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L'une est le cyprès funèbre, Cupressus funebris. Endi. ou Cupressus pendula de Staunton et Lambert et non de Thunberg, et l’autre est ce Céphalotaxus. MM. Standish et Noble, pépiniéristes à Bagshot, sont les seuls jardiniers d'Angleterre qui possèdent de jeunes plants de cette espèce. Toutes deux ont été trouvées, par M. Fortune, à deux cents milles plus au Nord que Shang-Sée, dans un endroit d’où arriva le Chamærops exselsa, qui supporta à Kew, sans protection ni couverture, l'hiver si rude de 1849-50.
Culture. Dans les pépinières de Bagshot, un Cephalotaxus Fortunt passa hiver 1849-50 en pleine terre sans souffrir. On le multiplie absolument comme l’if par boutures. En Angleterre, John Smith, jardinier en chef des eultures de la reine à Kew, pense que cet arbre deviendra fort commun en Europe. M. Standish en a fait des masses de boutures. Il serait urgent pour les horticulteurs de Belgique, de faire venir au plus tôt cet arbre, qui peut présenter de grandes chances de suecès dans nos cultures de pleine terre. Nous attirons sur lui une attention toute spéciale.
Cereus Tweediei. Hook. Bot. mag. 1850. Tab. 4498 (Céréus de Tiveedie.) Famille des cactées. Droit, cylindrique, glauque, polygone; côtes obtuses, égales, non tuberculées; aéréoles copieuses, ovales, laineuses-brunes; épines nombreuses, inégales, 4 ou 5 plus fortes, blanches, variées de brun dont 5 ou 4 droites, ouvertes, une grande avec les autres plus petites et blanches, défléchies; fleurs nombreuses, latérales, orangées ; tube calyeinal allongé, courbé, coloré; écailles éloignées, les inférieures ciliées; gorge oblique, pétales très-courts, à peine égalant le calice, étamines inégales, les supérieures plus longues, exsertes. C’est, sans contredit, une des plus intéressantes espèces de céréus, par sa teinte glauque, sa floraison à la fin de l'été, alors qu’elle n’a qu’un pied au plus en hauteur, par ses fleurs nombreuses, grandes, d’un bel orange, varié de jaune brillant et les étamines pourpres. M. Tweedie l’envoya de Buénos-Ayres à Kew et à MM. Lée de Hammersmith. Dès le mois de septembre 1849, la plante montra ses fleurs.
Culture. Un sol formé de terre franche légère, de terreau de feuilles, de sable siliceux, arrangé de manière à ne pas retenir l’eau, moyen que fournit un bon drainage par des scories, voilà les conditions essentielles de sa culture. Cette espèce peut probablement supporter des variations considérables de température, puisqu’elle vient de Buénos-Ayres. On peut donc la maintenir avec les autres cactées dans une serre chaude modérée. Le soleil du matin ou du soir ne lui nuit pas, et en été, l’eau lui fait du bien.
Coelogyne Wallichii. Hook. Bot. mag. 1850. Tab. 4496 (Celogyne wallichiana. Lindl. gen. et sp. orchid. p. 45. — Wall. pl. asiat. rar. vol. 4. p. 46. t. 54. — Bot. reg. 1840 t. 24 (Cœlogine de Wallich). Famille des orchidées. Pseudo-bulbes en ampoule, envaginés, durs et tuberculés; pédoncules radicaux uniflores, vaginés à la base, labellum tri-
lobé, base renflée, lobes latéraux, très-entiers, l'intermédiaire dentieulé, crépu, bout tronqué, très-entier, plié, apiculé et confluents, 4 ou 5 crètes au disque incomplets, denticulés, colonne dentée au bout. Cette orchidée, dont la fleur rappelle celle des Lælia, a été découverte par le docteur Wallich, dans le district montagneux du Sylhet et de Khasiya. Le docteur Hooker l’a trouvée aussi abondamment dans les environs de Darjeeling dans lHimelaya du Sikkim. Il parait donc que sa zone est limitée par l'extrémité orientale de la chaine sub-himelayienne. Chaque tubercule donne une fleur à l’époque où il n’y a pas de feuilles. À Chatsworth, huit de ces tubercules fleurissaient à la fois et portaient 29 fleurs , et sir William Hooker déclare qu'après le Victoria, c'était la plus belle floraison du château princier. Ces fleurs se développent en été et en automne.
Culture. Les pseudo-bulbes ne demandent pas à être submergés par l’arrosement. Après la floraison, les feuilles se développent et de nouveaux pseudo-bulbes se forment. A cette époque, il faut un peu de chaleur et d'humidité. Après que les nouveaux organes ont pris leur développement et que les feuilles sont mortes , il faut diminuer l’eau et laisser agir la sécheresse. Cette plante préfère la partie la plus froide de la serre à orchidées et demande à être placée tout près du verre. Une terre de bruyère tourbeuse, mélangée de sphagnum, un bon drainage qui fait vite découler l’eau, sont les meilleures conditions de sa culture.
Dipteracanthus spectabilis. Hook. Bot. mag. 4850. Tab. 4494 (Dipteracanthe admirable). Famille des acanthacées. Herbacée, pubescente; tige quadrangulaire, droite, rameuse; feuilles ovales, acuminées, ciliées , atténuées à la base en un pétiole court; fleurs naissant deux à deux, axillaires, sessiles, ébractéolées; calice profondément divisé, laciniures subulées, droites. Corolle grande, tube génieulé-courbé, étroit au-dessous, au-dessus peu à peu dilaté, limbe large de 5 pouces, lobes subégaux arrondis, veinés, erénelés sur les bords, capsules à peine pubescentes, de 10 à 12 graines. Sir William Hooker place celte espèce parmi les plus belles du genre, puisque la corolle est même plus grande que celle du Dipteracanthus grandiflorus. Son coloris est très-beau, le bleu virant au pourpre et les veines plus foncées. M. William Lobb en envoya des graines des Andes du Pérou à MM. Veitch. On la distingue facilement du D. grandiflorus par l'absence complète de bractées et de bractéoles.
Culture. Elle est de serre chaude. Sa hauteur va d’un à deux pieds. Cependant, comme elle est orignaire des contrées assez tempérées du Cuença dans le Pérou, elle se contente de cette température mixte qui conduit de la serre chaude à la serre tempérée. Comme beaucoup d’acanthacées, elle se dénude immédiatement après la floraison. On la multiplie par boutures. Les jeunes plantes, qu’on forme pendant l’hiver sous cloches étouffées, demandent peu d’eau. Au printemps, il leur faut un pot beaucoup plus grand où elles font de rapides progrès, et donnent une succession abondante de belles fleurs bleues qui rappellent celles des achiménès.
Lardizabala biternata. Ruït. et Pav. syst. 288. —— Prodr. t. 27. Decand. Prodr. vol. 4. p. 95. — Bot. mag. 1850. Tab. 4501 (Lardizabale biternée). Famille des lardizabalées. Feuilles géminées ou ternées, parfois simples, folioles oblongues, aiguës, inégales à la base et ei et là subdentées, bractées au nombre de deux à la base des pédoncules, grandes et cordiformes. C’est un arbrisseau grimpant, garni de beaucoup de feuilles, originaire du Chili, et s'étendant au sud de la Conception. On l’a cru vivace dès le principe de sa découverte, et cette opinion s’est confirmée par l'expérience. À Exeter, à Kew, il a passé en pleine terre l’hiver de 1849-50, contre un mur. George Thomas David, qui envoya cette plante connue depuis longtemps à MM. Veith, leur écrit à son sujet : « Quand j'ai vu pour la première fois cette espèce dans la province de la Conception, je fus frappé de la singulière couleur foncée des fleurs et de la beauté du feuillage. J'en fis prendre des racines pour les amener à Valparaiso. On vend les fruits sur les marchés de cette ville. » On fait au Chili des cordes avec les fibres de cette plante, dont les fleurs, d’un brun-violet foncé, pendent en grappes. |
Culture. Chez MM. Veitch se trouve un pied de cette espèce haut de 12, pieds, et conduit le long d’un mur. Les feuilles subsistent l'hiver. Sa croissance est rapide. Elle aime l’ombre, ne demande pas de couverture l'hiver (du moins en Angleterre, nous ne le garantissons pas chez nous), et n’est pas difficile sur le sol. Cette jolie plante se recommande vivement à nos amateurs d'espèces de pleine terre.
Penstemon cordifolius. Benth. seroph. Ind. p. 7. — Hook et arn. Bot. of Beech. voy. p. 576. — Benth, Dec. Prodr. vol. 10. p. 529. — Lindl. Journ. of hort. soc. vol. 5. p. 87 avec fig. — Bot. mag. 1850. Tab. 4497 (Penstemon à feuilles en cœur). Famille des scrophularinées, section des Elmigera. Plante glabre ou pubérule et pruineuse; feuilles à pétioles très-courts, larges-ovales ou orbiculées, très-entières ou dentées, révolutées sur le bord, panicule lâche et feuillue, corolle à tube long à peine dilaté, filet stérile à barbe très-dense. On ne dirait jamais à voir le port de cette plante, qu’elle appartienne au genre Penstemon. Elle est originaire de la Californie, où M. Douglas l’a vue en 1851. M. Hartweg l’a retrouvée depuis sur les montagnes de Santa-Inez, en 1848 , année où il Pa envoyée à la Société d’horticulture de Londres. Les fleurs sont écarlates et jaunes. Tout l'été, la plante fleurit. -
Culture. Cette espèce de Penstemon convient surtout pour le devant des parterres, des boulengrins. Elle n’est pas assez résistante pour supporter nos froids, et dés octobre, il faut la rentrer ou du moins la couvrir de feuilles mortes, ce qui est encore précaire. La reproduction se fait par boutures en bache froide, et on plante en pleine terre au premier printemps.
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