‹ La Belgique horticole (volume 4)Chapitre 36 sur 173 · PER, ER · texte numérisé non relu

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Une seule substance absorbe également les rayons calorifiques, quelle que soit leur qualité : c’est ie noir de fumée. Aussi offre-t-il une grande importance pour l'étude de la chaleur rayonnante, en servant de terme de comparaison.

V) Relations entre le pouvoir émissif et le pouvoir absorbant,

Les lois du pouvoir émissif énoncées plus haut sont vraies aussi par le pouvoir absorbant. Un corps rayonne de la chaleur aussi longtemps qu'il est en présence d’un corps plus froid ; il rayonne avec d’autant plus d’abondance que sa température est plus élevée que celle du milieu ambiant. Si l'excès de température est faible, le rayonnement sera faible également.

D'un autre côté, un corps qui recoit de la chaleur d’un autre, s’en approprie une quantité proportionnelle à son pouvoir absorbant, et sa température s'élève jusqu’à ce que la quantité de chaleur qu’il recoit soit précisément égale à la quantité qu’il émet à son tour dans le même temps par son propre rayonnement vers les corps voisins.

Dans un milieu relativement froid, un corps chaud rayonne toujours et le milieu absorbe toujours, jusqu'à ce que l'égalité de température soit établie. La température d’un corps ne peut jamais changer dans une enceinte où règne la même température que celle du corps.

Cependant on peut considérer cet état stationnaire comme dù au rayonnement réciproque de tous les corps qui composent l'enceinte, c’est-à-dire à un échange égal. En s'appuyant sur cette idée, KIRCHHOFF a énoncé une proposition importante, savoir :

Le rapport du pouvoir émissif au pouvoir absorbant d’un corps est indépendant de la nature des surfaces et est le même pour tous les corps.

Cette proposition a des conséquences remarquables, notamment celle-ci qui nous importe le plus et que MezLonr, Rircmie, Prevosr ont déduite de leurs expériences :

Le pouvoir émissif d’un corps pour des rayons d’une certaine qualité, comparé à celui du noir de fumée, est exprimé par le même nombre que le pouvoir absorbant de ce corps, c’est-à-dire que pour les mêmes rayons calorifiques et à la même température, le pouvoir émissif et le pouvoir absorbant d’un corps sont égaux.

Ainsi le pouvoir émissif d’un corps étant déterminé, on peut en conclure son pouvoir absorbant ; toute cause qui pourra faire varier Fun,

fera varier l’autre dans le même sens.

(À continuer.)

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THÉORIE GÉNÉRALE DE LA TAILLE DES VÉGÉTAUX, PAR M. LoNDET,

professeur d'économie rurale à l’École impériale d’agriculture de

Grand-Jouan (1).

La connaissance des lois de la végétation est indispensable pour pratiquer la taille d’une manière rationnelle. — Exemples. — Végétaux herbacés. — Végétaux ligneux. — Melon non taillé et Melon taillé. — Courges. — Cornichons. — Poiriers. — Mode

de végétation et principes de taille du Poirier. — Mode de végétation et taille des Pommiers.

La taille et l’élagage ont des buts très-différents.

Par la taille, on cherche à faire produire aux végétaux des fruits abondants et de bonne qualité dans l’espace le plus restreint.

Par les élagages, on se propose de donner aux arbres une forme déterminée qui en augmente la valeur comme bois d'œuvre.

Quelquefois les élagages ont pour but, comme pour les haies, de refouler la sève à la base des végétaux , afin de favoriser le développement de branches nombreuses qui, par leur multiplicité, forment un obstacle infranchissable.

Qu'il s'agisse de taille ou d’élagage, la connaissance des lois de la végétation est indispensable pour pratiquer ces opérations d’une manière rationnelle.

Les végétaux herbacés soumis à une taille raisonnée sont peu nombreux, on ne taille guère que les Melons, les Courges , les Potirons, les Concombres, etc.

Un Melon dont la végétation n’est point contrariée développe d’abord plusieurs branches principales; celles-ci à leur tour portent des branches secondaires, puis les branches secondaires se ramifient en branches tertiaires, et ainsi de suite. Au bout de quelques mois le Melon possède de nombreuses branches qui s’entrelacent et s’enchevêètrent, et chacune de ces branches se recouvre de fleurs et ensuite de fruits. L'abondance des fruits nuit à leur développement, et rarement quelques-uns atteignent un degré de maturité convenable ; les premiers qui se forment, et qui peuvent devenir volumineux et savoureux, sont souvent arrêtés dans leur accroissement par ceux qui apparaissent plus tard et qui attirent à eux la majeure partie de la sève du végétal. Ces derniers ne prospèrent pas mieux que les premiers, car, à leur tour, ils sont privés de sève par les fruits plus récemment formés. Le développement des tiges et des fruits étant graduel, pour ainsi dire, pendant toute la durée du

(1) Ce travail fait partie d’une série de lettres sur l’agriculture publiées par M. Londet, dans les Annales de l’agriculture francaise.

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végétal], il est clair qu'aucun fruit, ou fort peu, du moins, ne sont placés dans des conditions favorables pour acquérir un volume suffisant et une qualité convenable.

La taille que l’on pratique a pour but de faire profiter les fruits de la sève du végétal, d'en accroître le volume et la qualité, deux conditions nécessaires pour la consommation. À ceteffet, voici comment on procède : la première tige du Melon est coupée à trois yeux lorsqu'elle en possède cinq à six. Cette première taille est pratiquée pour faire développer deux branches principales que l’on coupe également à trois yeux afin d’obtenir quatre branches secondaires, et ces quatre branches secondaires sont taillées aussi à trois yeux pour avoir, en totalité, huit branches qui constituent ce qu’on appelle la charpente de la plante. Tous les rejetons ou

- branches qui se développent sur la tige, les branches principales, secon-

daires ou tertiaires, sont soigneusement détruits, Quand les fruits sont noués, on conserve ceux qui ont la plus belle forme, deux ou trois au plus, on supprime les autres, et on coupe les tiges, qui portent les Melons réservés, à trois yeux au-dessus du fruit. On détruit également les branches nouvelles qui se développent. Plus tard, au moment où les Melons ont acquis les trois quarts de leur grosseur, on conserve de nouvelles tiges sur lesquelles on laisse venir de nouveaux fruits.

Il importe de faire la taille en temps opportun, car de là dépend, en quelque sorte, la réussite de la culture. Une suppression trop tardive des branches entraine une grande perte de sève préjudiciable au développement des fruits. D’un autre côté, quand les branches sont longues et nombreuses, il est difficile, même en prenant des précautions, de ne pas déplacer les branches réservées, de ne pas les contourner, ce qui est nuisible à leur végétation.

Nous n'insisterons pas davantage sur ce sujet, les détails qui précèdent sur le mode de végétation du Melon et sur la taille à lui appliquer, quoique très-succincts, sont suffisants, ce nous semble, pour montrer que les principes de taille à suivre sont subordonnés au mode de végétation de la plante et au produit que l’on veut obtenir. S'il fallait, d’ailleurs, d’autres preuves pour justifier cette assertion, nous pourrions citer encore les Courges et les Concombres.

La Courge a une végétation analogue à celle du Melon; elle possède également une tige, des branches principales, secondaires, tertiaires, plus ou moins ramifiées, ct sur chacune de ces branches apparaissent successivement plusieurs fruits. Non taillée, elle a des branches nombreuses, souvent entrelacées, qui portent une grande quantité de fruits ; mais aucun d'eux n’atteint un gros volume et n’acquiert un degré de maturité satisfaisant. Le premier fruit qui noue sur une branche grossit assez rapidement ; mais, S'il s'en forme un autre sur la même branche, la végétation du premier se ralentit, reste à peu près stationnaire, et toute la sève se porte sur le dernier, lequel, à son tour, subit le même arrêt dans sa végétation s’il en apparait un troisième.

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Par la taille, la sève de la plante est mieux utilisée au profit des fruits. Voici comment on procède : on conserve trois ou quatre branches, toutes les autres sont supprimées ; et, lorsqu'un fruit est noué sur une branche, on la coupe à trois ou quatre yeux au-dessus du fruit; dans la suite, on retranche toutes les branches et tous les fruits qui se développent. Il importe extrêmement de ne pas contourner les branches de la Courge quand on exécute la taille; il importe aussi de ne pas les déplacer, car des nœuds sortent souvent des racines qui contribuent puissamment à l’alimentation du végétal. |

La végétation des Concombres a beaucoup de ressemblance avec celle des Courges ct des Melons; cependant la taille que l’on pratique présente de grandes différences; c’est que les résultats que l’on veut obtenir ne sont pas les mêmes. Dans les Melons et les Courges on cherche à produire des fruits volumineux et charnus; chaque plante ne doit, conséquemment, en donner qu'un petit nombre ; dans la variété de Concombre dite Cornichon, on se propose, au contraire, d’avoir de très-nombreux fruits et de petit volume. On se borne alors à supprimer quelques branches lorsqu'il y en a trop sur un point pour empêcher la circulation de l'air et la pénétration de la lumière ; on pince l'extrémité des branches pour favoriser l’accroissement des fruits; on laisse se développer successivement de nouvelles branches qui fournissent de nouvelles récoltes.

C’est surtout dans la taille des arbres fruitiers que les lois de la végétation doivent être rigoureusement observées ; sinon cette opération, au lieu d’être favorable et avantageuse, devient préjudiciable et diminue la production des arbres.

La taille a pour but, comme nous le disons plus haut, de faire produire aux arbres la plus grande quantité de fruits dans l’espace le plus restreint.

Espace restreint occupé par l'arbre, voilà d’abord le premier résultat à obtenir par la taille. Pour s'expliquer ce qu'il y a à faire sous ce rapport, il faut suivre le développement d’un arbre abandonné à lui-même. Prenons comme exemple un Poirier. Soit une greffe en écusson ayant donné naissance à un rameau ; ce rameau possède, suivant sa vigueur, de quinze à vingt yeux qui se développeront de la manière suivante : l'œil terminal et quatre ou cinq autres supérieurs se transformeront en rameaux; d’autres, en suivant l’ordre à partir du sommet, en brindilles ; d’autres en dards et en bourses ; ceux de la base resteront latents. Au bout de quelques années, les yeux latents privés de sève, parce qu’elle tend toujours à s'élever à l'extrémité des branches, se dessécheront et disparaitront. Il en sera de même des dards, des bourses et des brindilles, qui, après avoir produit quelques fruits ou même sans en avoir produit, perdront leur vigueur et périront. En somme, après un temps plus ou moins long, quelques années, le premier rameau, devenu tige ou branche principale, ne portera plus que les rameaux qui se sont développés la première année, et ces rameaux, à leur tour, seront transformés en branches.

Ce que nous venons de dire pour le rameau de la première année se reproduira, d’après la même loi, pour les rameaux de la seconde année, et ainsi de suite pour les rameaux des années suivantes. On voit que, d’après ce mode de végétation, les branches se ramifient d’année en année et qu’elles ne portent des branches fruitiéres, dards, bourses, lambourdes, brindilles que sur le bois qui n'a pas dépassé un certain âge, et qu'au contraire tout le bois plus âgé est dépourvu totalement de branches fruitières. La forme qu’affectent généralement les Poiriers est intermédiaire entre une demi-sphère et un cône à base plus ou moins étendue; mais cette forme n’est jamais bien régulière, des accidents plus ou moins nombreux détruisent les branches ou en arrêtent la végétation : quelle que soit, au reste, la forme d’un Poirier, on ne rencontre de branches fruitières qu’à l’extérieur sur le jeune bois, et dans l’intérieur un grand espace qui s'accroît tous les ans en est dépourvu.

C’est pour diminuer le grand espace qu’occupe la tête de l'arbre, espace dont une partie estinutile pour la production iruitière, que l’on pratique la taille.

Les têtes volumineuses dans les arbres sont, d’un autre côté, fort nuisibles aux cultures herbacées par l’ombrage qu’elles occasionnent. Aussi, dans les jardins où les cultures sont très-couteuses et où les produits doivent être très-abondants pour être rémunérateurs, se garde-t-on de laisser prendre aux arbres leur forme naturelle. Les formes artificielles que l'on obtient par une taille raisonnée sont loin d’avoir les mêmes inconvénients tout en produisant des fruits en abondance. Le résultat principal de la taille consiste donc à obtenir des branches de charpente régulièrement garnies de branches fruitières. L’attention du travailleur doit se porter sur deux points : formation de la charpente de l'arbre et développement régulier des branches fruitières. Ces deux résultats s’obtiennent facilement si l’on connait les lois de la végétation. Prenons comme exemple un Poirier que l’on veut tailler en pyramide. Nous le supposons greffé en écusson, l'œil s’est développé en rameau. Il faut, la première année, obtenir quatre ou cinq branches de charpente et la prolongation du rameau qui formera la tige. On le taille à huit ou neuf yeux. Six de ces yeux doivent seulement se développer pour former les cinq branches de charpente et la tige. Nous prenons un plus grand nombre d’yeux que ceux qui sont indispensables, afin de ne choisir que les yeux qui donnent des branches régulièrement réparties autour de la tige; les autres seront supprimés à la taille, ou mieux, lorsqu'ils commenceront à se développer.

Pendant l'été on surveille la végétation de l’arbre, on redresse les rameaux faibles, on incline les rameaux trop forts, et, si ceux-ci acquiérent néanmoins trop de vigueur, on les pince, c’est-à-dire qu’on supprime l'œil terminal, ce qui en retarde la végétation.

Si la greffe n’est pas taillée, la charpente de l'arbre sera différente, les yeux supérieurs du rameau seul se développent en rameaux susceptibles

de se transformer en branches, au-dessous il y a un vide plus ou moins grand, et les premières branches de la charpente se trouvent trop élevées au-dessus du sol, ce qui est un inconvénient à cause de l’espace perdu.

À la fin de la seconde année, l'arbre possède une tige et quatre ou cinq rameaux destinés à former des branches. Comment le taille-t-on ? Le rameau qui continue la tige doit donner encore quatre ou cinq branches et la prolongation de la tige. La longueur de sa taille dépend du nombre de branches que l’on conserve et de l’écartement que l’on doit mettre entre elles. L’écartement des branches est suffisant lorsque l'air circule facilement dans toutes les parties de l'arbre et que la lumière peut y pénétrer. La distance des branches sur la tige varie avec l’inelinaison que celles-ci auront plus tard. Les uns laissent prendre aux branches leur direction naturelle, mais les branches se rapprochent trop les unes des autres si elles sont nombreuses ; d’autres leur donnent uneinclinaison de 50 degrés environ, d’autres les mettent horizontales, d’autres les inclinent au-dessous de l’horizontale. On n’a recours généralement à cette dernière inclinaison que pour faire fructifier les arbres ; si on la conserve, les arbres sont promptement épuisés.

Les rameaux latéraux sont destinés à ne former qu'une branche et à porter les branches fruitières. Abandonnés à eux-mêmes, ils produisent des rameaux, des brindilles, des dards et des bourses, et à leur base il reste plusieurs yeux latents. Sans taille, on aurait un vide à la base du rameau, il y a nécessité de le raccourcir ; on le coupe plus ou moins long au quart, au tiers ou à la moitié de sa longueur, suivant sa vigueur.

Nous disons qu’un rameau latéral ne doit former qu’une branche unique. Toutes les branches, en effet, profitent mieux de la sève de l'arbre lorsqu’elles prennent naissance sur la tige, et d’ailleurs il faut plus de soins pour répartir convenablement la végétation dans les branches bifurquées.

La troisième année, le rameau qui prolonge la tige se taille comme la seconde année, pour obtenir le même résultat.

La taille des rameaux latéraux s'opère comme nous l'avons dit. Quant aux branches qui ont deux ans, on les raccourcit à une certaine longueur en vue de prolonger la branche, de faire développer, sur le rameau de l’année, des branches fruitières, et de conserver les branches fruitières de l’année précédente dans toute leur vigueur.

Après cette taille, comme après les tailles des années suivantes, la forme de l’arbre doit être celle d’un cône ou d’une pyramide. A quelle longueur faut-il tailler les rameaux latéraux? On recommande de ne tailler ni trop long, ni trop court. Une taille longue laisse des vides sur les branches de charpente et contribue à diminuer la vigueur des branches fruitières placées à la base de ces branches, deux inconvénients sérieux qu’il faut éviter. Une taille trop courte transforme les branches fruitières en rameaux à bois, retarde la production fruitière et fait naïtre souvent beaucoup de branches fruitières trop faibles pour produire rapidement ou pour prendre un développement suffisant.

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La longueur de Îa taille ne peut pas se préciser en centimètres, elle dépend de la variété et de la vigueur des arbres. On se règle à cet égard sur la taille de l’année précédente. On a taillé, par exemple, uniformément toutes les branches à cinq yeux ; c’est cette longueur qu’il faut adopter, si la taille n’a été ni trop longue ni trop courte, et sila végétation pendant l'année a été ordinaire. La taille a été exécutée à la longueur voulue, quand il ne s’est pas développé, en trop grand nombre, des rameaux à bois sur les branches de charpente.

Si la végétation de l'arbre a été faible par suite d’une température exceptionnelle et si la taille a été bonne, il sera prudent d’allonger un peu. Au contraire, la végétation de l’arbre a-t-elle été très-vigoureuse, la taille était trop longue pour une année ordinaire.

C’est par l'observation que l’on fait sur l’arbre que l’on détermine, comme on le voit, la longueur à laquelle on doit raccourcir les rameaux. J'ai appliqué cette méthode pendant bien des années, et j'ai toujours eu des arbres présentant des branches fruitières vigoureuses en nombre suffisant, et sans qu’il se soit développé des rameaux trop nombreux.

Un arbre possède-t-il des branches trop courtes et des branches trop longues, les branches courtes seront taillées long et les branches longues taillées court, et cela en observant qu’un arbre doit toujours posséder le même nombre d’yeux. Deux branches de vigueur égale se taillent à cinq yeux chacune, deux branches de vigueur différente se tailleront à quatre et à six yeux ou à trois et sept yeux, mais il y aura toujours le même nombre total d'yeux. En ce cas, il importe d'éviter les rapports extrêmes; mieux vaut rétablir l'équilibre en plusieurs années que de vouloir opérer trop rapidement.

On corrige les défauts d’une taille trop longue ou trop courte par les tailles de l'été. Quand la taille a été trop longue, il faut arrêter par le pincement le développement du bourgeon terminal, et faire profiter en quelque sorte les yeux et les branches fruitières de toute la sève de la branche. Quand la taille a été trop courte, il faut surveiller attentivement la végétation et pincer énergiquement tous les rameaux inutiles. Ce procédé entraine une perte de sève au détriment de la production fruitière des années suivantes, ce qu’il importe d'éviter, car le but de la taille, c’est d'utiliser le mieux possible la sève d’un arbre au profit de Ja production fruitière. |

Les branches fruitières doivent être réparties également sur les branches de charpente, être placées toutes en dessus, autant que possible, afin qu’elles profitent uniformément de la sève, et être constamment raccourcies, pour conserver assez de vigueur et ne pas occuper un trop grand espace.

Expliquons l'utilité de ne pas s’écarter de ces règles dans l'application.

La taille, avons-nous dit précédemment, a pour but d'obtenir d'un arbre la plus grande quantité de fruits, dans l’espace le plus restreint.

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