‹ La Belgique horticole (volume 3)Chapitre 96 sur 224 · OBTENUS PAR M. ALDEBERT · texte numérisé non relu

OBTENUS PAR M. ALDEBERT

HORTICULTEUR À WAZENMES,

el mis dans le commerce pour 1850.

Les variétés qui forment ce supplément (prix : pour 12 variétés 18 francs, pour 25, 50 francs), sont livrées au commerce pour la première fois cet automne; elles proviennent en partie de mes gains qui ont fleuri pour la seconde fois cette année, et ont fait l'admiration de tous les connaisseurs qui ont visité ma collection à la dernière floraison.

17 CONCILIATION, biz. pourpre et incarnat, gr. fl.

81 LA PERLE, gris-de-lin lilacé.

141 BOUQUET DE VÉNUS, biz. pourpre foncé et couleur de chair.

522% LE CAMELEON, biz. cramoisi, clair et incarnat, 329 GÉNÉRAL OUDINOT, feu vermillon.

552 LAMORICIÈRE, biz. marron et feu brique.

410 CHATEAUBRIAND , cerise cochenille.

412 DAUBENTON ,amaranthe purpurin.

415 BARONNE DE BELFORT, violet clair.

418 BÉRANGER , amaranthe clair, gr. fl.

421 ROSE SOUVERAINE rose tendre. gr. f1.

425 L'ÉLÉGANTE, rose carmin très -vif.

427 PAUL ET VIRGINIE, biz. violet, brun et agathe.

428 RÈVE D’AMOUR, biz. amaranthe foncé et rose pâle.

429 REINE DES FLEURS, biz. eramoisi el agathe nuancé Isabelle.

4532 SOUVENIR DE NÉGRIER, cram. vif,

454 EUGÈNE SUE, feu incarnat, gr. fl.

456 L'ENCHANTEUR, pourpre foncé trèsriche. |

4M LE SUPERLATIF, pourpre améthyste.

445 MUTABILIS, biz. cramoisi brun et rose nuancé cerise.

444 PRINCESSE STÉPHANIE, biz. pourpre | 467 LA ROSIÈRE, violet pur, gr. fl.

et Isabelle rosé. 479 PERFECTION, cerise cramoisi, gr. fl. 7 BARONNE PREUVOST, violet giroflée Fee ë 490 ATHLETE. bizarre, cramoisi foncé et feu grande fleur. ya 455 DEUIL DE L’ARCHEVÈQUE, marron bd cramoisi. 495 INCOMPARABLE , bizarre, marren ct 459 ESMERALDA , gris-de-lin tendre, gr. fi. carmin cochenille, 463 RUBENS, cramoisi très-vif. 496 COMMANDEUR , marron très-foncé. ABRÉVIATIONS :

Biz. veut dire Bizarre (deux couleurs sur un fond blanc). Gr. f. » Grande fleur.

REVUE DE PLANTES NOUVELLES

€olquhounfia coccinea. Wall. in trans. Linn. Soc. Lond. vol. 15, p. 688. PI. nepal. vol. I, p. 45, t. 6. Benth. in Dec. Prodr. 12, p. 457. Hook Bot. Mag. 1850. Tab. 4514 (Colquhounia à fleurs écarlates). Famille des Labiées. Plante grimpante; feuilles glabriuscules , les jeunes un peu âpres et les calices blanchâtres par un tomentum petit et blanc; dents du calice ovales, obtuses, lèvre supérieure de la corolle ovale. Ce singulier uom de colquhounia qu'une fleur quelconque s’étonnerait de porter, provient de sir Robert Colquhoun, baronnet, qui a donné au Jardin botanique de Calcutta beaucoup de plantes observées par lui dans le Kumoon. Le docteur Wallich découvrit cette labiée dans le distriet montagneux du Népaul. Quand on voit cette plante sans fleurs, on croirait avoir affaire à une vigne dont elle a tout le port. Elle grimpe et fleurit en septembre. On a obtenu à Kew des graines. Les fleurs sont jolies, oranges, placées en verticillastres sous de grandes feuilles.

