. Blum. Bydr. 563. — Lindi. gen. et spec. orchid. p. 177. — Bot. reg. 1847. — Bot. mag. 1850. Tab. 4492 (A canthophippie de Java). Famille des orchidées. Ce genre de plantes établi par Blume sur un végétal de Java, découvert dans les forêts de Salak, n’a guère été connu en Europe qu’en 1844, époque où la seule espèce du genre alors connue arriva chez MM. Loddiges. Depuis, une seconde espèce a été recueillie à l’île de Ceylan, c’est l’Acanthophippium bicolor de Lindley. Celle qui fait l’objet de cet artiele est la plus remarquable des deux; les fleurs sont grandes, veinées de pourpre et de jaune , mais toutes les deux frappent l’attention par la forme. Les caractères de l'espèce sont: pétales triangulaires, labellum trilobé, lobes latéraux tronqués, l’intermédiaire rétréci, ovale tuberculé au sommet, de chaque côté à la base charnu, dents tronquées, émarginées, réfléchies.
Culture. La circonstance que les racines de cette orchidée adhèrent fortement à la face interne du pot où elle croît, donne à croire que sa station natale est quelque endroit rocailleux, où elle jouit de peu de terre, et où elle est par conséquent soumise à une grande sécheresse durant une partie de l’année. À Kew, elle croit vigoureusement plantée dans un sol tourbeux et léger; tandis qu’elle est placée dans la partie la plus chaude de la serre à orchidées. Il faut avoir soin toutefois de la planter à quelques pouces au-dessus du niveau de l'ouverture du pot, et lui donner comme fond une bonne substance à drainer. Ces sortes de plantes étant assez lourdes, par suite de leur développement, descendent facilement audessous du niveau de la terre, et cela nuit. Les pseudo-bulbes se développent au-dessous des précédents, ce qui augmente encore la tendance à descendre. La multiplication se fait par la division des pieds.
Æschynanthus javanicus. Hook. Bot. mag. 4505. 1850. (Æschynanthe de Java). Famille des cyrtandracées. Grimpant; feuilles petites, ovales, coriaces-charnues, veineuses en dedans, obscurément anguleusesdentées, corymbes terminaux, bractées, calice cylindracé et pédicelles pubescents, segments ovales, ouverts, corolle pubescente trois fois plus longue que le calice, lobes du limbe ouverts, étamines exsertes. D'abord, quand sir William Hooker reçut cette espèce en fleur de M. Rollinson de Tooting, il crut que c'était l'Æschynanthus pulcher, de Decandolle, au point que sa première idée était d’en faire une variété, mais bientôt il la vit fleurir à Kew, et n’eut plus de doute qu’elle ne düt constituer une es-
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pêce distincte. La plante est plus compacte, les feuilles sont plus étroites,
les fleurs sont tout entières veloutées, aussi bien que les pédoneules, de
calice vraiment cylindrique et non renflé en bas, le limbe ouvert, la corolle plus cylindrique et les étamines exsertes.
Culture. La culture ressemble à celle des alloplectus et des nemotanthus. On peut mettre toutes ces plantes avec les orchidées dans une serre fort chaude. Celle-ei se cultive bien sur un treillis ou dans un vase suspendu, d’où elle descend avec grâce. Si on la tient en pot, rempli de mottes de
terre de bruyère, de tassons, de mousses et de scories, on laisse flotter
les branches librement. Des sélaginelles ou lycopodes se multipliant à ses pieds ajoutent à sa grâce. En été, il faut beaucoup d’eau, et si le soleil du midi tombe sur la serre, il faut lui donner de l’ombre. En hiver, il faut au contraire éviter l’excès d’eau.
Calliandra brevipes. Benth. in Hook. Journ. of Bot. vol. 2. p. 441. et Lond. Journ. of Bot. vol. 3. p. 404. — Walp. repert. Bot. 1. p. 927 et vol. 5. p. 604. — Bot. Mag. 1850. Tab. 4508 (Calliandre à pieds courts). Famille des légumineuses. Arbrisseau glabriuseule, pinnes unijugées, folioles (long. 1-13 lign.) multijugées, oblongues-linéaires, en faulx, obtiuscules, glabres, pétiole court, églanduleux, pédonceules courts subfasciculés, calice petit, corolle campanulée, glabre, légume coriace, glabre. Cet élégant arbrisseau est originaire du Brésil d’où l’a recu M. Van Houtte à l’état de graine. Cet horticulteur de Gand envoya son espèce à sir William Hooker, sous le nom d’acacia species. C’est sir William Hooker qui le dit, et il ajoute : C’est une espèce du même caractère général que le Calliandra Tweediei, mais beaucoup plus petite et les fleurs sont d’un rouge beaucoup plus pâle.
Culture. Ce joli arbrisseau croit avec luxe dans une serre chaude, s’il a pour sol une terre de bruyère légère, mélangée de terreau de feuilles. Sa racine fibreuse et sa constitution sèche lui font demander de fréquents arrosements quand il fleurit; c’est une espèce fort ornée par ses fleurs roses en pinceau, qui contrastent avec les feuilles si délicates et d’un vert si tendre. On la reproduit aisément de boutures, qu’on fait sous cloches étouffées et en bache chaude. Il faut enfin pincer souvent pour la voir fleurir abondamment. Nous en avons vu un beau pied tout couvert de fleurs à l’exposition de St.-Trond, en août 1850, où il avait été envoyé par M. Bamps-Tops.
Cephalotaxus Fortumi. Hook. Bot. mag. 1850. Tab. 4499 (Cephalotaxus de Fortune). Famille des conifères. Feuilles des rameaux exactement distiques, sessiles et disposées en double peigne, linéaires-aigués, acuminées (de 5 à 4 pouces), raides, plus pâles au-dessous , amentum staminigère globuleux à pédoncule fort court et bractée, amentules plus courtes que la bractée largement ovale, concave, érosée. Deux plantes qui offrent le plus haut intérêt pour l’arboriculture ont été découvertes ré-
cemment par M. Fortune, dans sa seconde visite au nord de la Chine: