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longissimo saperne sensius ampliato angulato, limbi laciniis late ovatis obtusis cilo revolutis, antheris styloque inclusis. W. Hook.
Gardenia Stanteyana Hook. Bot. Mag. t. 4185. — Line. Bot. Reg. 1845, tab. 47. — Flore des Serres, tom. Il, tab. 1. — Paxt. Mag. XHT, 169.
Notre attention s’est arrêtée sur cette plante à l’exposition de la Société royale de Flore à Bruxelles, au mois de juillet 1869. Frappé de sa beauté et de son parfum suave, nous avons chargé notre peintre, M. De Tollenaere, d'en prendre immédiatement l’aquarelle pour la faire paraitre ici.
Elle appartient à une section du genre Gardenia, les Rothmannia, qu'on pourrait, avec Thunberg et d’autres botanistes, détacher en un genre distinct. La fleur est remarquable à première vue par l’extrême longueur du tube de la corolle et par une certaine ressemblance (plutôt apparente que réelle) avec une fleur de Lilium,
La plante a été découverte dans la colonie anglaise de Sierra-Leone, près de la Gambie en Afrique, par M. Whitfield, naturaliste-voyageur patronné par lord Stanley, comte de Derby. Son introduction en Angleterre remonte à une trentaine d'années environ. Will. Hooker, en la décrivant pour le Botanical Magazine, lui donna le nom qu’elle porte encore.
C'est un bel arbuste à feuilles coriaces, remarquables par de petites glandes gibbeuses, insérées à l’origine de certaines nervures. Les fleurs sont belles, grandes, extrêmement odorantes, longues de 22 centimètres, avec la corolle infundibuliforme et campanulée au sommet : le limbe a cinq lobes étalés et réfléchis; il est blanc, lavé et pointillé de rouge brun.
La cuiture doit se faire en serre chaude, mais elle n’est pas difficile. M. Glendining a conseillé de lui donner un sol composé de terre de bruyère grossière, de sable et de terreau en parties égales, avec un bon drainage au fond du pot. La multiplication se pratique au moyen de boutures. De très-petites plantes sont en état de fleurir. Les fleurs se gardent longtemps fraiches.
Une espèce voisine est le Gardenia Rothmannia de Linné, figurée en 1804 dans le Botanical Magazine (planche 690) que rédigeait alors John Sims. Elle est native du Cap de Bonne-Espérance, dans les bois de Grootvaders Bosch et ailleurs. Elle avait été remarquée par Thunberg. Elle forme un arbuste de la plus belle apparence et se distingue du G. Stanleyana par la brièveté relative du tube de la corolle.
Ces deux plantes sont au nombre des plus belles qu’on puisse faire fleurir en serre chaude et employer pour la décoration des appartements.
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