Culture. En Angleterre, on fait passer aux plantes du Népaul lhiver en pleine terre, tout en les protégeant souvent par des feuilles ou une natte. On a placé celle-ci sur un mur au midi; les extrémités des branches se sont cependant détruites par le froid, tandis que le bas a été sauvé. Ces détails ne nous engageraient guère à cultiver cette plante en pleine terre chez nous. Elle prend de la vigueur en été, et en automne elle se couvre de fleurs. On la multiplie par des boutures.

Hedychium chrysoleucum. Hook. Bot. Mag. 4516. 1850 (Hedechium à fleurs blanches et dorées). Famille des scitaminées. Feuilles oblongues-lancéolées , acuminées , spathes extérieures larges , obtuses, les intérieures cylindracées, tubuleuses, fleurs en épi lâches, divisions extérieures du limbe du périanthe linéaires, les intérieures offrant celle du milieu arrondie, onguiculée profondément bifide , divisions latérales oblongues-ovales atténuées à la base, étamine plus longue que les divi-

— ap

sions. Cet hedychium exhale un parfum délicieux, les fleurs sont d’un beau blanc, ornées d’une tache orange ou d’un jaune doré sur le disque a tandis que le filet et l’anthére sont d’un orange vif. Il y a longtemps que feu le docteur Roxburgh l’a envoyé des Indes en Europe. Il est intermédiaire entre les hedychium flavescens ou flavum et H. spicatum. Du premier on le distingue par des feuilles glabres et des deux par ses fleurs plus grandes, et les segments latéraux du perianthe plus larges et plus grands.

Culture. On sait que les hedychium possèdent une souche charnue d’où s’échappent les tiges formées par l'association de feuilles et qu’elles se terminent par des fleurs. On les tient en serre chaude et M. J. Smith ne parle pas de la méthode de faire fleurir les hedychium, quand leurs tiges ne sont pas hautes. M. Reyghers, horticulteur à Bruges, a montré à l'exposition des deux Flandres de cette année, comment on y parvenait. Au lieu de laisser ses hedychium dans la serre chaude en été, il les eultive à l'air, les tiges restent courtes et les fleurs se développent, on leur donne de la terre franche et de l’engrais consommé, on soigne le drainage. Pendant le repos il faut peu d’eau.

Hoya coriacca. Bl., Bijdr., Flor., Ned., Ind., p. 4063. Rumphia, vol. 4, t. 187. — Hook., Bot., Mag., 4518. 1850 (Hoya à feuilles coriaces). Famille des asclépiadées. Plante volubile, glabre, feuilles coriaces elliptiques aiguës ou acuminées, arrondies à la base ou obseurément émarginées, subverneuses (penninerves), le dessus du pétiole portant des callosités ou des glandes , ombelles longuement pédonculées multiflores, corolles en dedans soyeuses et veloutées, divisions triangulaires ovales, aiguës, couronnes staminales à folioles convexes au-dessus, angle extérieur oblusniseule, subrecliné. Cette espèce de hoya a été découverte dans les montagnes némoreuses, du côté occidental de Java. M. Thomas Lobb l’a rencontrée aussi aux montagnes Salak, d’où il l’a envoyée en Angleterre où, au mois d'août 1849, elle fleurit pour la première fois. Il y a maintenant quinze espèces de hoya connues, toutes originaires des Indes tropicales et des îles Malaises. Elles habitent les bois et supportent une grande sécheresse pendant l’époque de l'hiver tropical.

Culture. Cette espèce de hoya est réputée une des plus résistantes. Il lui faut la température des orchidées de l'Inde tropicale, mais trés-peu d’eau pendant l'hiver. Elle grimpe facilement sur un treillis de bois ou de fer. Un sol de bruyère léger, mélangé avec de l'argile tourbeuse et peu d’eau stagnante sont les meilleures conditions de sa culture. On la draine par des tassons et on la propage par des boutures faites en bache chaude et sous cloches étouffées. La fleur est blanche et jaune, en beau bouquet.

Metrosideros buxifolia. Al. Cunn. in Ann. of nat. hist. vol. 5,

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